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mardi 12 mars 2019

Une fois de plus (2019)

[nouveau] Au delà des désillusions ... il reste la passion...

Une fois de plus tu as failli
Une fois de plus tu as trahi
Cette confiance que j'avais placé en toi
Une fois de plus se sont dérobés les espoirs
Que l'on place dans le Grand Soir.

Tu m'avais pourtant emmené au firmament
Dans la magie du "Théâtre des Rêves"
C'est brusquement, tristement
Que la symphonie s'achève.

C'était une soirée noire, un soir de terreur
Une mauvaise passe où tout n'était qu'erreur (Kehrer)
De l'ambition, de l'envie, il en manquait un zeste
Et l'on regrettera surtout quelques mauvais gestes.

Une fois de plus tu auras tout gâché
On partait heureux et on revient fâchés
Tu as éteint le rêve rouge et bleu
Laissant nos espérances dans un ciel brumeux.

Entends-tu, dans ton Parc la fureur qui s'époumone ?
Qui te traite d'incapable, d'enfant gâtée, de bouffonne (Buffon)
Peu importe le cri des âmes courroucées
Il nous faut encaisser, et malgré tout avancer.

Une fois de plus tu perds la main
Une fois de trop diront certains
Mais ce serait oublier 
(Killian) Qu'il y a naufrage et naufrage
Ce serait oublier
Notre passion et notre rage
QU'il n'y a pas d'odyssée sans traverser d'orages
Qu'il n'y a pas ciel où il n'y ait de nuages.
Et pour cela je serai toujours ton otage
Otage de tes hauts, de tes bas
Et derrière toi même au plus bas.

Devant un tel tintamarre
Il serait facile de dire "J'en ai marre" (Neymar)
Et de laisser la meute tels des Matador
Abattre les derniers espoirs qui te tiennent au corps,
Tes rêves de gloire, d'Europe et de Ballons d'Or.

Car oui, Paris, une fois de plus tu m'as déçu
En laissant ton côté sombre reprendre le dessus
Mais sais-tu qu'elle (Tuchel) est ma foi en toi ?
Sais-tu que toi et moi
C'est une histoire qui jamais ne déraille
Je te suis depuis l'époque de Raï
Et mon soutien reste sans failles.

Paris, ville lumière, club lumière
Un jour on te (Verrati) verra t'illuminer, grande et fière.
PSG signifie pour certains 'Pas sûrs de Gagner'
Réputation revenue encore t'égratigner
Un jour tu iras vraiment Gagner
Et moi, je ne t'aurai jamais renié.

Une fois de plus tu as pris l'eau
Mais 'Fluctuat Nec Mergitur' dit la devise
Tu nous fait 'rêver plus grand' même quand tu divises

Une fois de plus, mais pour moi, jamais une fois de trop.

#1129 - 12.3.2019

dimanche 18 octobre 2015

Noir c'est noir (2004)

Pas grand chose de nouveau 9 ans plus tard ... Ah oui changer la fin peut-être...

Noir c'est noir

"Noir c'est noir
Il n'y a plus d'espoir"
Image d'un cauchemar
D'une invasion barbare

Noir comme la mort
Celle qui nous a frappé
Comme un coup d'épée
Pas de place pour les remords

La loi des hommes en noir
S'est faite sentir dès le "haka"
Rongés de trouille et de tracas
Pas de place pour les espoirs

Marée bleue submergée d'une marée noire
Le coq n'a fait que s'embourber
Dans le pétrôle, la crète imbibée
Il s'est pris le ballon ovale en pleine poire

Noir c'est noir
Quinze statues d'ivoire
Ont broyé dans leur entonnoir
Tous les rêves de victoire

Le coq a le bec dans l'eau
Quinze crèpes étalées
Le rouleau compresseur est passé
Il est plumé, quinze balles dans la peau

Noir c'est noir
Et la tarte des "blacks"
Tout le monde samedi soir
Se l'est mangé dans la barbaque

A un an de la grande messe
Au sommet même du ridicule
Criblés de bleus, si notre sang circule
C'est parce qu'on tient encore nos promesses
Mais face aux noirs, on en perd l'espoir
De passer ne serait ce que les éliminatoires 


#468 - 13.11.2006

mardi 23 juin 2015

Ronaldinha (2007)

Parce que c'est beau le football avec des tresses


Elle a jonglé avec moi
Avec autant d'aisance qu'avec un ballon
J'en suis encore pantois
Tant elle m'a fait perdre la raison

J'étais tombé dans ses feintes de regard
Trop attardé dans la danse de ses passements de jambes
Avec ses charmes, ses gri-gri qui me rendaient hagards
Avec lesquelles plus vite qu'un stade, ma chair flambe.

En bon défenseur des cages de mon coeur
Elle m'a happé de ses dribbles provocateurs
Et je me suis jeté dans un tacle de douceur,
Roulettes et rateaux, elle est partie à 100 à l'heure.

C'est ainsi que je me suis retrouvé sur la touche
Très loin de la pelouse de son jardin d'Eden.
J'observais avec effroi sa conduite un peu louche
Et les une-deux de son esprit schizophrène.

La balle toujours dans son camp, elle jouait attaquant,
La belle sans effort multipliant les feintes de corps
Egarements, disquettes et prétextes en faux semblant
Devant mes envies de la revoir encore et encore.

Elle a dribblé avec mon âme
Encore mieux que Messi avec un ballon
Elle m'a éliminé dans des fumigènes de drâme
Avant de détaler comme un étalon

Adressant un carton rouge à mes émotions,
Pur châtiment tiré en pleine lucarne
Me projetant dans le filet de mes illusions
Me laissant à mes réalités dont le vide s'acharne.

Malgré toutes mes parades je n'ai rien pu faire
J'ai laissé se défiler la belle aux cils effilés
Me laissant sans repère après son ultime transfert
Où elle pensait sans doute trouver un ciel plus étoilé.

Elle m'avait surpris, elle m'avait séduit
Elle s'était distinguée, elle s'était démarquée
Une étoile filante en un soubressaut enfuie
Ce qui est sûr, c'est qu'elle m'aura marqué.


565 - 12.6.7

jeudi 31 juillet 2014

Ikea (2007)





Mon histoire ressemble à ces magasins
Ingénieux avec du sens pratique
A l'emporte pièce la caisse pour tocsin
Tortueux et en sens unique

Immolé par une allumette suédoise,
Brûlant d'envie de meubler la conversation
Je l'invitai à aller boire une cervoise
En 'tout bien tout honneur' sans malversations

Je ne suis pas une armoire à glace
Mais malgré ma charpente mal achalandée
Je me fit vite de la place
Sur un baldaquin entre deux lampes de chevet

Je m'amusais alors dans le noir
A me brûler de ses halogènes érogènes
A étrenner ses charnières ses tiroirs
Dans des suées de plaisir sans gène.

Pas besoin de schéma de montage
Dans cette amourette en kit
Étagères à tous les étages,
Tout s'est monté bien vite.

Je cherchais le défaut, le vice caché,
Elle est comme ces meubles criblés de secrets,
Dans les compartiments, des rochers,
D'autres sentiments sans doute ancrés.

J'ai tout démonté avec un tourne-vice,
Tant de douceur, ce n'est pas commode,
Son âme était comme les notices:
Un plan bizarre dont on ne palpe pas la méthode.

J'étais sur un lit escamotable, à dormir debout,
A entendre ses amants gémir dans le placard,
La blonde aux yeux bleus n'était pas à son premier coup
Grattait dans ma mezzanine le cafard.

Ivre à m'en donner la gueule de bois,
J'ai laissé le meuble tomber en immondices
J'ai dévissé la vis à bois
Qui faisait tenir cet édifice.

Mon histoire sonnait le tocsin,
Tortueuse et en sens unique,
Maintenant quand j'entre dans le magasin,
C'est blasé avec le regard cynique.
Marre de l'amour à l'emporte pièce
Que l'on monte soi-même avec un tournevis,
L'amour vrai n'est fait que d'une seule pièce,
A l'épreuve du temps et des vices.

#538 / 10.4.2007