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samedi 23 février 2013

Le Mariage tue ? (2013)



"Le Mariage tue le slam ?"
La poésie, la voix de mon âme
Serait éteinte comme une flamme
Du moment que je suis mari d'une femme ?

Le mariage tuerait l'art ?
Quel cauchemar, quel traquenard!
On parle de nouveau départ
Mais vous voudriez que je me sépare
De mon plus bel étendard ?
Comme l'abeille meurt en perdant son dard
Sans ma plume je serais comme ces zombies hagards,
Les anonymes que l'on croise sur les trottoirs
M'enlever la poésie c'est me voler mes espoirs.

Je reconnais, il est vrai que j'écris moins de textes
Mais je n'invente pas de prétextes
Ma protégée est entre mon majeur et mon index
Avoir une bague à l'annulaire n'a rien mis à l'index.

Le mariage n'est pas venu assassiner mes turpitudes
C'est juste qu'il a bousculé mes habitudes
Il n'y a ici ni servitude ni solitude
Et même si les temps sont rudes
Je veux écrire de nouveaux soleils
J'ai la fantaisie en sommeil
Mais j'attends juste son réveil
Et je sais que rien ne sera plus pareil
Si ce n'est que je continuerai à vous bercer les oreilles.
J'ai de nouveaux idéaux, un nouvel absolu
Mais le temps des bohèmes n'est pas révolu.

Le mariage est une révolution du quotidien,
On pense à deux, on pense uni et ça fait du bien
Car quand on rêve ensemble, on rêve plus grand.

Donc, non, le mariage ne tue pas le slam
Il fait naître en moi une nouvelle flamme
J'ai envie d'écrire comme j'ai envie de bâtir
Et construire ça prend du temps,
Construire son univers et construire des vers
Les deux sont importants.

Les poète n'est pas mort
Et ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort,
J'irai à la conquête de nouveaux trésors
Car je reste un charmeur de mots
En sommeil, il est vrai toujours en repos,
Une phalène poétoïde en pleine chrysalide
Si je puis me permettre cette métaphore.
Non, le mariage ne tue pas le slam
Il n'étouffe pas, bien au contraire, il fait grandir l'âme.

#1049 - 23.2.2012

lundi 31 décembre 2012

Dessert, plat, entrée (2011)

"une idée de menu pour les fêtes..."



J'ai ouï dire dans un film hier
Que le mariage était un repas
Qui commençait par le dessert,
Je n'entends pas en faire un plat
De ce que j'ai découvert
Mais s'il faut remettre le couvert
Je ne ferais qu'une bouchée
De tous nos délices.
Barbouillé de crème fouettée
Tel sera mon supplice.

La formule ne sera plus entrée, plat, dessert,
Puisqu'il faut déguster le philtre à l'envers,
En entrée je prendrai donc un mille feuille
Comme le carnet de route du saint honoré
Que je suis quand je dévore la vie à tes côtés.

Lorsque je t'effleure ou que je t'effeuille
Ma vie n'est pas religieuse
Mais saupoudrée de chocolat
Et je remercie l'espoir
De m'avoir extrait de ma forêt noire.

Le menu commencera alors
Par un mets aussi croquant que gourmand
Avec des accents sensuels et sucrés
Puisse je ne pas avoir un poids sur l'estomac
Lorsqu'il faudra passer au plat.

Car oui, une fois les plaisirs consommés,
Notre flamme un brin consumée
On nous servira le plat du fond,
Le plat de résistance
Ce qu'on vivra sera plus profond
Et il en sera fini de notre innocence.
Je ne sais pas ce qui nous attend
Mais ce sera un beau morceau
Une pincée de cumin, un souffle de safran
Nos nerfs sur le grill, le moral au fourneau
Mais nos yeux tournés vers les cieux
On saura rendre ces instants savoureux.
Et c'est une fois les cheveux poivre et sel
Que l'on réalisera a quel point la chose fut belle.

Ce plat là nous en sommes à l'orée
Pour qu'il passe bien on saura l'arroser
De la pureté de nos âmes dévouées.

Après, la sortie aura des airs d'entrée,
Une sauce d'instants subtils et légers
On verra s'amoindrir nos envies
Puisque c'est en mangeant que vient l'appétit.

Ainsi prenons nous le menu dessert, plat, entrée
Avec un dessert qu'on est tout juste en train d'entamer,
On saura le savourer comme chaque instant, chaque entremet de la vie,
Car on est gourmand de plaisirs et d'envies.
Si la vie est un menu, l'existence une fable
On va la déguster et on est pas prêt de sortir de table.

#1044 - 31/12/2011