Bonjour, certains me connaissent d'autres moins, je suis YonL (Lionel de mon vrai prénom), poète et slammeur en région parisienne. J'ai écris un peu, beaucoup et même passionnément depuis l'âge de 9 ans. La Poésie est une maladie dont on ne peut pas guérir, et c'est tant mieux.
vendredi 13 mars 2026
Sobriété (J'écris ton nom) (2026-revision)
vendredi 24 mars 2023
Un je t'aime ça voyage (2023)
L'amour est une course parsemée d'obstacles
C'est cela d'ailleurs ce qui fait tout son spectacle.
Quoi qu'on lui dise le coeur à ses raisons
Il ne voit aucune cloison, seulement l'horizon
Pour étendre ses rêves et les faire éclore
Il vise l'infini pour mieux arriver à bon port.
Alors peu importe la mission qui l'appelle
Laisse le partir un "je t'aime" c'est rebelle.
L'amour est un élan ignorant les contraintes
Il peut passer des frontières pour une étreinte
Il est le passeport à toutes les folies,
Le passe-droit des ivresses et des envies,
Il fait fi de nos plus grandes appréhensions
Il se moque de l'étiquette et des conventions
Alors si ton coeur veut faire passer un message
Fais le circuler un "je t'aime" ça se partage.
Visibles ou invisibles elles sont nombreuses
Les barrières qui mènent à la nébuleuse,
Mais l'amour est une énergie au potentiel
Qui défie l'entendement et perce le ciel.
L'amour transpire pour le meilleur et même le pire
Laisse le s'exprimer, laisse le s'écrire
Et s'il déborde au delà même des pages
Laisse le s'envoler un "je t'aime" ça voyage.
24.3.2023
vendredi 7 octobre 2022
Sobriété (J'écris ton nom) (2022)
A la manière de "Liberté" de Paul Eluard
Sur mes piles de vêtementsSur mon lave-vaisselleSur tous mes chargeursJ'écris ton nom Sur mes écharpes tricotéesSur ma petite laine et mon col rouléEt sur mes plats surgelésJ'écris ton nom Sur mes ampoules basse consommationSur mes boites de pilesSur la machine qui sèche mon lingeJ'écris ton nom Sur mes écrans à LEDSur mon clavier d'ordinateurSur le thermostat des radiateursJ'écris ton nom Sur ma box et mon WifiSur le bouton volume de ma chaîne HifiSur mes interrupteursJ'écris ton nom Sur mon appareil à racletteSur ma cocotte minuteSur la sauce des paupiettesJ'écris ton nom Sur les rouleaux de PQSur les paquets de pâtesSur le four et la casseroleJ'écris ton nom Sur la lampe qui s’allumeSur la lampe qui s’éteintSur nos efforts réunisJ’écris ton nom Sur nos carburants et nos combustiblesSur mes alumettes et ma boite à fusibleSur nos besoins élementairesJ'écris ton nom Sur tous les boitiersSur toutes les bornesSur tous les robinetsJ'écris ton nom Sur nos panneaux et nos lampadairesSur les présentoirs et vitrinesSur l'écriteau de la piscineJ'écris ton nom Sur l'appel à la retenueSur nos plaisirs défendusSur le vent qui nous souffle dessusJ'écris ton nom Sur ces petits gestes et petites mesuresSur les inquiétudes de notre futurQue l'on paiera en petites coupuresJ'écris ton nom Sur la fin de l'abondanceSur la fin de l'insoucianceSur l'inquiétude naissanteJ'écris ton nom Sur le Qatar et sur l'UkraineSur l'économie toujours sereineSur ces refrains qui nous malmènentJ'écris ton nom Sur nos crises hypocritesSur nos murs qui s'effritentSur ce monde qui va trop viteJ'écris ton nom Sur les élans poétiquesSur notre courage politiqueSur nos bilans écologiquesJ'écris ton nom Sur nos généreuses offrandesSur le rendement des dividendesSur les ailes des jets privésJ'écris ton nom Sur les pénuries et la stagflationSur nos efforts sans ambitionSur cet hiver sous haute tensionJ'écris ton nom Sur le lit de nos LibertésSur l'autel de l'EgalitéSur l'impérieuse FraternitéJ'écris ton nom Et puisque tu seras le maitre motD'un hiver sous le signe de la résistanceJe me plierai aux règles de ton jeu ...SOBRIETE
lundi 9 mai 2022
Belles phégores (2022)
Belles sous cloche, belles qu’on amoche
belles prisonnières
Belles en enfer
Belles au masque de fer
Belles de la mauvaise Terre
Belles sans atmosphère
Belles dans un coffre fort
Belles fantômes…
Belles phégores !
Vous êtes les roses qu’on ne laisse pas éclore
Vous êtes un gâchis qu’on déplore
Des larmes étouffées qu’on éplore
Des plaintes qui s’évaporent , qu’on étouffe
Sans murmures pas même un ‘ouf’
Vous êtes des propriétés privées
Privées de parole et de liberté
Privées de toute expression, même de la beauté
Propriétés privées même de la lumière du jour,
Lumières éteintes d’un abat-jour
Il viendra un jour
Par humanité ou par amour
Où le temps suspendra son voile obscur
Pour vous donner un nouveau futur.
Belles sous clé
Belles souffrantes
Belles étouffées
A la douleur ardente,
Vous êtes comme toute autre des trésors
Qu’il faut extraire des griffes d’un mauvais sort.
9.5.22
vendredi 21 mai 2021
Figés sur les vaccins (2021)
(nouveau) COVID Series - liberté conditionnée en petits flacons...
Certains diront enfin
Enfin la fin d'un long refrain
Même si la vie reprend avec le pied sur le frein
Il faut dire qu'il faut être un bon devin
Pour savoir ce qu'on fera aujourd'hui ou demain
Il faut dire qu'on a pas forcément la main
Il reste encore du chemin avant que sonne le tocsin
Nos espoirs restent figés sur les vaccins.
La vie reprend ainsi son chemin
Expo au musée ou terrasse avec un bon vin
Chacun a son péché mignon, son plaisir défendu
Qu'on lui laisse enfin avec la main tendue
Liberté, j'écris ton nom, mais je te conjugue au conditionnel
Tant ce qui était normal nous parait exceptionnel
Et même si selon toute vraisemblance
On entre simplement dans une belle efferversence
Est-ce un vrai bol d'air ou bien une nouvelle bulle ?
Personne n'est jamais assez fort pour ce calcul.
Mais pourquoi ne pas en profiter ?
De ces vannes qui s'ouvrent à l'aube même de l'été
Vous reprendrez bien pour revigorer vos âmes calcinés
Un peu de théâtre, une expo ou un petit ciné ?
Demeures , domaines et chateaux pour une visite
Ca nous changera de nos 10 km d'orbite
Alors allons-y , hop, tous en voiture
Il est grand temps qu'on s'envoie dans la culture.
Certains diront enfin
Enfin la fin d'un long refrain
Et arrêterons même de ronger leur frein
Fini ces courses qui ne vont plus au but
Ces exploits qui résonne avec grand echo
Ces Théâtres des Rêves qui rêvent à huis clos.
On va retrouver avec bonheur
Quelques hourras, quelques clameurs
On va retrouver des sensations
Bien meilleures qu'avec un tennis en pension
La saison du vide arrive à son terme
Y en avait ras le bol de ce sport qui s'enferme.
Vivre ou survivre ? Vivre en laissant mourir ?
Tous ces dilemmes qu'on a dû subir
Appartiennent-ils maintenant au passé ?
Difficile à dire tant la ligne est effacée
Entre une liberté passagère et un cloisonnement glacé
On aura beau se dire que le plus dûr est passé
Il nous reste l'interdiction de rester serein
Tant notre vision reste figée sur des vaccins.
21.5.21