J'y pense parfois dans mes nuits blanches
A cette cité aux pierres blanches
Lointaine, mais dans mon cœur si proche
Que je pourrais presque en caresser les roches
Une cité qui trépigne et tremble
Parfois à forte magnitude
Perchée à 2300 mètres d'altitude
Si loin, si proche qu'elle semble
Parfois habiter en moi.
Elle est sublime elle me domine
Comme le Misti face à elle.
Elle m'observe, forte citadelle
De ses grandes pierres d'albumine
A moins que ce ne soit du Sillar.
Même sans y être je m'y égare
Comme le ferait le grand Melgar
Poète émérite de ma cité inédite
Où une partie de mon cœur encore habite.
Cité des volcans ou même les gens sont volcaniques
Elle est toute proche, juste au bout du monde
C'est un tableau, que dis-je une Joconde
Lorsque le soleil anime de son œil unique
Sa place d'Armes, sa Cathédrale
Ses rues pavées pleines de vie
Pleine de l'énergie de ses piments farcis
De Cayma a Yanahuara
D'Umacollo au cloître de Santa Catalina.
Arequipa, la blanche du bout du monde
Loin de Paris ma belle blonde
J'ai ramené près de moi ton plus beau trésor
Et pourtant tu me manques, chaque année encore
Lorsque ton carnaval du 15 Août te pare d'or.
Arequipa, mon autre patrie, Cuidad Blanca
Avec tes rues, ta campagne et ton Colca
Un jour je reviendrai vers toi.
Pour te retrouver, toi, la complice de mes émois
Témoin de mariage et de mes plus fous mirages
Si le Misti est ton roi
De mon monde, tu es le toit.
15.8.2014