lundi 19 octobre 2015

Le Fou et le Pion (2015)

[Nouveau] Une fable pour tous les amateurs d’échecs

Un fou , un pion, à l'arrière de la Dame
Au moment où toutes les parties s'enflamment
Sont en lutte, s'exécutent, presque se percutent
Le fou veut prendre le pion
Mais le pion n'est pas fou,
La tour le couvre, si le chemin s'ouvre
C'est bien le fou qui se fera prendre
Menacé par les poutres du donjon.

Un fou, un pion, le Roi caché sur sa colonne
Reste impassible, rien ne l'impressionne
Pas même l'enfilade des pions, toujours plus oppressante.

Un fou, un pion, à qui prend-prend
Le fou pend au-dessus, le pion est en frise,
Que fait la cavalerie ? Prudence est de mise
Car si le pion gratte,
Le fou est piqué, ça sent l'échec, et les MAT.

#1093 / 24.8.2015

dimanche 18 octobre 2015

Noir c'est noir (2004)

Pas grand chose de nouveau 9 ans plus tard ... Ah oui changer la fin peut-être...

Noir c'est noir

"Noir c'est noir
Il n'y a plus d'espoir"
Image d'un cauchemar
D'une invasion barbare

Noir comme la mort
Celle qui nous a frappé
Comme un coup d'épée
Pas de place pour les remords

La loi des hommes en noir
S'est faite sentir dès le "haka"
Rongés de trouille et de tracas
Pas de place pour les espoirs

Marée bleue submergée d'une marée noire
Le coq n'a fait que s'embourber
Dans le pétrôle, la crète imbibée
Il s'est pris le ballon ovale en pleine poire

Noir c'est noir
Quinze statues d'ivoire
Ont broyé dans leur entonnoir
Tous les rêves de victoire

Le coq a le bec dans l'eau
Quinze crèpes étalées
Le rouleau compresseur est passé
Il est plumé, quinze balles dans la peau

Noir c'est noir
Et la tarte des "blacks"
Tout le monde samedi soir
Se l'est mangé dans la barbaque

A un an de la grande messe
Au sommet même du ridicule
Criblés de bleus, si notre sang circule
C'est parce qu'on tient encore nos promesses
Mais face aux noirs, on en perd l'espoir
De passer ne serait ce que les éliminatoires 


#468 - 13.11.2006

jeudi 2 juillet 2015

La canicule s'emballe (2015)

[Nouveau] Pour les amateurs de grosses chaleurs et de contrepèteries




Il fait chaud et beau.
Chaud devant, la température monte
Si fort que le mercure en cale.
Devant le soleil qui t'affronte
N'oublie pas de t'hydrater.
Devant la pénurie d'eau
Les vendeurs seront à bout,
Bois donc à mes sources
A mes sources d'inspiration,
Toi qui as dans la peau un grain de fantaisie
Tu sauras apprécier la Poésie
Délecte toi de vers belges, c'est divin
Ça te rafraîchira à la berge du ravin.

Si Jules Verne ne fait son office
Laisse donc l'abbé animer les rites
Sous la chaleur la magie joue beaucoup
Ne te prives pas de boire un coup
Parce que si le climat est chaud et humide
Il fait sec quand on a le gosier aride.

Pour la tenue pas besoin de ton Poncho
Celui-là même tricoté avec amour
Un verre de José Sancho
Serait dans ta bouche un glaçon de velours.

Ainsi c'est aujourd'hui, que t'habites à Jouy
Ou bien que t'habites Laval
Comme les filles de Troyes, offre donc tes deux joues
Pendant que l'Eté de ses rayons de soleil se joue
Prends gare que la canicule ne t'emballe.

YonL
#1092 / 1.7.2015

mardi 23 juin 2015

Le guitariste (2003)

En l'honneur de Kaz du groupe Hakano... réputé pour ses orgasmes musicaux.
www.hakano.fr

 Il passe son temps à caresser sa compagne:
Une brune aux épaules nues, aux cheveux de soie.
J'écoute la muse, sirène qui larmoie,
Alors qu'il joue avec elle et l'accompagne.

Ses doigts agiles le long de ses tresses,
Il lui fait chanter la mélodie de ses rêves
Et la vibration de ses cordes relève
Les notes enchantées emplies de tendresse.

Ils m'offrent un duo rempli d'intensité:
Lui, la charmant en jonglant entre aigues et graves,
Elle, s'égosillant de sa voix rauque et suave,
Ils s'accordent en toute simplicité.

L'harmonie caractérise ce beau couple,
Mariage de la musique avec des doigts souples
Pour infanter les mélodies douces du soir.

Il me fascine, d'un couplet d'un note, d'un rien,
Et il n'est ni dompteur ni magicien,
Seulement, il ne fait qu'un avec sa guitare.

(c) YonL - 26.3.2003

Ronaldinha (2007)

Parce que c'est beau le football avec des tresses


Elle a jonglé avec moi
Avec autant d'aisance qu'avec un ballon
J'en suis encore pantois
Tant elle m'a fait perdre la raison

J'étais tombé dans ses feintes de regard
Trop attardé dans la danse de ses passements de jambes
Avec ses charmes, ses gri-gri qui me rendaient hagards
Avec lesquelles plus vite qu'un stade, ma chair flambe.

En bon défenseur des cages de mon coeur
Elle m'a happé de ses dribbles provocateurs
Et je me suis jeté dans un tacle de douceur,
Roulettes et rateaux, elle est partie à 100 à l'heure.

C'est ainsi que je me suis retrouvé sur la touche
Très loin de la pelouse de son jardin d'Eden.
J'observais avec effroi sa conduite un peu louche
Et les une-deux de son esprit schizophrène.

La balle toujours dans son camp, elle jouait attaquant,
La belle sans effort multipliant les feintes de corps
Egarements, disquettes et prétextes en faux semblant
Devant mes envies de la revoir encore et encore.

Elle a dribblé avec mon âme
Encore mieux que Messi avec un ballon
Elle m'a éliminé dans des fumigènes de drâme
Avant de détaler comme un étalon

Adressant un carton rouge à mes émotions,
Pur châtiment tiré en pleine lucarne
Me projetant dans le filet de mes illusions
Me laissant à mes réalités dont le vide s'acharne.

Malgré toutes mes parades je n'ai rien pu faire
J'ai laissé se défiler la belle aux cils effilés
Me laissant sans repère après son ultime transfert
Où elle pensait sans doute trouver un ciel plus étoilé.

Elle m'avait surpris, elle m'avait séduit
Elle s'était distinguée, elle s'était démarquée
Une étoile filante en un soubressaut enfuie
Ce qui est sûr, c'est qu'elle m'aura marqué.


565 - 12.6.7

mardi 2 juin 2015

Ode aux Glénans (2015)



[Nouveau] Un peu d'esprit marin
Ode aux Glénans


 « C’est pas l’homme qui prend la mer
C’est la mer qui prend l’homme »
On n'est pas en solitaire, ce n’est pas la route du Rhum
Autour de la barre, on est comme un seul homme.

A l’appel des vagues, les mousses sentent la houle
L’océan est la plus parfumée des foules
Tu veux dompter la marée, mater la flotte
Viens Matelot, Matelotte
Ne tourne pas la page, rejoins l’équipage
Défais toi de la bitte d’amarrage
Sens sous la barre du capitaine l’appel du grand large,
La grand-voile qui se hisse, le mât qui se dresse
Quand la cale glisse, quelques nœuds suffisent
Pour se donner de l’ivresse.

Sens les embruns des vents sous la poupe,
Qui braque les calmars et endort les poulpes,
Et si c’est dans la tempête que chantent les marins
Bise de seize heures ou zéphyr du matin
Qu’importe les brises qui soufflent en chemin
Qu’on lave le fond de la quille,
Qu’on traîne ou qu’on enquille
Lorsque l’on vogue dans les Glénan
On prend les choses en riant.

Ainsi ami(e), si l’appel de la mer te prend,
Rejoins nous à bord, on t’attend.

dimanche 31 mai 2015

Elle ne peut pas te le dire (2015)

[Nouveau] Parce que c'est la première Fête des Mères pour nous
Emma - 5 mois

Elle ne peut pas te le dire
Pas encore, tant sa vie n'est qu'à l'aurore
Et pourtant dans chaque sourire
Chaque regard on peut lire
Joie après joie, jour après jour
Non pas 5 mais 14 mois d'Amour.

Elle ne peut pas te le dire
En tout cas pas avec des mots
Mais tous les sentiments les plus beaux
Transpirent de sa manière d'être.
Elle ne peut pas te l'écrire
Mais à transcrire en toutes lettres
Elle te dirait "Merci de m'avoir fait naître
Et surtout Merci de me faire Etre."

Dans ce poème je ne suis qu'un témoin,
Témoin de l'Amour qu'elle te donne,
Témoin de ces 5 mois qui ont changé la donne
Témoin de tout l'Amour que tu donnes
Dans ce nouveau rôle, le plus beau des rôles
Le plus beau rêve qu'engendre l'Amour
On le vit tous les jours et pour toujours.

Elle ne peut pas te le dire
Sinon avec ses mots à elle
"Aheuuu ahooo" et beaucoup d'autres voyelles
Ça veut tout et rien dire
Mais aujourd'hui laisse-moi le traduire
Dans ses sourires, dans son regard
Dans ses gestes attendrissants
Elle souhaite une joyeuse fête
A la plus belle des Mamans.

31.5.2015

No puede decírtelo...

No puede decírtelo
Todavía no, de su vida solo es el amanecer
Pero en cada sonrisa
En cada mirada podemos leer
Alegría por alegría, día por día
No solo 5, pero 14 meces de Amor.

No puede decírtelo
Todavía no con palabras
Pero los sentimientos más hermosos
Salen de todo su bienestar.
No puede escribírtelo
Pero a transcribir de todas letras
Te podría decir "Gracias para darme la luz
Y sobre todo Gracias para hacerme Ser".

En este poema solo soy un testigo
Testigo del Amor que te da
Testigo de estés 5 meces que dan el cambio
Testigo de todo el Amor que das
En este nuevo papel, el más importante de todos
El sueño más grande que puede dar el Amor
Este sueño que vivimos cada día y para siempre.

No puede decírtelo
Sino con su propio idioma
'Aheuuu ahooo' y muchas más vocales
Dicen todo y dicen nada
Pero por hoy déjame traducir
En su sonrisas, en su mirada
En sus gestos llenos de ternura
Solo desea un gran día
A la más hermosas de las Mamas.

mardi 16 décembre 2014

Encre Noire (2014)




[New] Parce que rien ne nous oblige à écrire en noir.

Encre de seiche, l'encre se dessèche
A la pêche aux mots trop souvent on repèche
Sur une page blanche des maux troublants
De l'encre noire, noir sur blanc.

Douleurs réelles ou faux semblants
De plumes d'âmes chauffées à blanc
La Rage, le Désespoir, la Viellesse Ennemie
La Misère, la Colère, la Mélancolie
Rimes en l'air ou rimes en -i
Toutes ces rimes crient de mal en pis.

Plus d'encre noire, change de cartouche
Même si l'encre qui touche
Est celle qui fait mouche
Plus d'encre noire, change de cartouche


Tant et tant d'encre de Chine
Qui ravine, qui chemine,
Qui flambe qui fulmine
Sonde le mal jusqu'aux racines.

Ecrire en noir c'est facile
Car la détresse est volubile
Elle saigne ses plaies indociles
Sur des rimes malhabiles
La Souffrance parle avec véhémence
Souffle de toute sa puissance
Tire les larmes de son auditeur
Car elle sait taper au coeur.

Plus d'encre noire, change de cartouche
Même si l'encre qui touche
Est celle qui fait mouche
Plus d'encre noire, change de cartouche

Tant et tant de peines dépeintes
Qu'on aimerait changer de teinte
On écrit souvent en noir, en terne, en mat
En gris urbain ou en rouge écarlate.

En couleurs sombres et lapidaires
Reprenons les cartouches de couleur primaire
Le magenta du bonheur,
Le jaune de notre fortune,
Le cyan du septième ciel,
Mettons de l'harmonie dans les coeurs.
Oublions un peu nos infortunes
Mettons donc un peu de miel
Dans nos écrits, dans nos jets d'encre
Ca changera du toner de nos orages,
Rechargeons nos plumes de nouvelles cartouches d'encre
Pour donner de belles couleurs à notre page.

Plus d'encre noire, change de cartouche
Le noir de nos misères nous touche
Mais le bonheur, lui aussi fait mouche
Plus d'encre noire, change de cartouche


16.12.2014

mardi 18 novembre 2014

Elle sera (2014)

[New] Parce qu'elle est l'avenir qui s'écrit déjà, et inonde nos lendemains de joie...


Aura-t-elle les yeux azur
Et le sourire de sa mère ?
Rien qui ne soit sûr
Cachée dans ce ventre elle n'est qu'un mystère

Sera-t-elle la fille de son père
Ou plutôt celle de sa mère ?
De qui tiendra-t-elle ?
Sera-t-elle la plus belle ?
De qui aura-t-elle l'attitude ?
Beaucoup de questions , beaucoup d'incertitudes...

Qui sera-t-elle ? Comment sera-t-elle ?
Le jour J ? L'heure H ? Le poids, la taille ?
Sera-t-on nous même de taille ?

Bientôt le voile se lèvera
Je la verrai, elle me verra
Mais si toutes ces questions me hantent l'existence
Certaines réponses n'attendront pas la naissance

Elle sera comme elle sera
Son visage, son caractère
Un peu de sa mère, un peu de son père
Elle sera le meilleur de nous deux

Plus même que le fruit de l'Amour
Elle sera notre bonheur de chaque jour
Dans ses sourires comme dans ses pleurs
Dans ces bonheurs comme dans ses malheurs
Elle saura nous toucher droit au coeur

Sera-t-elle difficile ou plus tendre ?
Le temps saura nous l'apprendre
Elle sera surtout ce qu'on fera
Sera-t-elle musicienne ou même poète ?
Peu importe ce que l'on souhaite
Elle sera elle même au delà de nous.
Elle sera une symphonie dont on écrit le prélude
Dans le flou il y a finalement beaucoup de certitudes
Mais nous sommes bien loin de lire l'avenir.

Avant même d'Etre, avant même de naître
Elle est en fait déjà beaucoup
Aussi sûr que son coeur bat déjà
Aussi sûr je le sais qu'elle se sent à l'étroit
Dans cette bulle ronde
Et qu'elle trépigne d'en sortir
Pour découvrir le monde
Elle est une flamme, une bougie
Elle est une nouvelle source d'énergie
Un nouvel élan qui nous anime
Une inspiration, bien au delà des rimes
Notre soif d'agir pour l'avenir.
Elle n'est ni embryon, ni bébé, ni foetus
Elle est bien plus que ça, elle est la Vie.

17.11.14

lundi 27 octobre 2014

Le Stade (2008)

L'arène de tous les rêves...

 

Les premières fois que j'y suis allé
L'esprit intrigué, à traverser les allées
J'avais un poste comme stadier
Ce qui était bien c'est que j'entrais sans payer
J'entendais sans comprendre et je ne pouvais pas regarder
J'avais des bribes comme dans un secret mal gardé
Quelques bruits qui courent ça et là
Les cris, la huée, la bronca...

Puis j'ai fait comme tout le monde, j'ai fini par tourner la tête
Quand ça s'est su ça a été ma fête
Je n'en ai même pas eu honte, ce n'est pas quelque chose que je regrette
Ce soir là je m'étais endormi moins bête
Mieux encore, j'avais des rêves plein la tête.

Je n'étais qu'un enfant qui après la découverte a eu envie de pratique,
Et j'ai trouvé un terrain d'entente avec quelques camarades sympathiques
Il y a eu des passes des transmissions et quelques une-deux,
Complicité, complémentarité, tout l'art de jouer à deux,
J'étais plutôt défenseur, attaquer n'est pas mon trip,
On a voulu me mettre gardien, mais je ne prenais pas les choses en main,
Pas assez d'engagement, incapable de me vider les tripes,
C'est finalement sans surprise que je me suis fait virer de l'équipe.

J'ai toujours eu du mal à contrôler et je tombais dans toutes les feintes
On m'a dit "c'est pas pour toi, je ne vois pas pourquoi tu t'esquintes"
Rupture des égarements croisés, entorse de la jeunesse,
J'ai aussi lâché parce que je vois beaucoup de coeurs qui se blessent.

Mais en moi était toujours présent l'esprit du Sport
Aficionado, supporter, grand amateur, j'en voulais encore
A défaut de briller et de faire les unes,
On m'invite assez souvent dans les tribunes

On apprécie mon sens du jeu, mon sens tactique,
J'ai des talents d'observateur et une sacré logique
Et de l'expérience, à force de trainer dans le public.
Je ferais un bon consultant, quoi qu'un peu trop zelé,
Puis à terme, on finirait par voir que je suis pas si calé.

D'autres plus ambitieux s'attachent mes services
Pour que je sois leur coach, leur mentor ou leur stratège
Pour que je les échauffe les conseille ou les protège
Beaucoup de demandes, et pas forcément de la part de novices,
J'accepte sans rechigner même si je l'avoue c'est parfois un supplice
De voir quelques soeurs s'offrir mes talents sans me renvoyer l'ascenseur.

Une fois je me suis même retrouvé arbitre,
C'était un match à rebondissements et à vingt huit chapitres
Beaucoup de fautes, des simulations et pas mal de hors-jeux,
Corrompu des deux côtés je ne pouvais pas lever le drapeau,
Mais une fois arrivés aux mains, je ne pouvais plus faire de cadeau,
Cartons rouges, on a fini sur l'expulsion d'un couple de rageux.

J'ai pas mal d'entrées dans le Stade de l'Amour,
Gradins, tribunes, loges V.I.P, Présidentielle
A observer un jeu trop souvent superficiel
Des détours, des cours, des courses et des esprits qui montent dans les tours,
A rester sur le bord de la touche et élaborer de vaines tactiques
Histoire de donner au jeu un brin de fantaisie héroïque,
Quelques fois avec le sifflet à faire la Police,
Mais moi je jalouse ceux qui sont sur la pelouse,
Je n'irais pas jusqu'à convoiter la place de n°10
Sur laquelle je n'espère pas avoir ne serait ce qu'une demi ouverture.
Mais pouvoir me mêler à la mêlée, être en première ligne
Chausser les crampons, fouler du bout des doigts
La piste aux étoiles, la piste aux émois.

Car c'est sur le terrain, au milieu de toutes les ébullitions
Que l'on traverse tous les stades de l'émotion
Avoir comme tout le monde ce sourire franc et fier
Quand j'arrive dans la lumière, sortant des vestiaires,
Je ne suis pas Messi, ni Cristiano, ni Ribéry
Mais j'attends, d'avoir dans ce Stade, moi aussi, un moment de féérie.

mercredi 24 septembre 2014

Phobos (2010)

La planète de la Peur




Bienvenue sur Phobos
Planète bleue où la peur est torpeur.
Tu as peur de ton père ou de ton boss
C'est normal ce n'est pas une erreur.

On connait tous ce parfum rance
Depuis le début de l'Enfance
Vous ne me ferez pas croire
Que petit vous n'aviez pas peur du noir.

On a peur de voir car peur de savoir
Peur d'apprendre car peur de comprendre
Peur du flou et des incertitudes
Peur du vide et de la solitude
Peur de parler car peur d'avouer
Peur d'essayer car peur d'échouer
Peur d'avoir honte et peur de pleurer
On a peur de grandir car peur de vieillir.

Dès le départ on nous apprends à trembler
Pas étonnant qu'on cherche à nous accabler
C'est l'armée de nos phobies qui nous assiège
Pour mieux nous faire croire qu'on nous protège.
Tu te méfie d'autrui car tu n'es pas comme lui
Ce qui est différent, étranger nous ennuie et nous nuit
C'est vrai le jour, et encore plus la nuit
Ne vois tu pas ce qui te poursuit ? ...

...Oui, elle est là, cette masse derrière toi
Elle te poursuit, suit chacun de tes pas...


On fuit toutes les mains même celles qui se tendent
Car il n'y a pas un danger qu'on n'appréhende
Oui, la vie est un manège qui n'a rien de tendre...
"Arrêtez, arrêtez, je veux descendre!"

On a peur du bruit et peur du silence
Peur de la nuit et de la violence
Peur de se faire mal et peur de saigner
Peur de perdre et même peur de gagner
Peur d'être seul ou mal accompagné
Peur des amis car peur d'être trahi
Peur de céder car peur de s'unir
On a peur de s'aimer car peur d'en souffrir

Rien de tel qu'une dose d'Adrénaline
La peur c'est notre dose d'héroïne
On se sent mieux exister sur le qui-vive
Joins-toi à la psychose collective !
Il suffit d'un sac de sport
Pour paralyser les transports
Va au match et on te fouille à corps
Quelque chose derrière toi te poursuit encore...

Elle te suit et transpire dans tes pores
Te file discrètement le long des corridors.


On a peur de fumer car peur du cancer
Peur de pêcher car peur de l'enfer
Peur de manger car peur de grossir
Peur de boire car peur des déboires
Peur de voler car peur de tomber
Peur de bouger car peur du danger
Peur du passé et peur de l'avenir
On a peur de vivre car peur de mourir

Tu sais qu'elle te suit et ça t'opresse
Tu te retournes happé par le stress
Elle te file encore cette masse sombre...
Tu as peur... de ta propre ombre!


Tu la sens cette psychose qui t'ankylose
Et qui te glace, te pétrifie jusqu'à l'os
La peur est là ... partout... Bienvenue sur Phobos !


#923 - 12.5.10

dimanche 7 septembre 2014

L'arbre de Vie (2014)

[Nouveau] La vie est un arbre dont l'Amour est la sève



L'amour est une forêt aux sentiers obscurs
Il vous étouffe comme vous rassure
Mais toujours vous enchante, c'est une force de la Nature.
Dans cette forêt se mêlent pèle-mêle chênes et brindilles
Sous le vent du temps certains arbres tombent mais d'autres tout juste vacillent
Trop de couples saignent lorsqu'on gratte leur écorce
D'autres traversent les âges quelles que soient leur force.

L'Amour comme toute rose
A ses pétales et ses épines
Le vrai amour demeure si il est sur de bonnes racines.
C'est une sève qui circule dans tout notre hêtre
Et rien ne nous fresne
Lorsque notre élan nous anime
Parfois même dans nos désaccords intimes
Lorsque le sole est pleureur
On le voit fléchir, un peuplier
Mais qu'importe, du tronc aux branches
On le voit chaque jour grandir
Et notre histoire s'écrit sur ses feuilles blanches.

Ainsi si l'amour est notre Arbre de vie
Cela fait longtemps que ce n'est plus un bonsaï
Il ne s'embrase ni sous les hivers, ni sur des points de détails
Celui qui a dit que l'Amour dure 3 ans
Est soit un bénêt soit un gland
D'aquilons en zéphirs, de fait le notre ne cesse de grandir
Et grandira je l'espère jusqu'aux noces de Chêne
Même sous l'orage de nos passions qui se déchaînent
Il restera debout et restera sur les rails
Même en ces temps où tant d'unions sont des feux de paille.

Et tant il est vrai qu'on reconnait l'arbre à ses fruits
Un fruit pousse déjà,
L'Arbre engendre déjà une nouvelle vie.

#1087  / 3.9.2014

mardi 2 septembre 2014

Cendrillon (2010)

Parce que maintenant on y repense
Chaque fois qu'un volcan islandais crache des cendres...
Petit retour en arrière
Sur une éruption qui a fait de l'esclandre



Cendrillon ne rentrera pas ce soir
Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir
Son carrosse volant s'est transformé en citrouille.
Le ciel de l'Europe à eu la trouille.

Sport: Quidditch, le match en retard
Qui devait opposer Gryffondor et Serpentard
Et être l'objet de toutes les attentions
A été annulé et reporté par la fédération
Avec ce satané volcan qui crache
Dumbledore craint que des balais ne se crashent.

Je vais décevoir les fleurs bleues
Ce soir, pas de Rêve Bleus
Le ciel étoilé avait un parfum de cendres
Aladdin sur son tapis volant a préféré redescendre.

Peter Pan lui non plus ne s'envolera pas
Pour le pays des rêves
Y aller en train ... pourquoi pas ?
Mais je crois que ça ne vas pas être possible avec la grève.

Déception également pour Alice qui n'ira pas au pays des merveilles
Pourtant elle avait bien mis son réveil.
Un volcan s'éteint, un être s'éveille ... Un volcan s'éveille... Roissy s'éteint
La Terre à fait éruption pour troubler notre quotidien
A elle aussi de nous faire préférer le train...

Et de New York à Singapour
Personne qui ait les bras trop courts
A Toulouse ou à Kuala Lumpur
Tout le monde veut son billet retour.
Au terminal en transit avant ton terminus
T'en es convaincu ... la prochaine fois tu prendras le bus !

Mon texte ne vole pas très haut
Mais le moral vole tout aussi bas
Pour tout ceux qui sont en quête d'évasion.
Dame Nature à collé à l'Europe sa punition
De la voix rauque d'un volcan islandais
Elle a parlé et tout paralysé.

Il faut voir le bon côté des choses
Le ciel est bleu, pas un nuage à l'horizon
On profite des tourterelles qui volent dans les roses
Air France à réussi son pari légendaire
"Faire du ciel le plus bel endroit de la Terre".

Permettez d'être caustique, critique et amer
Peut-être est-ce cela d'avoir trop les pieds sur Terre,
Les temps sont durs pour les aventuriers rêveurs
Qui rêvent éveillés de périples, de virées, et d'ailleurs.
Le 7ème ciel ne nous est même plus ouvert
On ne peut même plus s'envoyer en l'air.

Heureusement que le nuage maintenant se dissipe
Et que tout va rentrer dans l'ordre, enfin, en principe,
Demain Cendrillon pourra revenir
Et chaque désarroi pourra cicatriser et guérir.
De New York à Singapour
Chacun maintenant attend son tour
Pour avoir son billet retour...

Photo de la légende d'un nuage de cendres
Avec la panique et le chaos qu'il engendre.

#918 /20.4.2010