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jeudi 14 juillet 2022

Le songe d'une nuit d'été (2009)

La chaleur fraîche des nuits d'été


Caresse les âmes complices de sa volupté


Les pulsions câlines sont dopées


Par l'éclat lointain de Cassiopée.




Les âmes regardent en duo les étoiles


L'âme solitaire en matelot maintien les voiles


Certains mènent la barque d'autres galèrent


Ceux qui se font mener en bateau avec l'esprit terre à terre


Ne s'envolent pas, sans doute parce que le coeur trop lourd.




Moi il me reste un parfum d'amour


Pour continuer à planer


Loin de toi je continue à flâner


Assis sur l'herbe, à regarder le firmament.


Je suis moins flamboyant que les couples amants


Ceux qui sous l'étoile du berger font de leurs lèvres des aimants


Mais je vois ton sourire ravir la vedette à la grande ourse


De toutes les étoiles filantes c'est lui qui gagne la course


Ma lune, tu es cette nuit mon soleil.


Mon astre, tu gardes mon coeur en éveil.




Les nuits d'été les étoiles projettent leur amour


Les couples velours s'embrassent en les regardant


Parce qu'ils voient l'autre dedans


Leurs projets leur avenir ou tout simplement leur bonheur


Dans chaque constellation bat un cœur


Le tien brille au loin par delà l'équateur


Je regarde ton ciel et je me sens moins seul et égaré


Même sí j'aimerais être avec toi pour les regarder.


Mon étoile du sud chaude et brillante


Ton rayonnement reste une vague ardente.


Avant j'étais devant ses couples un brin jaloux


Maintenant devant les étoiles je pense à toi... c'est tout


Ainsi est mon songe d'une nuit d'été


Où je pense à toi, sous les étoiles, posé.

14.7.2009

mardi 6 mars 2018

Le rêve, c'est ce que vous en faites! (2011)

Il y a tout d'abord ceux qui l'imaginent
En définissent les courbes, les dessinent,
Le conçoivent dans le labo de l'âme
Dans une fonderie toute en flammes.

Il y a ceux qui le mirent et l'admirent
L'imaginent dans l'avenir, en point de mire
Affichés sur un piédestal
Comme la perfection, la pureté, l'idéal.

Puis un jour on le touche du doigt
Et c'est avec l'espoir et la foi
Que l'on se l'approprie
Le rêveur est un éternel épris
Pour qui se réaliser n'a pas de prix.

Un jour, il se meurt, il prend vie
Et on le remodèle pour mieux combler nos envies
Le rêve devenant une Réalité,
Il devient Notre Réalité.

"Rêver c'est déjà ça" disait Souchon en chanson,
Il faut savoir écouter son imagination
Exprimer ses espérances et sa passion
Pour dépasser l'onirisme et l'illusion
Pour en faire une réalisation concrète.
L'important, ce n'est pas le rêve
Mais ce que vous en faites.

#989 // 3.3.2011

mardi 17 mai 2016

Un certain regard (2016)

En l'honneur d'Antoine de Saint Exupéry et de son Petit Prince.

On ne voit que ce que l’on veut entendre
Plus rarement ce qui nous touche
Ce constat laisse à surprendre
Difficile de voir net dans un monde louche.

On ne voit bien que ce que l’on sent
Ce que l’on sait saisir, ce que l’on sait tenir
Ce qui nous apparait comme évident
La Vérité que l’on croit détenir
Car l’être humain est un être borné
Qui ne peut voir plus loin que le bout de sa cornée.

Dans un univers bombardé d’ondes
En gigabits / secondes
Que peut-on vraiment voir du monde ?

Avez-vous déjà vu, une tristesse un désespoir
Un éclair de joie, un bonheur, une lueur d’espoir ?
Voyez-vous derrière un regard
Le poids des êtres chers, le choc des histoires ?
Vous savez lire un livre
Mais voyez-vous tout ce qui se livre
Derrière un simple sourire,
Derrière le feulement doux d’un soupir ?

Il y a tant à écouter, à prendre, à déchiffrer
Il y a tant à sentir, chaque moment est un coffret.
Dans chaque chose, il y a tant à lire
Même dans les sentiments aphones
Il y a tant à découvrir
Détourne les yeux de ton iPhone…

Il ne suffit pas d’ouvrir les yeux, d’ouvrir grand les mirettes
Mais d’ouvrir les ventricules, bien tendre les oreillettes,
Ce que les sentiments chuchotent tout bas
Vous ne l’entendrez qu’avec le cœur qui  bat.

On ne voit que ce que ce que l’on veut entendre,
Ouvrez grand votre âme et vous allez mieux comprendre
Vous verrez ce qu’aucune sonde ne peut voir
Vous pourrez voir derrière les murs et même dans le noir
Lorsqu’on ressent, on voit plus loin
Bien plus loin que nos désirs et nos besoins.
Et si de ne pas avoir le cœur tendu
Etait notre plus grande source de malentendus ?

Le cœur ouvert, le champ de vision est moins étroit
Pour le coup, au royaume des aveugles les poètes sont rois.

A se parer d’ornières qui réduisent notre champ de vision
Comme autant de barrière à nos rêves d’évasion
On ne sait plus voir, plus sentir, plus entendre
A tant vouloir prévoir, on ne sait plus se détendre.

Comme tout le monde je ne voyais plus le monde
Qu’au travers d’un volet qui grince,
C’était un moment propice pour rouvrir le Petit Prince
Et dedans il y avait ces mots révélateurs
Comme un théorème merveilleux :
« On ne voit bien qu’avec le cœur
 L’essentiel est invisible pour les yeux »
 

17.5.2016

mardi 25 février 2014

Un monde en soi (2014)

"Le poète est un monde enfermé dans un homme" (Victor Hugo)


O
n a tous un monde en soi
Avec ses montagnes et ses vallées
Avec ses principes et ses lois
Et ses secrets à révèler.

Il y a des villes et des forêts
Aussi des volcans endormis
Qu'un rien peut réveiller.

Il y a des lieux égarés
Aussi des océans fleuris
Qu'un sourire peut éveiller.

Il y a les rivières que les larmes creusent
Et le trésor de nos âmes heureuses
Pour faire briller nos idées et nos idéaux
Et bien sûr au centre, il y a notre égo
Et c'est toute une population
Toutes ces parties de nous même
Mélées entre révoltes et passions
Et sous la pression de nos problèmes
Toutes s'expriment et explosent
Dans la colère comme dans l'apothéose.

On fait de chaque émotion un voyage
Selon le sens des vagues, selon la route
On se perd dans la jungle de nos doutes
Ou l'on se dore sur une plage.

Ainsi de regards en sourires
On a tous un monde à dévoiler
Chaque soupir est un zéphyr
Qui dégage nos ciels voilés.

Oui, chacun à son monde à soi
Avec son enfer et son paradis
Et ses passerelles, la tendresse, l'émoi
Entre les deux mondes des passages inédits
Comme le veut le bel adage
Chaque rencontre est un voyage.
Chacun son monde et chacun échange,
La communication créée le plus beau des mélanges.

On a tous un monde en soi,
Avec ses démons et ses merveilles
Avec ses lunes et ses soleils
Sa peur et sa foi,
Le chaud et le froid
Le confort et l'effroi,
Un monde qui n'a pas de bout,
Un monde raisonné, mais aussi un peu fou
Un monde à découvrir mais aussi à fuir
A cacher mais surtout à partager
Entre lumières et zones ombragées.

Ce monde chacun le vit à sa manière
Certains s'y retrouvent et d'autres s'enfuient
En s'en protégeant comme d'un torrent de pluie.
C'est un monde où l'on a placé chaque pierre
C'est une légéreté comme un poids
Chacun sa manière de le porter,
De l'ouvrir et de l'emporter,
On a tous un monde en soi.

#1081 - 25.2.2014