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vendredi 21 mai 2021

Figés sur les vaccins (2021)

 (nouveau) COVID Series - liberté conditionnée en petits flacons...


 

Certains diront enfin
Enfin la fin d'un long refrain
Même si la vie reprend avec le pied sur le frein
Il faut dire qu'il faut être un bon devin
Pour savoir ce qu'on fera aujourd'hui ou demain
Il faut dire qu'on a pas forcément la main
Il reste encore du chemin avant que sonne le tocsin
Nos espoirs restent figés sur les vaccins.

La vie reprend ainsi son chemin
Expo au musée ou terrasse avec un bon vin
Chacun a son péché mignon, son plaisir défendu
Qu'on lui laisse enfin avec la main tendue
Liberté, j'écris ton nom, mais je te conjugue au conditionnel
Tant ce qui était normal nous parait exceptionnel
Et même si selon toute vraisemblance
On entre simplement dans une belle efferversence
Est-ce un vrai bol d'air ou bien une nouvelle bulle ?
Personne n'est jamais assez fort pour ce calcul.

Mais pourquoi ne pas en profiter ?
De ces vannes qui s'ouvrent à l'aube même de l'été
Vous reprendrez bien pour revigorer vos âmes calcinés
Un peu de théâtre, une expo ou un petit ciné ?
Demeures , domaines et chateaux pour une visite
Ca nous changera de nos 10 km d'orbite
Alors allons-y , hop, tous en voiture
Il est grand temps qu'on s'envoie dans la culture.

Certains diront enfin
Enfin la fin d'un long refrain
Et arrêterons même de ronger leur frein
Fini ces courses qui ne vont plus au but
Ces exploits qui résonne avec grand echo
Ces Théâtres des Rêves qui rêvent à huis clos.
On va retrouver avec bonheur
Quelques hourras, quelques clameurs
On va retrouver des sensations
Bien meilleures qu'avec un tennis en pension
La saison du vide arrive à son terme
Y en avait ras le bol de ce sport qui s'enferme.

Vivre ou survivre ? Vivre en laissant mourir ?
Tous ces dilemmes qu'on a dû subir
Appartiennent-ils maintenant au passé ?
Difficile à dire tant la ligne est effacée
Entre une liberté passagère et un cloisonnement glacé
On aura beau se dire que le plus dûr est passé
Il nous reste l'interdiction de rester serein
Tant notre vision reste figée sur des vaccins.
21.5.21


mardi 23 mars 2021

Assassinat (2021)

 (nouveau) Un crime dont on parle peu...

 


Plus de pouls dans la poitrine
Plus une goutte d'adrénaline
Morte peut-être de famine
C'EST LA CULTURE QU'ON ASSASSINE !

Des chances de survie minimes
Tant son espoir devient infime
Pas d'accident, c'est bien un crime
C'EST LA CULTURE QU'ON ASSASSINE !

Une mort lente on l'imagine
Par l'isolement et par le spleen
Un crime sans hémoglobine
C'EST LA CULTURE QU'ON ASSASSINE !

Par un empoisonnement lent
Sans cachets et sans traitement
Hémorragie sans pansement
C'EST LA CULTURE QU'ON ASSASSINE !

On l'a laissée sans oxygène
Laissant germer la gangrène
Dans le silence des acouphènes
C'EST LA CULTURE QU'ON ASSASSINE !

On la musèle et on l'opprime
On la confine puis la supprime
Identifions notre victime
C'EST LA CULTURE QU'ON ASSASSINE !

On la brime, on la décime
Attendons nous son souffle ultime
Pour lui redonner son estime
C'EST LA CULTURE QU'ON ASSASSINE !

A coups d'infos, de magazines
Oui c'est bien d'elle qu'on nous vaccine
Pas de cyanure ni de strichnine
C'EST LA CULTURE QU'ON ASSASSINE !

Sans avenir qui se dessine
Elle se sent devenir orpheline
Sans accuser Jean ou Roselyne
C'EST LA CULTURE QU'ON ASSASSINE !

C'est etouffée par la médecine
Puis oubliée par la doctrine
Qu'elle agonise loin des vitrines
C'EST LA CULTURE QU'ON ASSASSINE !

21.3.21

lundi 15 mars 2021

Le Variant Indien (2021)

 (nouveau) Covid Series - Episode spécial 1 an / Basé sur l'été Indien (Joe Dassin) 


 


bababa babababababababa...

Et vous ? Vous vous souvenez de ce soir là
Marchant dans les rues de Nice ou de Paris
Vous souvenez vous de ces instants là ?
De ces sourires, de ces tranches de vie ?

C'était le printemps, un printemps où il faisait beau
Les gens poussaient les portes des boutiques
Des cinémas, des muséees, des théâtres, des bistrots
Une scène qui parait irrélle, presque atypique
Sur les estrades, des poètes slamment, échangent des mots
Après leur métro-boulot-dodo cybernétique

Je me souviens, je me souviens très bien de ce soir là
Il y a un an, il y'a un siècle, il y a une éternité...

bababa babababababababa
Tout cela nous parait si loin


Aujourd'hui nous sommes très loin de ce soir de printemps là
Mais c'est comme ci j'y étais
Je pense à vous...

Vous, les artistes, les serveurs, les cafetiers,
Les restaurateurs, les acteurs, les hôteliers,
Les conservateurs, les guides conférenciers...
Et tout ceux qui restent pieds et points liés
A un avenir au conditionnel et en pointillés,
Tout ceux qui se sont sacrifiés sans sourciller

bababa babababababababa
Quand vaincrons-nous le signe indien ?


Où êtes vous ? Que faites vous ?
Existez-vous encore aux yeux de l'Etat ?

Je regarde ce stade et le vide de ses tribunes,
Comme tout le monde je reviens en arrière,
Je me souviens des saisons hautes
Et des touristes sur le bord de mer
Il y a une éternité, il y a un siècle, il y a un an...

On vivra, quand ça ira, quand on pourra
Et on s'aimera plus fort, quand le COVID sera mort
Toute la vie, nous reviendra alors enfin,
Pour l'instant y a le variant Indien...

bababa babababababababa....

15.3.2021




vendredi 5 mars 2021

Exécutez l'Ordre 69 ! (2010)

 (Slam Classics) Le Désir du coté obscur dépasse toutes les Forces ...


Parce qu'il est temps de basculer du coté obscur...
Parce que le désir et l'envie rendent impures
Les énergies qui s'échappent des regards concupiscents,
Ne résistez plus, l'appel est Puissant!
 
EXECUTEZ L'ORDRE 69 !
 
Parce que la Force est omniprésente
La Force des regards de la belle aguichante,
Plonge! Oui, plonge dans les ténèbres,
Dans les lumières noires qui réveillent les Fièvres
Plonge ! Oui, plonge, mon jeune Apprenti...
Ton esprit est déjà, tout entier, perverti...
Laisse tes pulsions s'exprimer et l'illuminer.
Si tu ne le fais pas... tu seras éliminé!
Parce que cela est une de tes craintes, et elle est légitime
Plonge dans les méandres du Noir, dans ses abîmes...
 
EXECUTE L'ORDRE 69 !
 
Parce que ses muscles saillants s'illuminent,
Parce qu'une grande chaleur en toi, chemine,
Ote donc cette armure fabriquée par un "je ne suis pas sûre"
Offre toi sous ses caresses, fait parler ta cambrure,
Désarme toi, abaisse ta garde, ma jeune Apprentie...
La prudence est face à la flamme ta pire ennemie.
Alors n'hésite plus, n'hésite plus une seconde
N'attends pas que le moindre doute t'inonde
Prends sa mesure, attaque le à bras le corps,
Le salut de ton âme se gagne au corps à corps.
 
EXECUTE L'ORDRE 69 !
 
Il est temps d'abandonner la Nature Humaine
D'adopter ce schéma bestial: "Il est mien, Elle est mienne"
Arrêtez d'être timorés, raisonnables,
Les chevaliers prudes sont pitoyables,
Ne sentez-vous pas le chaos qui s'installe...
Ne sentez-vous pas vos énergies devenir instables ?
Sentez monter l'Envie dans vos entrailles
La Noirceur inonde lentement la faille...
 
Abandonnez! Abandonnez-vous,
Le coté "clair" des émois disparaît, s'évanouït,
Tu as envie d'Elle, tu as envie de Lui
Abandonnez! Abandonnez-vous l'un à l'autre...
 
EXECUTEZ L'ORDRE 69 !
 
Vous n'avez pas le choix
Car du règne animal tout entier, le Sexe est empereur
Vous n'avez pas le choix
Aucun échappatoire à votre fureur
Tu es son Dark Vador, elle est ton Etoile Noire.
Aucune Limite à ce pouvoir, le pouvoir du Noir,
Dark Vicious, le Seigneur Sith de la Luxure,
Rejoignez donc le coté obscur
Basculez dans la débauche de vos corps
Abandonnez-vous, et succombez encore;
Succombez au Pouvoir de la Tentation
Devenez l'esclave de la Séduction.
 
Glissez dans l'ivresse du plus grand des vices
Eros sera, à jamais, à votre service...
Succombez pour rendre votre amour plus neuf
TEL EST L'ORDRE 69 !

 

jeudi 7 janvier 2021

A qui la faute ? (2021)

 [nouveau] "Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire..." (Victor Hugo)

COVID series


 

« Je suis tombé par terre
C’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau
C’est la faute à ... » dixit Hugo

Le monde est en reconstruction
Mais le chantier manque de fondations
On manque de mortier et de tasseaux
Et surtout de briques en Lego

« Je suis tombé par Terre
C’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau ... »
C’est la faute à Rousseau

Où est-il l’ADN du petit Gavroche ?
Ce gamin qui aurait voulu qu’on s’accroche
Plutôt que de céder à l’oppression
En sortir grandi, ou du moins s’en donner l’impression

Le monde entier est à terre
C’est un problème sanitaire
On l’oubliera tantôt
C’est la faute à Larusso

La porte de sortie est visible,
Mais tout juste entrebâillée
Les lendemains sont encore imprévisibles
Mais on a déjà envie de revivre et d’oublier

2020 à la noix
C’est la faute aux chinois
2021 semble déjà laid
C’est la faute aux anglais

On est tellement figé devant les vaccins
Sérum de liberté ou extrait de venin ?
Tellement anesthésiés devant les médecins
Qu’on oublie ce qu’on fera demain
De quel côté du mur sommes nous ?
Y a-t-il encore de l’espoir dans un monde à genou ?

On est tombé dans le vide
C’est la faute au Covid
On reste inconscient
C’est la faute au variant

Quoi qu’il arrive il faut qu’on s’entraide
« La ligne est droite mais la pente est raide »
Sans solidarité point de lendemain
Et peu importe ce qu’en dirait Raffarin

On est « tombé par terre
C’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau... »

... mais plutôt que d’attendre qu’il y ait assez d’eau
Relevons nous pour affronter le fléau
Maintenant qu’on a des armes
Allons au front plutôt que de cultiver des larmes.

7.1.21

jeudi 24 décembre 2020

Lettre au père Noël (2020)

(new) parce que Noël n'a jamais aussi spécial


 

Peu importe où et qui tu peux être
Cette fois c'est décidé, je t'envoie ma lettre
Venant de quelqu'un comme moi ça paraîtra bizarre
Mais y a-t'il un vraiment un âge pour cesser d'espérer ?
Autour de nous, autour du monde, c'est tellement le bazar
Que je lance un SOS désespéré.

Cela fait bien des années que je n'ai plus de souhaits
Que je ne demande ni console, ni gadget, ni jouet
De toute façon je ne te demanderai rien de matériel
Inutile de vénérer une consommation non-essentielle.
Quitte à apporter du bonheur et des couleurs dans le ciel
Autant que ce ne soit pas qu'artificiel
Alors viens combler les coeurs et rallume les chandelles
Le plus important c'est que la fête soit belle.

Dans un monde où l'avenir ne s'écrit qu'en pointillés
Apporte nous la confiance et la sérénité
Dans un monde où on ne peut se voir qu'à moitié
Récrée la Solidarité et la Fraternité
Dans un monde aux barrières électrifiées
Fait souffler un vent nouveau de Liberté
Et même si sa nature semble quelque-peu brouillée
Redonne vie au patient Humanité

Vois-tu cher Santa Claus mon humilité ?
Je ne cherche même pas à être gâté
Mais à voir ce monde dispersé et éclaté
Je ne vois que des coeurs en pleurs et des âmes dépitées
Des laissés pour compte, des gens dans le besoin
Des familles qui s'accrochent et des proches qui restent loin
Elle aura un goût amer, cette année la bûche glacée
Le goût de l'isolement et aussi de ceux qui y sont passés
Ma lettre manque de positif , n'en soit pas fâché
Malgré nos efforts ce sera un rendez-vous un peu gâché

Comme beaucoup qui t'écrivent pour que tu alimentes leur rêves
J'ai le désir qu'on puisse soigner un monde qui crève
Alors j'ai décidé d'écrire avec l'encre de l'espoir
Parce que moi aussi j'ai envie de croire

Qu'on peut écrire de nouveaux lendemains
Qu'on pourra de nouveau se donner la main
Que la Liberté réécrira son nom sur de nouveaux parchemins
Qu'on guérira cette plaie et qu'on trouvera de nouveaux chemins

Alors Petit Papa Noël quand tu descendras du ciel
Offre nous les bonheurs les plus essentiels
Et quand tu essuieras nos yeux par milliers
N'oublie pas mon petit soulier...

24.12.2020

mercredi 16 décembre 2020

Était-ce bien nécessaire ? (2020)

 (new) COVID Series, Episode 10 - Le temps des questions


 

Était-ce bien nécessaire
Tous ces gestes ? Toutes ces barrières ?
Toutes ces limites ? Toutes ces ornières ?
Toute cette armada ? Toute cette guerre ?

Était-ce bien nécessaire
De laisser le sport au vestiaire ?
De mettre à la culture une muselière ?
De laisser nos nez sous la moustiquaire ?
La doctrine guidée par nos trois mousquetaires
Sous contrôle du conseil sanitaire ?

Était-ce bien nécessaire
De laisser les restaurants sous cloche ?
De nous tenir éloignés de nos proches ?
De garder une flacon de gel au fond de nos poches ?

Était-ce bien nécessaire
Ces paraboles ? Ces hyperboles ?
Ces données qu’on extrapole ?
Ce cache-cache avec l’école ?
Cette distribution systémique des rôles ?
Ces tours de passe passe plus agaçants que drôles ?

Était-ce bien nécessaire
De multiplier ainsi les défiances ?
D’installer jusque dans nos familles la méfiance ?
De laisser nos aînés dans l’errance ?
De sacrifier les illusions de l’enfance ?
De diviser jusque dans les familles ?
De décider du sort de chacun selon une grille ?
De nous faire compter jusqu’au nombre de clients ou de convives ?
De laisser la société sur le qui-vive ?
D’additionner les contraintes et soustraire les libertés ?
D’étouffer nos plaintes autant que la vérité ?

Était-ce bien nécessaire
Qu’on se fige ainsi sur un vaccin ?
Qu’on se fige ainsi pour de meilleurs lendemains ?
Qu’on sacrifie ainsi 2020 ?
Qu’on nous laisse boire le calice jusqu’à la fin ...

Sera-t-il longtemps nécessaire
De serrer les dents sous nos masques ?
De garder ce virus collé à nos basques ?
De garder le futur au conditionnel ?
De rouler sans phares dans le tunnel ?
D’avancer tête baissée dans un champ de ronces ?
De se poser des questions sans avoir de réponses ?

Sera-il longtemps nécessaire
D’espérer la sortie du calvaire ?
Et d’avoir à s’isoler pour prendre une bouffée d’air ?

16.12.2020

mardi 24 novembre 2020

Un monde flou flou flou ... (2020)

 [new] COVID Series , Floutage de gu.... ?

 



Difficile de voir net dans un monde flou
Difficile de garder la raison dans un monde fou
Notre avenir est un grand brouillard
On a beau être volontaire , débrouillard
Bien malin qui peut voir la fin du tunnel.
Nos projets morts se ramassent à la pelle
Même les médiums n’ont plus de visions
Tout est flouté comme les flics à la télévision.

A tel point parfois que je crois
Qu’on se floute de nous

C’est à tâtons qu’on avance , chaque jour nous le constatons
Est ce le Covid qui nous fait marcher dans le vide
Ce numéro n’a que trop duré
Peut il encore perdurer
On a assez enduré cette plongée en apnée
Dans un monde recroquevillé comme un encornet.
On donne tout aux atours de l’abîme
Chienlit quotidienne qui nous décime
Peut-on encore prendre de la hauteur
Penser qu’il y a un après , un ailleurs ?
A t’on encore le droit de chanter
Sur cet air de floute enchantée ?

C’est à croire certains soirs
Qu’on se floute de nous ...

L’avenir se brouille comme les nuages brouillent le ciel
Entre vents contraires et rayons de miel
Le temps est aux question existentielles
Qu’est ce qu’un être , ou un métier essentiel
Entre interdits et impératifs on a jamais autant conjugué au conditionnel
La réalité est virtuelle , l’évasion artificielle.
C’est un flou artistique offert à nos pupilles qui se dilatent
Y aura de sacrées séquelles on crée un monde à stigmates.
A tel point qu’on ne dort plus que d’un œil
Ainsi confinés dans nos chers fauteuils.

A tel point parfois que je crois
Qu’on se floute de nous

Nous sommes dans un monde mal en point
Qui aurait bien besoin d’une mise au point
Arriverons nous à bout de cette tempête ...
J’aimerais en avoir le cœur net
En tout cas à errer sans objectif et sans changer d’optique
Il est permis de garder ce point de vue , un peu sceptique devant l’instant critique...

Et cette vague impression
Qu’on se floute de nous ...

23.11.2020

samedi 17 octobre 2020

Boulevard du vide (2020)

 [nouveau] Covid Series : Ce soir c'est le grand soir...



Ce soir, c'est le grand soir
Vider les rues avec un grand espoir
Celui que la COVID s'engage Boulevard du Vide
Que l'on trouve notre voie dans cette crise sans issue
Trouver un sens, même unique, dans un traquenard continu.
Trouver l'espoir de ne plus franchir la ligne jaune
Qu'on ne franchisse plus la ligne rouge à Gonesse ou à Eaubonne.

Ce soir c'est le grand soir
Le grand bal d'un monde paranormal
Où Cendrillon ne rentre pas à minuit mais à 21 heures
Les nuits seront calme, pas de Jack l'Eventreur
Mais une peur restera omniprésente
Celle du virus et sa psychose latente
La nuit tous les chats resteront gris
Sous le regard des hommes calfeutrés, et aigris

Ce soir c'est le grand soir
Le couvre-feu couvrira les feux de la rampe
Il ne restera que la lueur de nos lampes
Quelques réverbères pour les âmes qui errent
Pour ceux qui malgré tout prendront l'air
Pour éclaircir nos idées morbides
Pour espérer que la COVID s'engage Boulevard du Vide.

Ce soir c'est le grand soir
On va tout éteindre, dans les foyers s'étreindre
On va laisser la vie se restreindre
A la simple existence
Créer dans nos rues des rivières de silence
Ce soir c'est le coup d'envoi d'une nouvelle ambiance
C'est un nouveau tempo, une nouvelle danse
Puisse-t-elle faire cesser la valse des ambulances...
Celle de la sagesse ou de la décadence ?
Celle qui nous punit de nos insouciances ?
Celle qui accompagnera nos pensées assignées à résidence.

Car ce soir c'est le grand soir
Nuit après nuits depuis nos tours d'ivoire
Nous ferons front contre la COVID
Tous unis, Boulevard du Vide.

17.10.2020

mercredi 15 juillet 2020

Coin Coin (2009)

Slam - Carnet rose  : Incroyable que je n'eusse pas encore proposé ici ce grand classique ... en hommage évidemment à J.J Lionel et sa Danse des Canards , dont je reprends en partie le flow.

\_o< \_o< \_o<

 

Je suis un adorable petit canard
Un canard d'eau douce voguant dans une petite mare
Aux antipodes du vilain petit canard
Qui comme Daffy Duck pour rien pique un fard.

Moi, je suis un coin coin des eaux chaudes
Qui apaise les ardeurs des âmes trop chaudes
Toujours là pour pallier aux desiderata de Daisy
A qui même dépourvu de plumes, j'écris ma poésie.
Quand elle m'embrasse j'ai toujours un sourire en coin
Et je me débecte dans son cocon, le bec dans le foin.

Je suis son Saturnin, fripon et câlin
Toujours là quand elle a du plomb dans l'aile,
Je dévore ses chagrins comme un humide morceau de pain
Tapi dans un coin d'ombre aux parfums de sa dentelle.

Je suis coquin, je suis un tantinet gourmand,
Je suis un canard qui aime les glaces
Et souvent je me régale
Magret une mine qui peut paraître déconfite.
Je suis doux docile, et Daisy en profite.

Ils se volent souvent dans les plumes avec son mec
Pas de quoi casser 3 pattes à un canard, juste des prises de bec
Il y a toujours du Rififi avec ce Loulou
Quel malheur que Donald soit toujours saoul,
Puis ce vieux Gripsou de Picsou ne vaut pas un clou.
Heureusement que je suis là pour lui tendre le cou.

Je la fais vibrer, elle m'adore,
Elle me décernerait sans hésiter la palme d'or
Elle me dévore du haut de ses phalanges
Et je deviens rouge, quand le feu est vert pour un canard à l'orange.
Et quand enfin, elle me lâche, je deviens le canard déchaîné,
J'en tremble dans ses mains, toujours prêt à enchaîner.

C'est un festival lorsque je m'abreuve à son sucre de canne,
Car je suis monté sur pile et jamais ne tombe en panne
Quand emporté je la canarde et la bombarde
Le spectacle devient carrément hard.

C'est la danse du canard 
Frétillant comme un têtard 
Qui lui secoue le bas des reins 
En faisant coin coin 

Dans la mousse de son shampoing 
Elle se secoue le bassin 
En m'ouvrant tout son chemin 
Dans mes coins coins 

Je suis ému tout en restant étanche
A la mousson des émotions qu'elle épanche
La petite Daisy a pris son panard...
Encore une victoire de Canard !

En fait je suis un vilain petit canard
Canard sans plume mais à la tête sympathique
Toujours prêt à rendre le bain un rien plus fêtard.
Eh oui, c'est moi Duckie, le canard en plastique
Avec moi, le bain devient magique.

#803 - 30.3.2009

jeudi 7 mai 2020

Lorsqu'on remettra le contact... (2020)

 



(new) (Slam) COVID-19 Series - Se remettre en marche ... mais doucement

Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on tournera la clé
Qu'on aille pas croire que la boucle est bouclée

Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on rallumera le démarreur
Ca ne se fera pas sans inquiétude
Mais dans l'incertitude
Le doute et la peur

Lorsqu'on remettra le contact
Après deux mois passés au rouge
On aura le culot de se plaindre
Que rien ne bouge

Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on amorcera la pompe
On ne saura pas sur quel pied danser
Imaginons qu'on se trompe...

Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on regardera dans le rétroviseur
On aura forcément une larme, une frayeur
Un drôle de pincement dans le coeur
On se retournera même en se demandant où est passé
Le monde d'hier, celui qu'on avait laissé

Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on passera timidement la première
On fera surtout attention
A ne plus être celui qu'on était hier.
Plus de prévention, plus de protection
Plus d'entraide avec son prochain
L'humanité vient de franchir un carrefour
On peut déjà se demander sans détour
Comment franchir le prochain

Lorsqu'on remettra le contact
Après tant de temps sous effervescence
A jongler entre impuissance et impatience
Il faudra jauger nos ardeurs et garder nos distances
Et ne pas remettre en route nos torts
A vendre la peau d'un ours qui n'est pas mort
Tout du moins pas encore...

Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on partira à la conquête retrouvée
De la Liberté, de la Fraternité
On se sentira libéré, même délivré
Mais surveillons nos arrières,
N'allons pas nous livrer
Au loup qui rode encore dans ce bal masqué
Il sera toujours là pour nous débusquer

Lorsqu'on remettra le contact
On pourra tout de même se réjouir
D'être toujours là, d'avoir su tenir
Même si on ne sait pas où demain va nous conduire
Demain existe encore, c'est déjà bon de se le dire
Et au moment de s'échapper de nos cloisons
On bénira le ciel d'avoir retrouvé un horizon.

Mais lorsqu'on remettra le contact
Y aura comme une pression, on ne sera pas décontract'
En liberté conditionnelle, en suivant une sorte de pacte
Parce qu'on va remettre le contact
Mais on a bien senti l'impact
On ne remettra pas le contact
En faisant comme-ci le Monde était intact.

7.5.20


samedi 25 avril 2020

Je tousse 2020 (2020)

[nouveau] (Slam)(Covid-19 Series) Ré-écriture d'un nouveau "Je tousse" adaptée cette fois sur les problématiques de 2020





Je tousse ...
Non, ce n'est pas ce que vous pensez toutes et tous
Je tousse et ce n'est pas le Covid
Ni le vertige de voir nos rues si vides

Je tousse... et l'écho de ma toux raisonne
Y a pas que Mick Jagger qui s'en étonne
Nos villes sont devenues des villes fantômes
Mais quelque part le vrai fantôme c'est ce monde d'hier
Où on sortait, on s'étreignait, on restait fiers
Je tousse rongé par nos incertitudes
Celle de ne plus retrouver cette quiétude.

Je tousse... particules en suspension
Dans un monde lui aussi en suspension
Le virus capte toutes les attentions
Au moins, c'est sur, chacun fait plus attention.

Je tousse... en voyant de ma fenêtre les jours qui défilent
Tel Robinson Crusoé confiné sur sa petite île.
On a jamais autant respecté ce dicton subtil
"En Avril, ne te découvre pas d'un fil"

Je tousse...dans ce monde infecté
Cloisonné avec des rues désaffectées
Plus que jamais un colosse aux pieds d'argile
On découvre à quel point notre système est fragile
Si friable, si fébrile et si instable
Que ce qui le dérègle est plus petit qu'un grain de sable.

Je tousse sans masque mais avec le visage masqué
Par le poids de ce quotidien
Qui fait que les jours tournent comme des refrains
Qui se répètent comme dans "Un jour sans fin".
Après 40 jours de quarantaine on ne calcule même plus ce qui s'enchaîne,
Il n'y a guère plus que les jours que l'on monte à la chaîne.

Je tousse... avec des gants sur les mains
Je tousse sans penser à demain
Comme le dis la chanson "Demain c'est loin"
Oui, ça ne m'a jamais semblé aussi loin
C'est avec la phobie de voir les gens postillonner
Que nos exécutifs bien pensant, ne savent même pas comment se positionner,
L'avenir si il y en a un est écrit en pointillés,
Plus que jamais l'humain est en train de s'en méfier.

Le monde tel qu'on l'a connu est sur respirateur,
Les hôpitaux sont saturés, le sport et le spectacle meurent,
Atteint par cette insoutenable tumeur
Sclérosé par la peur
La fièvre virale ne cesse de pousser
Et c'est notre monde qui est en train de tousser.

En fait je tousse de savoir le monde si mal en point
Qui tourne en rond sans jamais sortir du rond point
L'économiste tousse pour sa croissance à -10 points
Les diététiciens toussent pour notre probable embonpoint
Je tousse déjà des futures mises au point
De la litanie des couleuvres qui faudra avaler
Des sacrifices qu'il faudra pour redémarrer
Une économie qui sera restée au point mort
Car c'est quand on va enfin pouvoir souffler
Qu'on nous demandera de nous essouffler

On oubliera bien vite les héros qui auront combattu le fléau
Mais on va subir longtemps les dommages collatéraux
Je tousse ... de tous les séismes de cette crise sanitaire
Mais je tremble déjà au devant de ses effets secondaires.

25.4.2020

jeudi 9 avril 2020

Les Super-Héros (2020)

(Nouveau) (Slam)(Covid-19 Series) Parce que les vrais super-héros ne portent pas de cape...




Les super-héros...
On leur attribue des attributs fantasques
Une cape, des coulants moulants, un masque ...
Des pouvoirs qui dépassent l'entendement
La vitesse de l'éclair, le contrôle des éléments
Ils peuvent soulever un immeuble, voler jusqu'au firmament,
Mais sauvent-ils des vies seulement ?

A quoi bon tisser des toiles d'araignée
Si le mal continue de régner ?
A quoi bon jouer les chauves-souris enragées
Si il y a tant de vies en danger ?
Ils peuvent déjouer les plans de Lex Luthor
Ou dévier une météorite avec un gant en or.
Nul doute qu'ils puissent sauver le monde
Mais sauraient ils soulager les maux qui nous inondent ?

Les super-héros...
Ils ont des armures, des boucliers, des casques
Et n'ont pour seule peur qu'un jour on les démasque
Ils sont les pourfendeurs de la justice
Jusqu'à en oublier leurs propres cicatrices.
Ils ont leurs petites faiblesses, leur kryptonite,
Mais savent s'en défaire pour parfaire leur mythe.
Mais au delà de leur apparente divinité
Pourraient ils sauver l'humanité ?

A quoi bon tisser des toiles d'araignée
Dans un monde qui ne cesse de saigner ?
A quoi bon jouer les chauves-souris enragées
Quand ce n'est plus seulement Gotham qui est ravagée ?
Que peuvent faire Bruce Wayne et Peter Parker
Quand le monde est frappé en plein cœur ?

Les super-héros ... les vrais... ceux du vrai monde
Ils existent aussi n'en doutez pas une seconde,
On en doute et pourtant on le devine
Il y en a des milliers de super-héros, de super-héroïnes.
Ils n'ont pas de cape, tout juste portent-ils un masque,
Ils ne ressemblent ni à Batman ni aux Pyjamasques
Ils ont tout juste le super-pouvoir
De vous sauver, de vous soutenir sans même s'émouvoir,
De veiller sur vous sans trêve et sans relâche
Et aux griffes de la mort, ils vous arrachent.

Qu'il fasse jour ou nuit, qu'il neige ou qu'ils pleuve
Ils feront pour vous tout ce qu'ils peuvent.
Peu importe que vous ne soyez ni Loïs Lane, ni Mary Jane Watson
Ils soignent et ils sauvent peu importe la personne.
Ils agissent sans casque et sans halo de lumière
On les appelle docteur, professeur, auxiliaire ou infirmières.
Et de leur bras, de leurs actes, de leur courage,
Ils éteignent les fléaux qui nous ravagent.

Ces super-héros ne gagnent pas toujours, c'est cela qui est tragique,
Dans ce monde loin de Marvel il n'y a pas de décès comique,
Ils ont dans ces moments funestes les yeux qui s'irritent
Mais ces super-héros n'ont pas de kryptonite.

Ils sont là, ces super-héros authentiques
Dans vos hôpitaux et vos cliniques
Leurs super-pouvoirs n'ont rien de magique
C'est juste leur vaillance qui les rend unique.

8.4.2020


dimanche 29 mars 2020

Courage de Vaincre (2020)

[Nouveau] COVID-19 Series - La Victoire est en Nous


 

Confinés, calfeutrés ou au coeur du combat
On a chacun notre manière de se battre.
Un microbe n'abattra pas nos tours d'albâtre,
Regardons en face le fléau qui s'abat.
Ayons le courage de ne pas avoir peur.
Gageons que nos lendemains s'annocent meilleurs.
Espérons, c'est ça qui fera battre nos coeurs,

Nos coeurs qui doivent continuer de chanter
Oubliant l'adversité et les heures sombres.
Un jour les ténèbres ne seront qu'un coin d'ombre.
Souvenons-nous-en, ne nous laissons pas hanter.

Virus, terrorisme, qu'importe la menace,
Accrochons-nous, soutenons-nous et défions-là.
Il va de soi que nous passerons celle-là.
Nous avons dans nos coeurs la sortie de l'impasse.
Croire qu'on peut vaincre, c'est déjà un tournant,
Refuser l'abandon, c'est déjà résister.
Osons l'affront, osons défier, insister.
Nous avons dans nos coeurs la clé du dénouement.
Se donner le courage d'aller de l'avant.

29.3.2020

samedi 21 mars 2020

Confinés et cons finis (2020)

(Nouveau) COVID-19: ils y a ceux qui respectent les règles et les autres ...




Constat déconcertant
Consternant
Quel manque de considération
Sidérant sidéral
Alors oui le confinement
N’est pas confortable
C’est une configuration contraignante
Et certains cons finassent 
Convaincus d’être hors d’atteinte
N’acceptent visiblement aucune contrainte
Contournent ce qui les contraries
Convolent à Nice ou à Paris

Ce qu’on demande
Ce n’est pas compliqué
C’est le contrat pour contrer le virus
Pour contrôler la pandémie
Mais certains n’ont pas compris le contexte
Que le contact c’est la contagion
Continuent à contaminer nos rues
De leur inconscience
Malgré les circonstances

Si vous en voyez, conspuez les

Qu’on se le dise ils se complaisent
Malgré le malaise
Refusent d’être circonscrit
Et hurlent de concert
Que ce n’est que de la conspiration
Des controverses surtout rien de concret
Alors que le compteur ne cesse de les contredire
Qu’on se le dise ce n’est pas un concept
Si chacun est dans son cocon
Ce n’est pas pour qu’un con
Conteste l’évidence
Et se fiche complètement
Que c’est inconvenant

Conspuez les ces cons de tout venant
Qui bravent les règles constamment
Ils prônent la liberté mais c’est tout le contraire
Constat amer que devant la consigne
Des cons finis persistent et signent
Convaincus qu’ils ne seront pas vaincus

Si vous en trouvez conspuez les
Huez les pour les condamner, ces cons damnés

21.3.2020

jeudi 19 mars 2020

Pause (2020)

(New) (COVID-19 Series) Parce que ça s'impose...

 


 

PAUSE
Parce que ça s'impose
Pour stopper la psychose
Qui nous ankylose
On en vient à se battre
Pour du papier rose
Tout le monde veut
Sa ration de cellulose

PAUSE
Pour pas qu'on s'expose
Pour pas qu'on explose
Dans la vie comme au ciné
On avait tout imaginé
De la Bombe A à World War Z
Le terrorisme, le nazisme, l'apartheid
Et nous voilà menacés
Par une toute petite chose

PAUSE
Pas de Stradivarius
Pour accueillir le virus
Mais certains se serrent encore la paluche
Sans savoir qu'ils jouent à la roulette russe

Alors PAUSE
Ô temps suspend ton vol
Ô monde suspend tes viols
Dans un monde qui va de traviole
On avait peut-être besoin d'une nouvelle variole
Pour redresser les choses

Alors PAUSE
Il faut qu'on se pose
Vaincre la sinistrose
Parce que vivre isolé c'est pas tout rose
On a troqué le bordel pour les maisons closes
Au milieu des hirondelles et des roses écloses

Alors PAUSE, on se pose
Plus rien d'autre à faire
Construire son petit paradis
Au milieu de l'enfer
Peut-être nous fallait il le COVID-19
Pour bâtir de nouveaux liens, des ponts neufs
Pour s'ouvrir au monde avec des fenêtres fermées
Montrer que même sans se toucher
On peut toujours rester soudés
C'est d'ailleurs pour ça que je

POSE
La nature est ainsi faite on a horreur du vide
Comme toi je voudrais appuyer sur Avance Rapide

Mais PAUSE
Parce qu'on doit panser la plaie
Avant de penser à rappuyer sur Play
Le temps est suspendu pour de meilleurs lendemain
L'Avenir de ce monde est dans chacune de nos mains.

19.3.2020

vendredi 5 août 2016

De mauvais poil (2009)


Parce que la Guerre du Poil est déclarée ...Il est grand temps de ressortir mon Manifeste Pileux 

(cf. Envoyé Spécial / 4.8.2016: http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/envoye-special-du-jeudi-4-aout-2016_1567269.html)


#Slam


Aujourd'hui je suis de mauvais poil
J'ai un handicap dont les autres se poilent
Je suis un poilu, victime de ma pilosité
Victime de la mode et plein d'animosité

Je ne suis pas de ces Adonis
De ces princes à la peau lisse
De ces mannequins en pain d'épices
A la peau de bébé des mains au pubis.
Moi j'ai mon manteau de fourrure,
Cette bien étrange parure,
J'ai des poils au mains et sur la figure
De la moquette, de la pelouse et une barbe dure.
Tel Frodon Sacquet ou Bilbon le Hobbit
J'ai même des poils sur la ... plante des pieds

Pour autant ...dois je subir ce vil supplice ?
Me résoudre à raser ces immondices
Qui jonchent ma peau de silice...
 

Non, la Gestapo de la peau lisse
Ne me fera pas la peau
J'ose ici l'apo-logie du poil
Que vous aimiez ou po...
cela m'est bien égal.


Elles se jettent comme sur des bâtons de réglisse
Sur ces imberbes huilés à la sauce Ben-Hur
Et l'Homme viril, lui, doit raser les murs
Devant ces femmes ivres de lisses calices
Moi j'ai l'épaisse toison pour l'hiver,
C'est l'expression de mes origines ibères
Elles fantasment sur ces hommes-objets prépubères
C'est plus fort que moi ... ça me véner
Pas en phase avec le rêve des greluches,
Appelez moi
l'abominable homme peluche
Je prends conscience de mon fardeau
Croyez-moi, les poils,
j'en ai plein le dos!

Pour autant ...dois je subir ce vil supplice ?
Me résoudre à raser ces immondices
Qui jonchent ma peau de silice...


Non, la Gestapo de la peau lisse
Ne me fera pas la peau
J'ose ici l'apo-logie du poil
Que vous aimiez ou po...
cela m'est bien égal.

 
De toute façon ma fierté faut que je la ravale
Parce que l'homo-velus est traqué par une cabale
Elles invoquent même des prétextes hygiéniques
La peur que mon tissu épais les irrite
Je ne suis pas un porc-épic où qui se frotte se pique,
Non, embrasser un barbu ne vous donnera pas une gyngivite
Nos balais ne sont pas des réserves à bactéries
Et si nos poils gardent un peu la sueur et l'eau de pluie
Est ce un prétexte pour nous laisser à l'écart
Nous ne sommes mesdames, ni des singes, ni des barbares.
La pilosité n'est pas une maladie dont on hérite
Le frottement sur votre peau n'engendre pas de maux cliniques
Je me demande si les hommes poilus méritent
D'être rejetés pour des prétextes aussi cyniques.


Rasez-moi, 

Rasez-moi, rasez-moi, rasez-moi
Rasez-moi, rasez-moi, rasez-moi
Oui rasez moi si ça vous chante...
Peu importe si derrière je déchante


Rasez-moi si ça vous enchante
Au rasoir ou à la cire brûlante...
J'aurais bien fait ça demain
Si j'avais pas ce maudit poil dans la main
J'y passerai un de ces quatre
Ca nous évitera de couper les cheveux en quatre
Mais vous ne ferez pas table-rase de ma conviction
Parce que par dessus tout j'aime ma toison

Vous nous aimez nus, moi je préfère être à poil
Telle est ma supplique de poilu de mauvais poil
Je suis prêt à bien des sacrifices
Y compris me scarifier à grands coups de Babyliss
Je demande juste en échange, qu'on me caresse dans le sens du poil.


#837 - 21.7.2009

mardi 14 juin 2016

Rimes en -ul (2016)

[nouveau] Quand les libellules font des émules on avale la pilule...
#Slam



Il y a des rimes en l'air, pleines d'émotions
Des rimes en île, des rimes en -sion, haute tension
Les rimes en -al pour nous remonter le moral
Des mots fleuris plein le bocal
Pour changer je placerai, après cette virgule...
C'est un joli préambule
Une belle série de rimes en -ul.

De l'oreillette au ventricule
J'ai les mots qui circulent
Comme un flot de libellules
Un soir de canicule
J'ai chaud, j'ai la langue qui brûle, pas besoin de pull
Les mots somnambules, les mots funambules,
Véhiculent véhiculent bien des messages ,
Des sages, des cris de rage qui sortent d'une cage,
Ma cage thoracique rejette un océan de bulles
Ca va chauffer pour ton matricule
Tu l'attends, tu l'attends cette ... rime en -ul !

Je le savais petite crapule
Reprenons notre fable, tels les travaux d'Hercules
Elle n'a rien de ridicule mais s'impriment sur ton réticule
Cette libellule qui survole un monticule infesté de tarentules
Les mêmes qui parcourent sans détours
Ta peau minée de fistules de pustules
Qui fleurissent comme des campanules
Épanouies des pétales au pédoncule.
Et sur ce, je les vois mon Jules
Les mots juste derrière ta mandibule, ta mâchoire de Pitbull
Prêts à jaillir comme ce qui sort... de nos... vestibules!
En voilà ... Une belle rime en -ul !

Point à la ligne, remets une Majuscule
Pour faire grandir les idées les plus minuscules
Faire des vagues avec des précieuses ridicules
Mais sors les , sors les tes tests, tes tests, ...
Tes essais , tes proses, tes textes, tes points et tes points-virgules
Sois pas une tête de mule, pas de cas de conscience, pas de calcul,
Et Jacques, et Jacques ... Lui aussi aura la parole.
Je sais c'est nul, ici, pas de rimes en -ul !

Mais vas y sors les, sors tout ce que t'as,
Tous ces mots funambules qui circulent dans ta mandibule
Et qui poussent sous tes gencives tels des tubercules...
Laisse les s'exprimer, Jules
Et tout nus sous leur pull, ils exultent, ouvre la boite ... et l'opercule.
Et si t'attends la rime en -ul
Je tends, je tends ... Le micro au poète suivant !

#1104 / 14.6.2016

lundi 30 novembre 2015

Histoire de Q (2008)

La complainte de la lettre la plus ingrate de l'Alphabet...
#Slam




Je suis ronde avec une queue dans le Q !
Vous et moi, ça fait longtemps qu'on s'est connu
Sur les bancs de l'école, avec toutes mes copines
Mais si souvenez-vous, c'était moi la plus coquine.

D'ailleurs y en a une avec qui je m'acoquine
Une que j'ai bien eu, je ne sors jamais sans elle
Y a que le coq coquelet et son zinc le cinq
Qui se permettent de trainer avec moi en son absence.

Je suis ronde avec une queue dans le Q !
Toujours l'objet d'une quinte de questions
Qui suis-je ? A quoi je sers ?
Quand est ce qu'on se voit ? Quel temps fait-il ?
Je suis au milieu de toutes les questions QQ.
Une chose est sûre je suis loin d'être quelconque
Qui que vous soyez je vous inspire déjà désir et dégout,
Entre vous et moi c'est une affaire de goût.

Je suis ronde avec une queue dans le Q !
Je suis à l'origine de tous les scandales
Le mobile de tous ceux qui ont la dalle…
Tendez l'oreille, voyez, on ne parle que de moi...
Je suis atypique, je suis peu banale
Plutôt du genre à rester dans les ...anales
D'ailleurs de temps en temps sur Canal
Il y a un film dont je suis la star.

Ma réputation chacun s'assoit dessus
Y a même des têtes de glands qui me crachent dessus !
Je le concède je dis souvent de la merde
Mais avouez qu'à mon sujet y a des gifles qui se perdent.

Je suis maladroite et nouille et pourtant je me débrouille
D'ailleurs sans moi la coquille partirait en couille…
Je suis une brute épaisse, je suis d'une drôle d'espèce
Mais est-ce une raison pour me prendre pour une paire de fesses ?

Je suis de l'alphabet la lettre la plus ingrate,
Celle qu'on touche, celle qu'on tape, qu'on perfore et qu'on gratte
Je suis une lettre qui sent mauvais, avec un lourd vécu.

Je suis ronde avec une queue dans le Q !
Mais foutez moi la P, ne me pompez pas l'R je suis la lettre Q.

#703 - 18.4.2008

mercredi 24 septembre 2014

Phobos (2010)

La planète de la Peur




Bienvenue sur Phobos
Planète bleue où la peur est torpeur.
Tu as peur de ton père ou de ton boss
C'est normal ce n'est pas une erreur.

On connait tous ce parfum rance
Depuis le début de l'Enfance
Vous ne me ferez pas croire
Que petit vous n'aviez pas peur du noir.

On a peur de voir car peur de savoir
Peur d'apprendre car peur de comprendre
Peur du flou et des incertitudes
Peur du vide et de la solitude
Peur de parler car peur d'avouer
Peur d'essayer car peur d'échouer
Peur d'avoir honte et peur de pleurer
On a peur de grandir car peur de vieillir.

Dès le départ on nous apprends à trembler
Pas étonnant qu'on cherche à nous accabler
C'est l'armée de nos phobies qui nous assiège
Pour mieux nous faire croire qu'on nous protège.
Tu te méfie d'autrui car tu n'es pas comme lui
Ce qui est différent, étranger nous ennuie et nous nuit
C'est vrai le jour, et encore plus la nuit
Ne vois tu pas ce qui te poursuit ? ...

...Oui, elle est là, cette masse derrière toi
Elle te poursuit, suit chacun de tes pas...


On fuit toutes les mains même celles qui se tendent
Car il n'y a pas un danger qu'on n'appréhende
Oui, la vie est un manège qui n'a rien de tendre...
"Arrêtez, arrêtez, je veux descendre!"

On a peur du bruit et peur du silence
Peur de la nuit et de la violence
Peur de se faire mal et peur de saigner
Peur de perdre et même peur de gagner
Peur d'être seul ou mal accompagné
Peur des amis car peur d'être trahi
Peur de céder car peur de s'unir
On a peur de s'aimer car peur d'en souffrir

Rien de tel qu'une dose d'Adrénaline
La peur c'est notre dose d'héroïne
On se sent mieux exister sur le qui-vive
Joins-toi à la psychose collective !
Il suffit d'un sac de sport
Pour paralyser les transports
Va au match et on te fouille à corps
Quelque chose derrière toi te poursuit encore...

Elle te suit et transpire dans tes pores
Te file discrètement le long des corridors.


On a peur de fumer car peur du cancer
Peur de pêcher car peur de l'enfer
Peur de manger car peur de grossir
Peur de boire car peur des déboires
Peur de voler car peur de tomber
Peur de bouger car peur du danger
Peur du passé et peur de l'avenir
On a peur de vivre car peur de mourir

Tu sais qu'elle te suit et ça t'opresse
Tu te retournes happé par le stress
Elle te file encore cette masse sombre...
Tu as peur... de ta propre ombre!


Tu la sens cette psychose qui t'ankylose
Et qui te glace, te pétrifie jusqu'à l'os
La peur est là ... partout... Bienvenue sur Phobos !


#923 - 12.5.10