Bonjour, certains me connaissent d'autres moins, je suis YonL (Lionel de mon vrai prénom), poète et slammeur en région parisienne.
J'ai écris un peu, beaucoup et même passionnément depuis l'âge de 9 ans. La Poésie est une maladie dont on ne peut pas guérir, et c'est tant mieux.
(nouveau) Covid Series - Saison 2, Episode X - certaines choses perdurent
Il y a des virus qui ont la vie dure Le variant Omicron Les discours de Macron L'impression de tourner en rond S'installera entre deux macarons
Il y a des virus qui ont la vie dure On gardera nos gestes et nos barrières On gardera nos craintes et nos ornières Cela bridera sans doute notre esprit festif Mais cette fois on aura peut-être le digestif
Il y a des virus qui ont la vie dure Malgré les vaccin on entend pas le tocsin Seulement des alarmes pour nous dire que demain Ne sera sans doute pas un jour serein Prudence donc au moment des câlins
Il y a des virus qui ont la vie dure Mais l'essentiel c'est ce qui perdure L'amour et l'amitié ont cette fois droit de cité L'esprit de Noël en est presque ressuscité Le manège n'est pas si désenchanté
Il y a des virus qui ont la vie dure Celui de la Vie et celui de la poésie Me contaminent davantage que la Covid Et tant que mon cœur n'est pas vide Je partagerai ce qui me déride
Il y a des virus qui ont la vie dure Mais ni le variant Omicron Ni les discours de Macron Ni l'impression de tourner en rond Ne gâcheront le goût des macarons.
(new) Si une piqûre soignait tous nos vagues à l'âme
Il est de ces maux qui nous ronge De ceux qui démolissent tous nos songes Qui ont dressé entre nous des barrières Qui ont rendu aujourd'hui différent d'hier.
On souffre d'un virus qui crée des divisions Qui sème le doute et engendre la confusion Qui inhibe nos joies et nos effusions Qui creusent dans l'âme de profondes lésions.
Tout n'est que barrières et mascarades Il a provoqué moqueries et brimades Il a rendu nos vies tristes et fades On pensait bien sûr que ce ne serait qu'une passade.
Ce serait grave si on avait pas de vaccin Ce serait grave si ça ne soignait pas Ce serait grave d'en rester là Ce serait grave parce que ce serait la fin
Il est de ces fléaux qui nous emprisonne De ceux qui nous sonne et nous empoisonne Qui nous étouffe de son omniprésence Qui nous rappelle à notre impuissance.
On souffre d'une tumeur, d'une gangrène Dont on ignore presque où elle a pris graine. C'est notre être tout entier qu'il embrase C'est un désespoir qui entre en métastase.
Y a t'il un remède pour qu'on s'en évade ? Comment stopper l'hémorragie ? L'escalade ? Quand on se laisse contaminer par le doute Il nous faut nous en guérir quoi qu'il en coûte.
Ce serait grave si on avait pas de vaccin Ce serait grave si ça ne soignait pas Ce serait grave si tout était noir Ce serait grave s' il n'y avait plus d'espoir.
Mais c'est dans nos coeurs qu'est la solution C'est dans nos âmes liées que se cachent le flacon On s'était déjà vacciné à coups de grands voeux On avait déjà en nous ce sérum pour rester heureux.
Devant un monde corrosif, abrasif comme de la soude C'est main dans la main qu'on se serre les coudes. Dans un monde flou où on perd nos routes C'est la main sur le cœur qu'on gardera l'écoute.
C'est peut être l'heure pour une flamme nouvelle C'est maintenant qu'il nous faut une piqûre de rappel A l'heure d'affronter de nouvelles vagues moroses C'est sans doute l'heure pour nous de la 2ème dose.
(nouveau) COVID Series - liberté conditionnée en petits flacons...
Certains diront enfin Enfin la fin d'un long refrain Même si la vie reprend avec le pied sur le frein Il faut dire qu'il faut être un bon devin Pour savoir ce qu'on fera aujourd'hui ou demain Il faut dire qu'on a pas forcément la main Il reste encore du chemin avant que sonne le tocsin Nos espoirs restent figés sur les vaccins.
La vie reprend ainsi son chemin Expo au musée ou terrasse avec un bon vin Chacun a son péché mignon, son plaisir défendu Qu'on lui laisse enfin avec la main tendue Liberté, j'écris ton nom, mais je te conjugue au conditionnel Tant ce qui était normal nous parait exceptionnel Et même si selon toute vraisemblance On entre simplement dans une belle efferversence Est-ce un vrai bol d'air ou bien une nouvelle bulle ? Personne n'est jamais assez fort pour ce calcul.
Mais pourquoi ne pas en profiter ? De ces vannes qui s'ouvrent à l'aube même de l'été Vous reprendrez bien pour revigorer vos âmes calcinés Un peu de théâtre, une expo ou un petit ciné ? Demeures , domaines et chateaux pour une visite Ca nous changera de nos 10 km d'orbite Alors allons-y , hop, tous en voiture Il est grand temps qu'on s'envoie dans la culture.
Certains diront enfin Enfin la fin d'un long refrain Et arrêterons même de ronger leur frein Fini ces courses qui ne vont plus au but Ces exploits qui résonne avec grand echo Ces Théâtres des Rêves qui rêvent à huis clos. On va retrouver avec bonheur Quelques hourras, quelques clameurs On va retrouver des sensations Bien meilleures qu'avec un tennis en pension La saison du vide arrive à son terme Y en avait ras le bol de ce sport qui s'enferme.
Vivre ou survivre ? Vivre en laissant mourir ? Tous ces dilemmes qu'on a dû subir Appartiennent-ils maintenant au passé ? Difficile à dire tant la ligne est effacée Entre une liberté passagère et un cloisonnement glacé On aura beau se dire que le plus dûr est passé Il nous reste l'interdiction de rester serein Tant notre vision reste figée sur des vaccins. 21.5.21
(nouveau) Covid Series - Episode spécial 1 an / Basé sur l'été Indien (Joe Dassin)
bababa babababababababa...
Et vous ? Vous vous souvenez de ce soir là Marchant dans les rues de Nice ou de Paris Vous souvenez vous de ces instants là ? De ces sourires, de ces tranches de vie ?
C'était le printemps, un printemps où il faisait beau Les gens poussaient les portes des boutiques Des cinémas, des muséees, des théâtres, des bistrots Une scène qui parait irrélle, presque atypique Sur les estrades, des poètes slamment, échangent des mots Après leur métro-boulot-dodo cybernétique
Je me souviens, je me souviens très bien de ce soir là Il y a un an, il y'a un siècle, il y a une éternité...
bababa babababababababa Tout cela nous parait si loin
Aujourd'hui nous sommes très loin de ce soir de printemps là Mais c'est comme ci j'y étais Je pense à vous...
Vous, les artistes, les serveurs, les cafetiers, Les restaurateurs, les acteurs, les hôteliers, Les conservateurs, les guides conférenciers... Et tout ceux qui restent pieds et points liés A un avenir au conditionnel et en pointillés, Tout ceux qui se sont sacrifiés sans sourciller
bababa babababababababa Quand vaincrons-nous le signe indien ?
Où êtes vous ? Que faites vous ? Existez-vous encore aux yeux de l'Etat ?
Je regarde ce stade et le vide de ses tribunes, Comme tout le monde je reviens en arrière, Je me souviens des saisons hautes Et des touristes sur le bord de mer Il y a une éternité, il y a un siècle, il y a un an...
On vivra, quand ça ira, quand on pourra Et on s'aimera plus fort, quand le COVID sera mort Toute la vie, nous reviendra alors enfin, Pour l'instant y a le variant Indien...
[nouveau] "Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire..." (Victor Hugo)
COVID series
« Je suis tombé par terre C’est la faute à Voltaire Le nez dans le ruisseau C’est la faute à ... » dixit Hugo
Le monde est en reconstruction Mais le chantier manque de fondations On manque de mortier et de tasseaux Et surtout de briques en Lego
« Je suis tombé par Terre C’est la faute à Voltaire Le nez dans le ruisseau ... » C’est la faute à Rousseau
Où est-il l’ADN du petit Gavroche ? Ce gamin qui aurait voulu qu’on s’accroche Plutôt que de céder à l’oppression En sortir grandi, ou du moins s’en donner l’impression
Le monde entier est à terre C’est un problème sanitaire On l’oubliera tantôt C’est la faute à Larusso
La porte de sortie est visible, Mais tout juste entrebâillée Les lendemains sont encore imprévisibles Mais on a déjà envie de revivre et d’oublier
2020 à la noix C’est la faute aux chinois 2021 semble déjà laid C’est la faute aux anglais
On est tellement figé devant les vaccins Sérum de liberté ou extrait de venin ? Tellement anesthésiés devant les médecins Qu’on oublie ce qu’on fera demain De quel côté du mur sommes nous ? Y a-t-il encore de l’espoir dans un monde à genou ?
On est tombé dans le vide C’est la faute au Covid On reste inconscient C’est la faute au variant
Quoi qu’il arrive il faut qu’on s’entraide « La ligne est droite mais la pente est raide » Sans solidarité point de lendemain Et peu importe ce qu’en dirait Raffarin
On est « tombé par terre C’est la faute à Voltaire Le nez dans le ruisseau... »
... mais plutôt que d’attendre qu’il y ait assez d’eau Relevons nous pour affronter le fléau Maintenant qu’on a des armes Allons au front plutôt que de cultiver des larmes.
(new) COVID Series, Episode 10 - Le temps des questions
Était-ce bien nécessaire Tous ces gestes ? Toutes ces barrières ? Toutes ces limites ? Toutes ces ornières ? Toute cette armada ? Toute cette guerre ?
Était-ce bien nécessaire De laisser le sport au vestiaire ? De mettre à la culture une muselière ? De laisser nos nez sous la moustiquaire ? La doctrine guidée par nos trois mousquetaires Sous contrôle du conseil sanitaire ?
Était-ce bien nécessaire De laisser les restaurants sous cloche ? De nous tenir éloignés de nos proches ? De garder une flacon de gel au fond de nos poches ?
Était-ce bien nécessaire Ces paraboles ? Ces hyperboles ? Ces données qu’on extrapole ? Ce cache-cache avec l’école ? Cette distribution systémique des rôles ? Ces tours de passe passe plus agaçants que drôles ?
Était-ce bien nécessaire De multiplier ainsi les défiances ? D’installer jusque dans nos familles la méfiance ? De laisser nos aînés dans l’errance ? De sacrifier les illusions de l’enfance ? De diviser jusque dans les familles ? De décider du sort de chacun selon une grille ? De nous faire compter jusqu’au nombre de clients ou de convives ? De laisser la société sur le qui-vive ? D’additionner les contraintes et soustraire les libertés ? D’étouffer nos plaintes autant que la vérité ?
Était-ce bien nécessaire Qu’on se fige ainsi sur un vaccin ? Qu’on se fige ainsi pour de meilleurs lendemains ? Qu’on sacrifie ainsi 2020 ? Qu’on nous laisse boire le calice jusqu’à la fin ...
Sera-t-il longtemps nécessaire De serrer les dents sous nos masques ? De garder ce virus collé à nos basques ? De garder le futur au conditionnel ? De rouler sans phares dans le tunnel ? D’avancer tête baissée dans un champ de ronces ? De se poser des questions sans avoir de réponses ?
Sera-il longtemps nécessaire D’espérer la sortie du calvaire ? Et d’avoir à s’isoler pour prendre une bouffée d’air ?
Difficile de voir net dans un monde flou Difficile de garder la raison dans un monde fou Notre avenir est un grand brouillard On a beau être volontaire , débrouillard Bien malin qui peut voir la fin du tunnel. Nos projets morts se ramassent à la pelle Même les médiums n’ont plus de visions Tout est flouté comme les flics à la télévision.
A tel point parfois que je crois Qu’on se floute de nous
C’est à tâtons qu’on avance , chaque jour nous le constatons Est ce le Covid qui nous fait marcher dans le vide Ce numéro n’a que trop duré Peut il encore perdurer On a assez enduré cette plongée en apnée Dans un monde recroquevillé comme un encornet. On donne tout aux atours de l’abîme Chienlit quotidienne qui nous décime Peut-on encore prendre de la hauteur Penser qu’il y a un après , un ailleurs ? A t’on encore le droit de chanter Sur cet air de floute enchantée ?
C’est à croire certains soirs Qu’on se floute de nous ...
L’avenir se brouille comme les nuages brouillent le ciel Entre vents contraires et rayons de miel Le temps est aux question existentielles Qu’est ce qu’un être , ou un métier essentiel Entre interdits et impératifs on a jamais autant conjugué au conditionnel La réalité est virtuelle , l’évasion artificielle. C’est un flou artistique offert à nos pupilles qui se dilatent Y aura de sacrées séquelles on crée un monde à stigmates. A tel point qu’on ne dort plus que d’un œil Ainsi confinés dans nos chers fauteuils.
A tel point parfois que je crois Qu’on se floute de nous
Nous sommes dans un monde mal en point Qui aurait bien besoin d’une mise au point Arriverons nous à bout de cette tempête ... J’aimerais en avoir le cœur net En tout cas à errer sans objectif et sans changer d’optique Il est permis de garder ce point de vue , un peu sceptique devant l’instant critique...
Et cette vague impression Qu’on se floute de nous ...
On le sentait, on l'attendait On se l'est pris dans la mandibule A force de conseils et de conciliabules Les discussions ont fait des émules On a ressorti ce mot qu'on dissimule Chacun chez soi, et dans nos bulles...
Retour au cocon finement C'est le reconfinement C'est le con-con-finement
Confinement nouvelle formule Nouvelles règles, nouvelle pilule Pour donner tort aux têtes de mules Pour dissuader les funambules Ceux qui déambulent Sans masque et sans capsule Qui dansent dans les campanules Les bons vivants, les noctambules Un couvre feu pour préambule On redécouvre chers sportifs Le frisson des randonnées interdites Et surtout notre épreuve favorite Le 1500m vestibule
Retour au cocon finement C'est le reconfinement C'est le con-con-finement
Nouvelle saison, nouveau règlement Un numéro d'équilibriste, assurément Le lit pour les parents, l'école pour les enfants Feu vert pour l'artisan et le paysan Mais les boutiques ferment étrangement Et pour ne pas peiner nos petites librairies On ferme ailleurs les rayons aussi A situation dantesque, protocole ubuesque Voilà une bien abstraite fresque De quoi vivre mais pas de livres Des protèges slips mais pas de slips On ne sait pas trop sur quoi ça s'articule Mais au moins ça ne tue pas, le ridicule Retour au cocon finement C'est le reconfinement C'est le con-con-finement
Lockdown 2.0 , on ne parle plus de héros Mais de jouer sur les deux tableaux Se protéger sans se sacrifier S'isoler sans se scarifier Nous revoilà ainsi dans nos bulles Pour éviter d'attraper la particule Comment veux-tu, comment veux-tu ... Que l'on retrouve l'équilibre Comment veux-tu, comment veux-tu ... Que l'on se sente juste un peu plus libre Partie de cache-cache dans un bal masqué Même les chasseurs peuvent chasser le pangolin musqué Dans cette nouvelle course contre le Covid On ne voit même plus les rues vides. Retour au cocon finement C'est le reconfinement C'est le con-con-finement
N'oublions toutefois pas, au delà de nos bulles Qu'il y a toujours un virus qui circule Pour échapper à ses tentacules Méfions nous encore de la mort qui rode Avant de penser à nos loisirs qui s'érodent En restant dans nos cocons finement, Nous pourrons espérer le retour De nos lendemains dansants.
(new) (Slam) COVID-19 Series - Se remettre en marche ... mais doucement
Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on tournera la clé
Qu'on aille pas croire que la boucle est bouclée
Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on rallumera le démarreur
Ca ne se fera pas sans inquiétude
Mais dans l'incertitude
Le doute et la peur
Lorsqu'on remettra le contact
Après deux mois passés au rouge
On aura le culot de se plaindre
Que rien ne bouge
Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on amorcera la pompe
On ne saura pas sur quel pied danser
Imaginons qu'on se trompe...
Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on regardera dans le rétroviseur
On aura forcément une larme, une frayeur
Un drôle de pincement dans le coeur
On se retournera même en se demandant où est passé
Le monde d'hier, celui qu'on avait laissé
Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on passera timidement la première
On fera surtout attention
A ne plus être celui qu'on était hier.
Plus de prévention, plus de protection
Plus d'entraide avec son prochain
L'humanité vient de franchir un carrefour
On peut déjà se demander sans détour
Comment franchir le prochain
Lorsqu'on remettra le contact
Après tant de temps sous effervescence
A jongler entre impuissance et impatience
Il faudra jauger nos ardeurs et garder nos distances
Et ne pas remettre en route nos torts
A vendre la peau d'un ours qui n'est pas mort
Tout du moins pas encore...
Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on partira à la conquête retrouvée
De la Liberté, de la Fraternité
On se sentira libéré, même délivré
Mais surveillons nos arrières,
N'allons pas nous livrer
Au loup qui rode encore dans ce bal masqué
Il sera toujours là pour nous débusquer
Lorsqu'on remettra le contact
On pourra tout de même se réjouir
D'être toujours là, d'avoir su tenir
Même si on ne sait pas où demain va nous conduire
Demain existe encore, c'est déjà bon de se le dire
Et au moment de s'échapper de nos cloisons
On bénira le ciel d'avoir retrouvé un horizon.
Mais lorsqu'on remettra le contact
Y aura comme une pression, on ne sera pas décontract'
En liberté conditionnelle, en suivant une sorte de pacte
Parce qu'on va remettre le contact
Mais on a bien senti l'impact
On ne remettra pas le contact
En faisant comme-ci le Monde était intact.
[nouveau](Slam)(Covid-19 Series) Ré-écriture d'un nouveau "Je tousse" adaptée cette fois sur les problématiques de 2020
Je tousse ...
Non, ce n'est pas ce que vous pensez toutes et tous
Je tousse et ce n'est pas le Covid
Ni le vertige de voir nos rues si vides
Je tousse... et l'écho de ma toux raisonne
Y a pas que Mick Jagger qui s'en étonne
Nos villes sont devenues des villes fantômes
Mais quelque part le vrai fantôme c'est ce monde d'hier
Où on sortait, on s'étreignait, on restait fiers
Je tousse rongé par nos incertitudes
Celle de ne plus retrouver cette quiétude.
Je tousse... particules en suspension
Dans un monde lui aussi en suspension
Le virus capte toutes les attentions
Au moins, c'est sur, chacun fait plus attention.
Je tousse... en voyant de ma fenêtre les jours qui défilent
Tel Robinson Crusoé confiné sur sa petite île.
On a jamais autant respecté ce dicton subtil
"En Avril, ne te découvre pas d'un fil"
Je tousse...dans ce monde infecté
Cloisonné avec des rues désaffectées
Plus que jamais un colosse aux pieds d'argile
On découvre à quel point notre système est fragile
Si friable, si fébrile et si instable
Que ce qui le dérègle est plus petit qu'un grain de sable.
Je tousse sans masque mais avec le visage masqué
Par le poids de ce quotidien
Qui fait que les jours tournent comme des refrains
Qui se répètent comme dans "Un jour sans fin".
Après 40 jours de quarantaine on ne calcule même plus ce qui s'enchaîne,
Il n'y a guère plus que les jours que l'on monte à la chaîne.
Je tousse... avec des gants sur les mains
Je tousse sans penser à demain
Comme le dis la chanson "Demain c'est loin"
Oui, ça ne m'a jamais semblé aussi loin
C'est avec la phobie de voir les gens postillonner
Que nos exécutifs bien pensant, ne savent même pas comment se positionner,
L'avenir si il y en a un est écrit en pointillés,
Plus que jamais l'humain est en train de s'en méfier.
Le monde tel qu'on l'a connu est sur respirateur,
Les hôpitaux sont saturés, le sport et le spectacle meurent,
Atteint par cette insoutenable tumeur
Sclérosé par la peur
La fièvre virale ne cesse de pousser
Et c'est notre monde qui est en train de tousser.
En fait je tousse de savoir le monde si mal en point
Qui tourne en rond sans jamais sortir du rond point
L'économiste tousse pour sa croissance à -10 points
Les diététiciens toussent pour notre probable embonpoint
Je tousse déjà des futures mises au point
De la litanie des couleuvres qui faudra avaler
Des sacrifices qu'il faudra pour redémarrer
Une économie qui sera restée au point mort
Car c'est quand on va enfin pouvoir souffler
Qu'on nous demandera de nous essouffler
On oubliera bien vite les héros qui auront combattu le fléau
Mais on va subir longtemps les dommages collatéraux
Je tousse ... de tous les séismes de cette crise sanitaire
Mais je tremble déjà au devant de ses effets secondaires.
(Nouveau) (Slam)(Covid-19 Series) Parce que les vrais super-héros ne portent pas de cape...
Les super-héros... On leur attribue des attributs fantasques Une cape, des coulants moulants, un masque ... Des pouvoirs qui dépassent l'entendement La vitesse de l'éclair, le contrôle des éléments Ils peuvent soulever un immeuble, voler jusqu'au firmament, Mais sauvent-ils des vies seulement ? A quoi bon tisser des toiles d'araignée Si le mal continue de régner ? A quoi bon jouer les chauves-souris enragées Si il y a tant de vies en danger ? Ils peuvent déjouer les plans de Lex Luthor Ou dévier une météorite avec un gant en or. Nul doute qu'ils puissent sauver le monde Mais sauraient ils soulager les maux qui nous inondent ? Les super-héros... Ils ont des armures, des boucliers, des casques Et n'ont pour seule peur qu'un jour on les démasque Ils sont les pourfendeurs de la justice Jusqu'à en oublier leurs propres cicatrices. Ils ont leurs petites faiblesses, leur kryptonite, Mais savent s'en défaire pour parfaire leur mythe. Mais au delà de leur apparente divinité Pourraient ils sauver l'humanité ? A quoi bon tisser des toiles d'araignée Dans un monde qui ne cesse de saigner ? A quoi bon jouer les chauves-souris enragées Quand ce n'est plus seulement Gotham qui est ravagée ? Que peuvent faire Bruce Wayne et Peter Parker Quand le monde est frappé en plein cœur ? Les super-héros ... les vrais... ceux du vrai monde Ils existent aussi n'en doutez pas une seconde, On en doute et pourtant on le devine Il y en a des milliers de super-héros, de super-héroïnes. Ils n'ont pas de cape, tout juste portent-ils un masque, Ils ne ressemblent ni à Batman ni aux Pyjamasques Ils ont tout juste le super-pouvoir De vous sauver, de vous soutenir sans même s'émouvoir, De veiller sur vous sans trêve et sans relâche Et aux griffes de la mort, ils vous arrachent. Qu'il fasse jour ou nuit, qu'il neige ou qu'ils pleuve Ils feront pour vous tout ce qu'ils peuvent. Peu importe que vous ne soyez ni Loïs Lane, ni Mary Jane Watson Ils soignent et ils sauvent peu importe la personne. Ils agissent sans casque et sans halo de lumière On les appelle docteur, professeur, auxiliaire ou infirmières. Et de leur bras, de leurs actes, de leur courage, Ils éteignent les fléaux qui nous ravagent. Ces super-héros ne gagnent pas toujours, c'est cela qui est tragique, Dans ce monde loin de Marvel il n'y a pas de décès comique, Ils ont dans ces moments funestes les yeux qui s'irritent Mais ces super-héros n'ont pas de kryptonite. Ils sont là, ces super-héros authentiques Dans vos hôpitaux et vos cliniques Leurs super-pouvoirs n'ont rien de magique C'est juste leur vaillance qui les rend unique. 8.4.2020
[Nouveau] COVID-19 Series - La Victoire est en Nous
Confinés, calfeutrés ou au coeur du combat On a chacun notre manière de se battre. Un microbe n'abattra pas nos tours d'albâtre, Regardons en face le fléau qui s'abat. Ayons le courage de ne pas avoir peur. Gageons que nos lendemains s'annocent meilleurs. Espérons, c'est ça qui fera battre nos coeurs,
Nos coeurs qui doivent continuer de chanter Oubliant l'adversité et les heures sombres. Un jour les ténèbres ne seront qu'un coin d'ombre. Souvenons-nous-en, ne nous laissons pas hanter.
Virus, terrorisme, qu'importe la menace, Accrochons-nous, soutenons-nous et défions-là. Il va de soi que nous passerons celle-là. Nous avons dans nos coeurs la sortie de l'impasse. Croire qu'on peut vaincre, c'est déjà un tournant, Refuser l'abandon, c'est déjà résister. Osons l'affront, osons défier, insister. Nous avons dans nos coeurs la clé du dénouement. Se donner le courage d'aller de l'avant.
(Nouveau) COVID-19: ils y a ceux qui respectent les règles et les autres ...
Constat déconcertant Consternant Quel manque de considération Sidérant sidéral Alors oui le confinement N’est pas confortable C’est une configuration contraignante Et certains cons finassent Convaincus d’être hors d’atteinte N’acceptent visiblement aucune contrainte Contournent ce qui les contraries Convolent à Nice ou à Paris
Ce qu’on demande Ce n’est pas compliqué C’est le contrat pour contrer le virus Pour contrôler la pandémie Mais certains n’ont pas compris le contexte Que le contact c’est la contagion Continuent à contaminer nos rues De leur inconscience Malgré les circonstances
Si vous en voyez, conspuez les
Qu’on se le dise ils se complaisent Malgré le malaise Refusent d’être circonscrit Et hurlent de concert Que ce n’est que de la conspiration Des controverses surtout rien de concret Alors que le compteur ne cesse de les contredire Qu’on se le dise ce n’est pas un concept Si chacun est dans son cocon Ce n’est pas pour qu’un con Conteste l’évidence Et se fiche complètement Que c’est inconvenant
Conspuez les ces cons de tout venant Qui bravent les règles constamment Ils prônent la liberté mais c’est tout le contraire Constat amer que devant la consigne Des cons finis persistent et signent Convaincus qu’ils ne seront pas vaincus
Si vous en trouvez conspuez les Huez les pour les condamner, ces cons damnés 21.3.2020
PAUSE Parce que ça s'impose Pour stopper la psychose Qui nous ankylose On en vient à se battre Pour du papier rose Tout le monde veut Sa ration de cellulose PAUSE Pour pas qu'on s'expose Pour pas qu'on explose Dans la vie comme au ciné On avait tout imaginé De la Bombe A à World War Z Le terrorisme, le nazisme, l'apartheid Et nous voilà menacés Par une toute petite chose PAUSE Pas de Stradivarius Pour accueillir le virus Mais certains se serrent encore la paluche Sans savoir qu'ils jouent à la roulette russe Alors PAUSE Ô temps suspend ton vol Ô monde suspend tes viols Dans un monde qui va de traviole On avait peut-être besoin d'une nouvelle variole Pour redresser les choses Alors PAUSE Il faut qu'on se pose Vaincre la sinistrose Parce que vivre isolé c'est pas tout rose On a troqué le bordel pour les maisons closes Au milieu des hirondelles et des roses écloses Alors PAUSE, on se pose Plus rien d'autre à faire Construire son petit paradis Au milieu de l'enfer Peut-être nous fallait il le COVID-19 Pour bâtir de nouveaux liens, des ponts neufs Pour s'ouvrir au monde avec des fenêtres fermées Montrer que même sans se toucher On peut toujours rester soudés C'est d'ailleurs pour ça que je POSE La nature est ainsi faite on a horreur du vide Comme toi je voudrais appuyer sur Avance Rapide Mais PAUSE Parce qu'on doit panser la plaie Avant de penser à rappuyer sur Play Le temps est suspendu pour de meilleurs lendemain L'Avenir de ce monde est dans chacune de nos mains.
(COVID-19 Series) Parce qu'au delà des virus il y a bien des choses qui nous font tousser...
Je tousse... parce que j'en ai plein les bourses
De ce monde à bout de courses
Et encore ... plein les bourses ? elles sont vides
J'ai le teint livide, comme ces milliers de traders cupides
Qu'ont joué au poker avec des milliards, sans jamais trouver ça stupide.
Je tousse... parce que c'est la crise du bonheur
N'espérez rien du Père Noel cette année c'est l'horreur
Et oui je vous donne un scoop brothers and sisters
Il avait placé ses jouets chez Lehman Brothers
Je tousse... parce que les grands de ce monde
Préfère sauver la tête de ces banques qui ont déconné
Laissant encore une fois pour compte le reste du monde
Et des milliards d'âmes toujours abandonnées
Je tousse parce que le capital est si capital
Que le reste est passé au second plan
Ceux qui y restent dans les guerres ou dans les cabales
Tout le monde maintenant s'en fout royalement.
Je tousse... parce que le monde est infecté
Parce que le monde est tellement à deux vitesses
Que l'embrayage de la raison s'est enrayé
Tant et tant de plaies à désinfecter...
Achète une voiture verte et paie tes PV pour excès de vitesse
Je veux bien, mais où trouver les billets
Je tousse à cause de la poussière
Celle que je trouve en secouant mes poches
Je n'ai sur moi que quelques prières
Et des lingots de vide dans ma sacoche
Je tousse parce que le monde à la crève
Et qu'on cherche à nous faire croire que tout va bien
Je tousse comme les syndicats font grève
Je tousse parce que personne n'y met du sien
Je tousse parce que aujourd'hui me reste là
Comme un chat dans la gorge
Je tousse parce que j'ai jamais eu autant l'impression
Que la planète est un enfant qu'on égorge
Je tousse aussi parce que je suis malade
J'ai attrapé l'automne, mais c'est encore le moindre coup de froid
Parce qu'à coté de ça j'ai choppé des coups d'effrois
Un cancer de l'optimisme, une vraie crise de foi
L'économie se vide, victime de gastro-entérite
L'écologie elle s'époumone de sa bronchite
Et moi je m'étrangle dans une vilaine trachéite,
A tousser devant chacun des fléaux qui m'irritent,
Une vilaine égratignure que j'aurai du mal à soigner,
Comment faire coaguler un monde qui ne fait que saigner ?
Je tousse, mais je peux encore guérir
La route est longue, tant il y a de moral à regagner
Comme tous les indicateurs en ce moment, il est à zéro
Il me faut de la chaleur, des vers et de l'espoir
Je tousse encore, il faut prendre le mal par les mots
Mais à votre avis, pourquoi suis je là ce soir ?
9.10.8
2009->2020 Je parle de Mexique plutôt que de Chine ou d'Italie, pour le reste c'est tout pareil
Un froid dans le dos
Des sueurs froides, un coup de chaud
Avec moi c'est comme ça que ça commence
Si tu me vois arriver, appelle l'ambulance.
J'aime la violence et préfère attaquer en silence
Si tu veux m'éviter, apprends la vigilance,
Je suis partout, surtout dans les endroits populeux
J'ai une préférence pour les enfants et les petits vieux
Mais je t'attaquerais volontiers, je suis pas à un près
Mes victimes, on arrive plus à les compter...
Je sévis, ailleurs comme ici, à Marseille comme à Paris
Je fais trembler du Mexique à la Nouvelle Calédonie
La psychose sur moi se transmet plus vite que les virus
Bientôt, tu auras peur en prenant ton bus...
Déjà des millions de personnes sous mon emprise,
Je suis la panique, digne successeur de la Crise
J'attaque, quiconque se trouve sur mon passage,
On annonce avec de funestes présages,
Un carnage, une hécatombe, une pandémie...
Les articles sur moi bourgeonnent, c'est une épidémie,
Pour me vaincre, ou tout juste me freiner
On démultiplie une propagande effreinée,
Portez des masques ou des gants, bloquez les rues
Dites aux gens qu'ils ne sortent même plus
Que quand j'arrive en ville, les gens changent de trottoir,
Sous peine que je leur transmette un cauchemar
Un froid dans le dos, des sueurs froides,
C'est comme ça que ça commence
La fièvre monte, la toux, puis la souffrance...
Vous avez peur ? Je sais que vous avez peur !
Je suis bien plus qu'un Serial Killer
Je suis le nouveau visage de la mort
Au Mexique, ils s'en souviennent encore
Des milliers de victimes, des pays entiers contaminés,
Je suis sûr que la maintenant tu me reconnais...
Normal, je suis à la Une du Monde et du Parisien
Je fais même le 20 heures de France 2 et de TF1
Celui là même dont on parle plus ces temps ci
Que de Sarkosy et Obama réunis.
Je suis le nouveau cauchemar de ce monde grippé
Qui devant l'ampleur des dégats ne peut que flipper
Un froid dans le dos, des sueurs froides,
C'est comme ça que ça commence,
Je vous fait peur ? Je sais que je vous fait peur !
Vous êtes autour de moi, déjà accablés d'horreur,
J'entends même parmi la foule un cri de terreur...
Je n'ai pourtant ni couteau, ni arme, ni détonateur sous le pouce,
Je suis dans le métro, j'ai de la fièvre ... et je tousse.
#846 / 26.8.9