Affichage des articles dont le libellé est Séduction. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Séduction. Afficher tous les articles

vendredi 23 mai 2025

Lettre à Rose (2025)

 nouveau: Proposition indécente ... lettre incandescante


Rose,
Comment te dire ce qui m'indispose ?
Je respecte ton désir d'osmose
Ta peau fraîche comme bouquet de roses
Je ne sais calmer ce cœur qui explose
Devant ce corps que tu exposes
Qui me suggère tant de choses
Tu es un bonbon, une dose de saccharose
Je pense à tant de choses,
Mais je ne les ose
Tu rêves de câlines apothéoses
D'ivresses et d'overdoses
En vers ou en prose
Tu veux m'aimer de Germinal à Ventôse
Rompre avec le quotidien, la sinistrose,
Mais je le refuse, je m'y oppose.

Rose,
Je comprends ce que tu me proposes,
Qu'on se chevauche, se superpose,
Que nos câlins, sur un matelas, se posent ,
Mais je mets ton film sur pause !

Tu te crois fleur juste éclose
Mais t'es pas loin de la ménopause
Dans ta forêt, ce qui pousse, c'est plutôt des mycoses
Sur ton visage, derrière la crème, on compte les nécroses,
T'es pas loin de la retraite, et même de l'arthrose,
Tes lèvres sentent la rose, mais ton haleine la cirrhose
Tu respires la jeunesse qui se décompose,
Puis de toute façon la porte est close,
Veux-tu que je t'exposes la chose
Avec une belle anadiplose ….

Anadiplose, parce que vraiment ça s'impose
Imposes toi et je te dirai que j'en ai ma dose
Dose d'adrénaline qui me rend tout chose
Chose promise mais que je refuse, parce qu'en tout état de cause
Cause toujours, la place est prise, je préfère mettre PAUSE
PAUSE, STOP, EJECT, si ma femme nous lit elle t'explose !

Fin du roman à l'eau de rose, Rose,
Tu voulais la romance au firmament,
Tu croyais au conte du prince amant,
Sous le mince filament d'une lampe tamisée.
Je comprends ton cœur impatient,
Mais je ne suis pas le bon client
Pour des effusions déguisées,
Alors il vaut mieux que tu passes à autre chose,
Sorry lady, mais je t'envoie sur les roses.

16.5.2025

lundi 8 février 2021

La peau lisse (2006)

 (Redécouverte) Pas un geste ou tout sera retenu contre ... tout contre-moi


Elle avait la peau lisse,
Un brin métisse, les yeux en amandes,
Sur ses cheveux sables, grains de silice
Avec un ton de voix sans réprimande.

Son regard tels deux girophares bleus
Tournant dans mon âme en tourment,
La sirène chantonnait en ronronnant
En rendant mon front fiévreux.

A son sourire je donnais carte blanche,
J'allais jouer carte sur table, lui proposer un carte noire...
Elle m'a demandé ma carte grise et ma carte verte hier soir.
C'est en costume de pervenche qu'elle a eu sa revanche.

Ca m'apprendra à me prendre pour une lumière,
Cette nuit là je l'ai vue sans fard
Menottant mes rêves à son cauchemar.
Sous les halos, je ne faisais plus le fier.

Elle avait la peau lisse,
Un brin métisse, attirante et grande;
Sur son gilet marqué Police
Se reflète encore son regard en amende.

12.10.6

mardi 23 avril 2019

Noyé (1999)

Le petit préféré de mon cousin Yannick, bon anniversaire ;)

Dès lors que j'ai jeté un oeil dans ton regard
Ma vision prit soudain une teinte bleutée
Ce fut une danse de couleurs voluptés
Tout émoustillés , mes yeux en devinrent hagards.

Dans tes yeux , un ciel bordé de nuages fins ,
Dans tes yeux , un lagon cerclé de sable blanc ,
Dans tes yeux , un univers aux océans sans fins ,
Dans tes yeux , un monde doux et rafraîchissant

Tel une piscine sans fond où je me noie
Me débattant , cherchant un bord que je ne vois
Errant , luttant , hurlant de détresse et d'émoi .

Je me perd dans un cercle pourtant si petit
Mais si vaste que si cela se reproduit ,
Mademoiselle , je vous en prie , aidez-moi !
 
#63 / 13.9.1999 

mercredi 30 août 2017

Les contes de la Grim' (2006)

Pour les amateurs de blondes... entre autres

 Il était une fois une fille espiègle
Pétillante à la robe ambrée, blonde,
Accoudée au bar, il n'y avait pas grand monde,
Elle me regardait avec ses yeux d'aigle.

L'effet que me faisait la gueuse était saisissant,
Belle, forte, avec son air émoussé...
J'avais chimé, mais à mon goût pas assez,
Suffisament pourtant pout tomber sous son charme innocent.

Les gens l'incendiaient de leurs regards de braise
Mais c'est moi qu'elle accrochait, elle avait de l'appétit,
Elle me contait ses secrets avec un accent ch'TI
Le tempérament trempé, moitié belge, moitié anglaise.

Quoi que je fasse, j'étais perdu dans son abbaye,
Il y avait du velours dans sa voix suave.
Quand erraient dans ma tête 33 récits de la brave
Elle s'imbibait de la crique de mes yeux ébahis.

Elle m'avait eu, tel un desperado sur mon âme en lambeaux,
J'avais 1664 raisons de l'aimer
De chérir jusqu'à sa poiluchette cendrée.

Les contes de cette dame sont vraiment les plus beaux
Servis frais sur ses lèvres au goût d'alambic
Avec le col blanc qui relève son accent tonique
Ses bulles pourraient entrer au Guiness book de ma passion
Je les ai relues pour de nouvelles impressions.

11.5.6(2) - 403

mardi 23 juin 2015

Ronaldinha (2007)

Parce que c'est beau le football avec des tresses


Elle a jonglé avec moi
Avec autant d'aisance qu'avec un ballon
J'en suis encore pantois
Tant elle m'a fait perdre la raison

J'étais tombé dans ses feintes de regard
Trop attardé dans la danse de ses passements de jambes
Avec ses charmes, ses gri-gri qui me rendaient hagards
Avec lesquelles plus vite qu'un stade, ma chair flambe.

En bon défenseur des cages de mon coeur
Elle m'a happé de ses dribbles provocateurs
Et je me suis jeté dans un tacle de douceur,
Roulettes et rateaux, elle est partie à 100 à l'heure.

C'est ainsi que je me suis retrouvé sur la touche
Très loin de la pelouse de son jardin d'Eden.
J'observais avec effroi sa conduite un peu louche
Et les une-deux de son esprit schizophrène.

La balle toujours dans son camp, elle jouait attaquant,
La belle sans effort multipliant les feintes de corps
Egarements, disquettes et prétextes en faux semblant
Devant mes envies de la revoir encore et encore.

Elle a dribblé avec mon âme
Encore mieux que Messi avec un ballon
Elle m'a éliminé dans des fumigènes de drâme
Avant de détaler comme un étalon

Adressant un carton rouge à mes émotions,
Pur châtiment tiré en pleine lucarne
Me projetant dans le filet de mes illusions
Me laissant à mes réalités dont le vide s'acharne.

Malgré toutes mes parades je n'ai rien pu faire
J'ai laissé se défiler la belle aux cils effilés
Me laissant sans repère après son ultime transfert
Où elle pensait sans doute trouver un ciel plus étoilé.

Elle m'avait surpris, elle m'avait séduit
Elle s'était distinguée, elle s'était démarquée
Une étoile filante en un soubressaut enfuie
Ce qui est sûr, c'est qu'elle m'aura marqué.


565 - 12.6.7

mercredi 23 janvier 2013

Brune aux yeux de mirabelle (2002)

un bon petit sonnet à l'ancienne...

Brune angélique aux yeux de mirabelle, 
Tu m'envoûtes, sorcière au charme de princesse, 
Tu éblouis ma vue par des brumes épaisses, 
Et fais tourner ma tête comme une manivelle. 

Ange tout de noir vêtu au vol d'hirondelle, 
Ton souffle est à lui seul une frêle caresse 
Qui fait chavirer ma raison dans l'ivresse 
De la si belle chorégraphie de tes ombrelles. 

Ton visage sur mes yeux se taille la part belle, 
Puis devant eux, un sourire menaçant se dresse, 
Et un éclat de rire m'attaque et me blesse… 

Je me damnerais pour ton nom ou ton adresse 
Mais tu es bien sûr insensible à ma détresse 
Brune démoniaque aux yeux de Machiavelle. 

#121 - 23.1.2002

vendredi 28 décembre 2012

Les filles c'est agile (2004)

Les filles c'est agile
Suffit de les voir battre des cils
Et nous montre leurs yeux qui brillent
Pour que balbutient nos babilles
 Ébahies par leur charme si subtil

Les filles c'est agile
Nous sommes des pantins serviles
Marionnettes à leurs ongles qui s'effilent
Nous sommes de distraits imbéciles
Pour peu que l'on espère une idylle

Elles sont quand elles scintillent
Des fauves à la dent docile
Qui nous capturent, cibles faciles
Dans leur bouche qu'elles maquillent
Juste pour dilater nos pupilles.

Les filles c'est agile
Elles ont l'air si fragiles
Et le loup ne se méfie pas de l'agneau
Leurs larmes sont des ruisseaux
Dans lequel se noient nos âmes d'oiseau

C'est avec un plaisir infini
Que l'on encaisse leurs tourments
Il n'y a qu'a entendre la batterie
De nos cœurs aimants
Déchainés et volubiles
A leurs danses habiles
Une fille c'est agile.

#283 - 28/12/2004