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vendredi 13 mars 2026

Sobriété (J'écris ton nom) (2026-revision)

 

A la manière de "Liberté" de Paul Eluard

(déja écrit en 2022, mais avec quelques nouvelles phases)

Sur mes piles de vêtements
Sur mon lave-vaisselle
Sur tous mes chargeurs
J'écris ton nom

Sur mes écrans à LED
Sur mon clavier d'ordinateur
Sur le thermostat des radiateurs
J'écris ton nom

Sur les rouleaux de PQ
Sur les paquets de pâtes
Sur le four et la casserole
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur nos efforts réunis
J’écris ton nom

Sur nos carburants et nos combustibles
Sur mes allumettes et ma boite à fusible
Sur nos besoins élémentaires
J'écris ton nom

Sur tous les boitiers
Sur toutes les bornes
Sur tous les robinets
J'écris ton nom

Sur l'appel à la retenue
Sur nos plaisirs défendus
Sur le vent qui nous souffle dessus
J'écris ton nom

Sur ces petits gestes et petites mesures
Sur les inquiétudes de notre futur
Que l'on paiera en petites coupures
J'écris ton nom

Sur la fin de l'abondance
Sur la fin de l'insouciance
Sur l'inquiétude naissante
J'écris ton nom

Sur l'Assemblée décomplexée
Sur leurs avantages non partagés
Sur le futal de Gérard Larcher
J'écris ton nom

Sur l'Iran et sur l'Ukraine
Sur l'économie toujours sereine
Sur ces refrains qui nous malmènent
J'écris ton nom

Sur le détroit d'Ormouz
Sur tous les trafics de flouze
Sur le lubrifiant de leurs partouzes
J'écris ton nom

Sur les mesures gouvernementales
Sur notre surcharge mentale
Sur l'évasion fiscale
J'écris ton nom

Sur nos crises hypocrites
Sur nos murs qui s'effritent
Sur ce monde qui va trop vite
J'écris ton nom

Upon a world too slow, for sure
Upon a world to be reformed
Upon the "Aviator" glasses
I write your name

Sur les élans poétiques
Sur notre courage politique
Sur nos bilans écologiques
J'écris ton nom

Sur nos généreuses offrandes
Sur le rendement des dividendes
Sur les ailes des jets privés
J'écris ton nom

Sur le lit de nos Libertés
Sur l'autel de l'Egalité
Sur l'impérieuse Fraternité
J'écris ton nom

Et puisque tu reste un maitre mot
Dans un monde toujours plus proche de l'implosion
Je me plierai aux règles de ton jeu ...

Sobriété !

6.10.22 / 13.3.26

vendredi 24 mars 2023

Un je t'aime ça voyage (2023)

 L'amour est une course parsemée d'obstacles
 C'est cela d'ailleurs ce qui fait tout son spectacle.
Quoi qu'on lui dise le coeur à ses raisons
Il ne voit aucune cloison, seulement l'horizon
Pour étendre ses rêves et les faire éclore
Il vise l'infini pour mieux arriver à bon port.
Alors peu importe la mission qui l'appelle
Laisse le partir un "je t'aime" c'est rebelle.

L'amour est un élan ignorant les contraintes
Il peut passer des frontières pour une étreinte
Il est le passeport à toutes les folies,
Le passe-droit des ivresses et des envies,
Il fait fi de nos plus grandes appréhensions
Il se moque de l'étiquette et des conventions
Alors si ton coeur veut faire passer un message
Fais le circuler un "je t'aime" ça se partage.

Visibles ou invisibles elles sont nombreuses
Les barrières qui mènent à la nébuleuse,
Mais l'amour est une énergie au potentiel
Qui défie l'entendement et perce le ciel.
L'amour transpire pour le meilleur et même le pire
Laisse le s'exprimer, laisse le s'écrire
Et s'il déborde au delà même des pages
Laisse le s'envoler un "je t'aime" ça voyage.

 24.3.2023

vendredi 7 octobre 2022

Sobriété (J'écris ton nom) (2022)

 A la manière de "Liberté" de Paul Eluard

 
Sur mes piles de vêtements
Sur mon lave-vaisselle
Sur tous mes chargeurs
J'écris ton nom
 
Sur mes écharpes tricotées
Sur ma petite laine et mon col roulé
Et sur mes plats surgelés
J'écris ton nom
 
Sur mes ampoules basse consommation
Sur mes boites de piles
Sur la machine qui sèche mon linge
J'écris ton nom
 
Sur mes écrans à LED
Sur mon clavier d'ordinateur
Sur le thermostat des radiateurs
J'écris ton nom
 
Sur ma box et mon Wifi
Sur le bouton volume de ma chaîne Hifi
Sur mes interrupteurs
J'écris ton nom
 
Sur mon appareil à raclette
Sur ma cocotte minute
Sur la sauce des paupiettes
J'écris ton nom
 
Sur les rouleaux de PQ
Sur les paquets de pâtes
Sur le four et la casserole
J'écris ton nom
 
Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur nos efforts réunis
J’écris ton nom
 
Sur nos carburants et nos combustibles
Sur mes alumettes et ma boite à fusible
Sur nos besoins élementaires
J'écris ton nom
 
Sur tous les boitiers
Sur toutes les bornes
Sur tous les robinets
J'écris ton nom
 
Sur nos panneaux et nos lampadaires
Sur les présentoirs et vitrines
Sur l'écriteau de la piscine
J'écris ton nom
 
Sur l'appel à la retenue
Sur nos plaisirs défendus
Sur le vent qui nous souffle dessus
J'écris ton nom
 
Sur ces petits gestes et petites mesures
Sur les inquiétudes de notre futur
Que l'on paiera en petites coupures
J'écris ton nom
 
Sur la fin de l'abondance
Sur la fin de l'insouciance
Sur l'inquiétude naissante
J'écris ton nom
 
Sur le Qatar et sur l'Ukraine
Sur l'économie toujours sereine
Sur ces refrains qui nous malmènent
J'écris ton nom
 
Sur nos crises hypocrites
Sur nos murs qui s'effritent
Sur ce monde qui va trop vite
J'écris ton nom
 
Sur les élans poétiques
Sur notre courage politique
Sur nos bilans écologiques
J'écris ton nom
 
Sur nos généreuses offrandes
Sur le rendement des dividendes
Sur les ailes des jets privés
J'écris ton nom
 
Sur les pénuries et la stagflation
Sur nos efforts sans ambition
Sur cet hiver sous haute tension
J'écris ton nom
 
Sur le lit de nos Libertés
Sur l'autel de l'Egalité
Sur l'impérieuse Fraternité
J'écris ton nom
 
Et puisque tu seras le maitre mot
D'un hiver sous le signe de la résistance
Je me plierai aux règles de ton jeu ...
SOBRIETE

lundi 9 mai 2022

Belles phégores (2022)



Belles sous cloche, belles qu’on amoche
belles prisonnières
Belles en enfer
Belles au masque de fer
Belles de la mauvaise Terre
Belles sans atmosphère
Belles dans un coffre fort
Belles fantômes…
Belles phégores !

Vous êtes les roses qu’on ne laisse pas éclore
Vous êtes un gâchis qu’on déplore
Des larmes étouffées qu’on éplore
Des plaintes qui s’évaporent , qu’on étouffe
Sans murmures pas même un ‘ouf’
Vous êtes des propriétés privées
Privées de parole et de liberté
Privées de toute expression, même de la beauté
Propriétés privées même de la lumière du jour,
Lumières éteintes d’un abat-jour
Il viendra un jour
Par humanité ou par amour
Où le temps suspendra son voile obscur
Pour vous donner un nouveau futur.

Belles sous clé
Belles souffrantes
Belles étouffées
A la douleur ardente,
Vous êtes comme toute autre des trésors
Qu’il faut extraire des griffes d’un mauvais sort.

9.5.22

vendredi 21 mai 2021

Figés sur les vaccins (2021)

 (nouveau) COVID Series - liberté conditionnée en petits flacons...


 

Certains diront enfin
Enfin la fin d'un long refrain
Même si la vie reprend avec le pied sur le frein
Il faut dire qu'il faut être un bon devin
Pour savoir ce qu'on fera aujourd'hui ou demain
Il faut dire qu'on a pas forcément la main
Il reste encore du chemin avant que sonne le tocsin
Nos espoirs restent figés sur les vaccins.

La vie reprend ainsi son chemin
Expo au musée ou terrasse avec un bon vin
Chacun a son péché mignon, son plaisir défendu
Qu'on lui laisse enfin avec la main tendue
Liberté, j'écris ton nom, mais je te conjugue au conditionnel
Tant ce qui était normal nous parait exceptionnel
Et même si selon toute vraisemblance
On entre simplement dans une belle efferversence
Est-ce un vrai bol d'air ou bien une nouvelle bulle ?
Personne n'est jamais assez fort pour ce calcul.

Mais pourquoi ne pas en profiter ?
De ces vannes qui s'ouvrent à l'aube même de l'été
Vous reprendrez bien pour revigorer vos âmes calcinés
Un peu de théâtre, une expo ou un petit ciné ?
Demeures , domaines et chateaux pour une visite
Ca nous changera de nos 10 km d'orbite
Alors allons-y , hop, tous en voiture
Il est grand temps qu'on s'envoie dans la culture.

Certains diront enfin
Enfin la fin d'un long refrain
Et arrêterons même de ronger leur frein
Fini ces courses qui ne vont plus au but
Ces exploits qui résonne avec grand echo
Ces Théâtres des Rêves qui rêvent à huis clos.
On va retrouver avec bonheur
Quelques hourras, quelques clameurs
On va retrouver des sensations
Bien meilleures qu'avec un tennis en pension
La saison du vide arrive à son terme
Y en avait ras le bol de ce sport qui s'enferme.

Vivre ou survivre ? Vivre en laissant mourir ?
Tous ces dilemmes qu'on a dû subir
Appartiennent-ils maintenant au passé ?
Difficile à dire tant la ligne est effacée
Entre une liberté passagère et un cloisonnement glacé
On aura beau se dire que le plus dûr est passé
Il nous reste l'interdiction de rester serein
Tant notre vision reste figée sur des vaccins.
21.5.21