mercredi 29 janvier 2020

Un régal de regard (2010)

Elle à les yeux ... Suchard


Des éclats, des pépites, des amandes
Une pupille en praline, un iris cacao
Le tout nappé, offert comme une offrande.
De tous les desserts, il est le plus beau.

C'est un regard fort en chocolat,
On y trouve même une liqueur d'envie
Accompagné d'un sourire croquant plein d'éclats.
C'est un délice qui m'embellit la vie.

Un délice, doux supplice que ton regard complice.
Ce regard gourmand qui me croque encore et encore.
Un délice, doux supplice que ton regard malice
Qui me hante toujours plus encore,
Pour lequel je me mets à nu
Comme l'on se met à table.
Je suis un dessert sous ta mine goulue,
Je suis, comme servi, à ta table.

Je me nourris encore de ce regard
Alors que tes yeux gloutons me dévorent,
Il m'aime, et me savoure, insolent et bavard
Tes yeux sont des truffes, je les adore.

Je dois être le seul à y avoir vu tout ça:
Envie, faim, dégustation et gourmandise.
Je vois bien qu'ils ne pensent qu'à ça.
Je suis ta friandise, ton bonbon, ta convoitise
Qui sous tes braises chocolatées s'attise,
Je fonds sur toi, sous ton emprise,
Ils me dépapillotent comme dans un strip-tease.

Dans tes flammes brunes cerclées de blanc
Je m'immole entier de ton feu insolent.
Tout entier, à ta guise, je m'électrise
Fonds sur toi, en toi, les doigts dans ta prise.

Chocolat, pralines, caramel et vanille,
Ton regard est mon régal, mon dessert gourmand,
Ressert le moi chaque soir, je resterai friand
De tes yeux Suchard qui devant moi scintillent.
Insatiable, gourmand, gourmet et bavard,
Ton regard est un dessert dont je me régale
Servi avec un coulis de mon esprit fêtard
Ressert le moi donc, que de mes yeux, je l'avale.

29.1.10

lundi 27 janvier 2020

iPad (2010)

[27.10.2020] 10 ans déjà que Steve Jobs présentait au monde un objet 'iconique'
Voici une ... ou plutôt 2 versions "épicées" de la Keynote

#Spicy #Pegi18 #Slam



iPad (Pour Lui)

Touche moi, touche moi encore et encore,
Je réagirai au doigt et à l'oeil,
Quand ton écorce touche ma feuille,
Je m'illumine, exhibe mes trésors.

Touche moi que je te réponde.
Ma surface t'est offerte, je te veux,
Fais de moi ce que tu veux,
Je suis tactile et à tes doigts je m'inonde.

Je pourrai tout te montrer, tout te faire,
Mon corps a 150.000 applications
Pour répondre à chacune de tes pulsions.
Je suis interactive, laisse toi faire...

Laisse moi faire, laisse faire l'alchimie.
Celle qui nous lie d'un lien étroit.
Touche moi à tous les endroits,
Je suis patiente, et d'une grande autonomie.

Propose moi tes délires et tes défis,
Montre moi donc tout si tu l'oses.
Et je m'étalerai pour optimiser l'osmose.
Les pensées connectées... en Wi-Fi.

Je saurai évidemment ce que tu veux,
Touche donc chaque pixel de ma peau
Pas besoin de stylet ni de stylo
Caresse moi de toi, tel est ton jeu.

Je m'adapterai selon tes paramètres,
Tourne moi dans tous les sens,
Stimule de ton toucher tous mes sens,
Titille et affole mon accéléromètre.

Mode "bougies" ou mode "orgie"...
Peu importe quelle est ton envie
Je serai ton bijou de haute technologie,
Un compagnon, de jour, de nuit et de vie.

Touche moi, comme tu le ferais d'un iPad
Touche moi, de ta main d'Homme,
Touche moi et je serai ta sérénade,
Jette toi à l'eau. croque moi la pomme !

30.1.10



iPad  (Pour Elles)

Touche moi, touche moi encore et encore,
Je réagirai au doigt et à l'oeil
Comme Adam sous sa feuille.
Touche moi mon corps est d'or.

Touche moi que je te réponde,
Ma surface t'est offerte, je te veux,
Fais de moi ce que tu veux,
Je suis tactile et à tes doigts je m'inonde.

Je pourrai tout te montrer, tout te faire,
Mon corps a 150.000 applications
Pour répondre à chacune de tes pulsions.
Je suis interactif, mais laisse moi faire
Que je sois ta tornade sans accalmie.
Je le sais mon contact est un peu froid
Mais je te donnerai chaud à chaque endroit,
Tu apprécieras, en outre, mon autonomie.

Propose moi tes délires et tes défis,
Montre moi donc tout si tu l'oses
Et je t'étalerai pour optimiser l'osmose.
Les pensées connectées... en Wi-Fi.

Je saurai évidemment ce que tu veux,
J'irai sur chaque pixel de ta peau,
Pas besoin de stylet ni de stylo
J'utiliserai mes doigts ... ou ma ...

Je m'adapterai selon tes paramètres,
Te tournerai dans tous les sens,
Te stimulerai chacun de tes sens,
Affolerai ton accéléromètre.

Mode "bougies" ou mode "orgie",
Peu importe quelle est ton envie
Je serai ton bijou de hot technologie,
Un compagnon, de jour, de nuit et de vie.

Je te toucherai partout, tu seras mon iPad,
Je te troublerai de mon talent d'Homme,
Touche moi pour déclencher la tornade,
Tu seras mon Eve, je te croquerai la pomme.

30.1.10





vendredi 17 janvier 2020

Plus belle la vie (2010)

Slam / actualités - Dans les nouvelles saisons Manu à remplacé Nicolas, Edouard à remplacé François, Laurence a été remplacée aussi, mais le script est-il vraiment différent ?

Coup de théâtre dans l'épisode du soir
François devait venir voir Laurence
Mais c'est Nicolas qui est venu avec son costume noir
Pour réclamer à tous une audience.
François sur ordre, est resté chez lui.
Nicolas lui a dit "y en a qu'un qui parle" ... et c'est lui.

Nicolas est vexé de l'offense,
De voir ainsi sa promise lui échapper
Et se jure une fois de plus que France
Ne pourra pas en réchapper.

Nicolas, vous l'aurez compris, c'est notre protagoniste,
Il avait conquis la belle France au creux de ses souffrances.
C'est le type qui veut toujours montrer qu'il existe
Au risque même de frôler l'outrecuidence,
Le "m'as tu vu" qui s'est même entiché
D'une ex-top model italienne
Pour que les autres restent accrochés
A son modèle de vie mondaine.

Vous pensez avoir déjà vu cet épisode...
Moi aussi et pourtant ... c'est la suite du précédent...

Changement de décor, fondu, plan séquences, tout s'enchaîne
Dans cette série, comme chaque soir, les vents se déchaînent
Patrick a viré Rachid parce qu'il l'a menacé,
Mais Rachid à saisi la HALDE et c'est Patrick qui sera licencié.
Entre 3 réformes de l'omnipersonnage Nicolas
On évoquera le méchant patron de Total
Qui veut fermer une usine, mais on passe vite là,
Les plans sociaux, les fans en ont jusque là...
La police a installé des nouveaux radars
On a affreté un avion pour Dakar
Juste pour ramener les cousins de Malik et Boubacar
En arrière plan, un tétraplégique laissé à l'écart.
On compte augmenter d'un demi pour cent les smicards,
Mais c'est un projet à long terme on verra ça plus tard,
C'est plus urgent d'envoyer les cyber-pirates au mitard,
Ca leur apprendra à télécharger les CD de Carla, les bâtards...

Vous pensez avoir déjà vu cet épisode...
Moi aussi et pourtant ... c'est la suite du précédent,
On reste suspendu au fil rouge qui nous tient en haleine
Celui qui fait qu'on écoute quoi qu'il advienne.

Nicolas parle, Nicolas parle encore,
C'est le seul personnage de la série
Les autres, ce sont un détail, un décor
Les français, du bétail ... et encore...

Laurence l'écoute, comme si c'était son mentor
Peu lui-importe qu'il aie raison ou tort,
Il est la voix du peuple, "v o i x" , "v o i e" qu'importe
C'est sa série, son émission, et le message réconforte
Lucienne et Jeannot accrocs d'un feuilleton
Qui hante les ondes depuis plus de 20 ans.
Il se veut de la réalité, son plus fidèle oeilleton.

Chaque épisode ressemble au précédent
Et semble être écrit pour qu'Hortense aie toujours les jetons.
Page sport, page culturelle, ensuite la météo
Générique et baisser de rideau
Rendez-vous demain 20 heures pour le prochain numéro...
Du journal de TF1 de Laurence Ferrari
Feuilleton quotidien au parfum maudit
Ou vous ne verrez jamais qu'elle est Plus Belle la Vie...

Parce qu'on est tous des télé-otages
Zappez ... ou tournez la page
La réalité se cache derrière les images
A quand des infos réalisées sans trucages...

#913 - 29.3.10

mardi 14 janvier 2020

J'irai nager dans vos troubles (2020)

[Nouveau] Parce que je suis un poète qui aime les eaux troubles. 
ma participation au challenge 'dis-moi dix mots' 2020 ... au fil de l'eau. 

Si la vie est un long fleuve
Son cours n'est pas si tranquille,
Qu'on s'enhardisse ou qu'on s'émeuve
C'est à vau l'eau que les émotions filent.

C'est là que le poète aime à se faufiler
Dans les eaux spittantes de vos esprits
Où les tourments, tels des fluides vont circuler
J'y pose mes filets pour des prises sans prix.

Plouf! Je plonge entre mangroves et corails
A la recherche de murènes dans vos récifs
Avide de perles et de petits détails
La moindre pensée est une pépite d'or massif.

J'irai nager là où nos âmes ruissellent,
Où les émois s'épandent à profusion
Où telles des ondées, les pleurs s'amoncellent
Dans des coeurs de glace ou en pleine effusion.

Derrière vos yeux, noisettes ou myosotis
Se dessinent, s'ébauchent telles des aquarelles
Mes paradis artificiels, mes oasis
La source de mon inspiration, fraîche et naturelle.

J'irai nager dans vos troubles
Au plus profond de vos tourmentes
Même si le courant, d'intensité, redouble
Je saurai me sortir de vos vagues écumantes.

Je ne me laisserai pas engloutir
Parce que sur les bords, il y a toujours de l'espoir,
Toujours une bouée pour vous en sortir.
J'irai nager jusqu'au rives du fleuve noir
Qui serpente en votre for intérieur
J'irai nager pour rendre à vos vies de nouvelles saveurs.

14.1.2020

vendredi 10 janvier 2020

Tant que (2010)

...tant qu'il y aura des poètes

Tant qu'il y aura des hommes,
Tant qu'il y aura des femmes,
Tant qu'il y aura cet opium
Pour nous rendre tout feu tout flamme.

Tant qu'il y aura du désir
Tant qu'il y aura des plaisirs,
A se donner, à prendre, à défendre...
Tant qu'on pourra s'éprendre,
Il y aura des vers à écrire
Pour au mieux décrire
Ces passions qui m'inspirent.

Tant que l'amour transpire
Dans chaque frisson et chaque soupir,
Tant qu'il y aura ce doux zéphyr
Dans l'air qu'on respire,
Tant qu'il y aura du sublime
Il y aura de nouvelles rimes.

Tant que les éclairs planent dans les regards,
Tant qu'il y aura de l'espoir et d'heureux hasards,
Tant qu'il y aura de la luxure et de l'aventure,
Et tant qu'on pourra conjuguer aimer et futur,
Tant que la beauté de nos sentiments perdure
Il y aura une alcôve pour faire naître de belles écritures.

Tant qu'il y aura des sentiments pour se refléter
Dans des regards croisés et des lèvres embrassées
Tant qu'on pourra fêter
Les liens sacrés qui aiment à se tisser
Entre deux êtres liés, coeurs et corps emmêlés,
Tant que l'on pourra d'amour s'immoler,
Se brûler avec les flammes de la volupté
En conjuguant les osmoses avec l'éternité,
Il restera de belles histoires à raconter,
Des éloges à faire de la beauté
Aux passions, aux unions et à l'amour,
Puisse-t-on les connaître toujours
Malgré les temps présents où jour après jour,
Tour après tour les idylles tournent court.

Et tant qu'il y aura ce parfum
Pour enlacer deux "chacuns",
Tant qu'il y aura cette incroyable fantaisie,
Il y aura du rêve, des mots doux et de la poésie.

953 - 14.9.2010

mardi 7 janvier 2020

Dans un film ou dans un livre (2010)

[Pantoum] Tout est tellement simple dans nos fictions...

  J'aimerais être dans un film ou dans un livre.
Évadé de prison, libéré du réel.
A l'instar des héros, des passions finir ivre.
Chaque instant vécu leur parait surnaturel.


Évadé de prison, libéré du réel,
Parce qu'au cinéma tout parait plus facile:
Chaque étreinte est belle et le baiser naturel,
On est loin des lois de la cruelle indocile.


Parce qu'au cinéma, tout parait plus facile:
Le sourire a toujours la réponse attendue,
Tout y est rapide, mais rien n'y est fragile,
Le sentiment est fort et la main est tendue.


Le sourire a toujours la réponse attendue,
La fiction vient donner raison a leurs pulsions.
La vie à leur aise, apaisée, détendue
Et laisse une place nette sans répulsion.


La fiction vient donner raison a leurs pulsions.
Tout est si facile quand on est un acteur.
Tout est écrit dans une idylle en effusion.
Jamais, jamais, ils n'ont de rancoeurs dans le coeur.


Tout est si facile quand on est un acteur.
A l'instar des héros, des passions finir ivre.
Jamais, jamais, ils n'ont de rancoeurs dans le coeur.
J'aimerais être dans un film ou dans un livre.

#889 - 29.1.10

mercredi 13 novembre 2019

Ma petite Reine (2007)

En hommage à Raymond Poulidor, un opus coquin sur le thème du cyclisme

 Je n'ai pas la prétention d'être le meilleur grimpeur
Mais a te mettre en selle, à califourchon
Sur le piston de ma machine à vapeur
Je me dois d'enfourcher, tes bras pour guidon,
Le vélo enchanté d'Eros et Cupidon.

Je deviendrai cycliste sur tes routes et tes pistes,
En VTT, vélo de course ou bien un bi-routes,
Je foncerai contre la montre et contre mes doutes.

Pour ma pouliche d'or, je m'improviserai spécialiste,
A grimper avec toi l'Aubisque et le Tourmalet,
Avec mon aspic gravir l'Aspin,
Des kilomètres de plaisir, il y en a à avaler,
Suce moi la roue et je t'emmenerai à demain.

Je ferai le Tour avec toi jusque dans ton Haut-Rhin,
Trouverai à ton Aisne quelque chose de Doubs,
Je caresserai tes deux Monts Ventoux
Rythmé par tes soupirs chargés d'embruns.
Je me mettrai à l'assaut du "Col de l'Utérus"
Col classé "Hors Catégorie" sous le Mont de Vénus.
Des rues de Londres aux Champs-Elysées,
Je serai un sprinter en cavalcade sur tes vallées.

Je me doperai à tes essences démentes,
Le tendre poison de ton désir en perfusion,
Pas de pilule miracle pour tes fièvres ardantes,
Moi je suis un poète shooté à l'émotion.
Et comme cette nuit tu veux être ma "petite reine"
Je te jouerai la "Grande Boucle" si tu me laisse les rennes.

29.7.7

vendredi 8 novembre 2019

97 % (2008)

Parce qu'on est comme ça , obsession quand tu nous tient...

J'y pense, j'y repense sans cesse
Toujours avec un sourire coquin sans arrogance
J'y pense, 97% du temps j'y pense
Et quand j'y songe la nostalgie me met en transe.

Tant et tant d'expérience éprouvées
Qu'elles me disent toutes "t'as plus rien à prouver"
Je peux le dire sans prétention volubile
Je suis doué, même plutôt agile
Un acrobrate psychopathe qui retombe toujours sur ses pattes
Qui touche au but en cabrioles et culbutes
Rien que d'y penser un coup de trique me percute
Comme un uppercut mettant ainsi K.O mon calbute.

J'y pense, j'y repense dans tous mes sens
Omniprésence qui traverse toutes mes essences
J'y pense, 97% du temps j'y pense
Et quand j'y repense la joie me lance.

Je l'ai fait tant et tant de fois
Dans tant de circonstances et dans tant d'endroits
Que si je me les ressasse le vertige me glacerait d'effroi
Je le fais au bureau, je le fais dans le train
Quand elle est op et que l'envie me vient
N'importe quel endroit me convient
Et de là j'y vais en pleine bourre jusqu'à me rompre le frein.
De là je fais dans le classique mais ausi dans le gore et dans le lourd
Mais toujours assurément avec flamme ferveur et amour
Et que je sois doux ou dur, sec, brutal ou tendre
Mon kiff ultime c'est encore de vous surprendre
Vous faire frémir rougir sourire et gémir pour votre plaisir.

J'y pense, j'y repense dans tous mes sens
Jusqu'à bouillir en pleine effervescence
J'y pense, 97% du temps j'y pense
Et quand j'y repense la joie me lance.

Je pense je repense à ces instants magiques
Où je quitte le monde même si des fois ça dure 3 minutes
Je pense je repense à ces instants mystiques
Où je peux m'envouter pendant des heures sans que ça me rebute.
J'y repense et tous mes muscles se tendent
Jamais passif devant l'action attendant le déclic
Et je vous le concède c'est souvent que je bande
Quand son soupir suave veut que l'on s' "explique"
Que je me livre, que je m'y frotte et que je m'y pique de façon épique
A nos tours à nos détours que je fais des fois quatre fois dans la journée
Des petites des grosses aux formes fixes ou libérées
J'en cumule des centaines avec le fil des années
Je suis un satyriasis je ne sais pas où je m'arrêterai.

Mais comprenez mon plaisir il est divin
Alors quand elles m'invitent dans leur drap de satin
Leur lit blanc format A4 de velin
Je les laisse m'amener au delà de leur fantaisie
Obsédé insatiable, je tire à tout va sans complexe
Les traits des lettres et des mots qui font les textes
Ecrire est une jouissance, 97% du temps j'y pense,
A me faire ... une belle poésie.  

(715) 8.6.2008

mercredi 6 novembre 2019

Haikus d'Orsay (2019)

[nouveau] Vers à la japonaise pour rendre hommage à un musée magique.


Au Musée d’Orsay / Trône l’horloge dorée / Où le temps s’écoule

Les impressionnistes / Esquissent les bords de Seine / Comme un roman fleuve

Auguste Renoir / Voudrait qu’il fasse soleil / Mais craint qu’il pleuve

Pendant ce temps là / Sous les blés, Van Gogh s'endort / A l’abri des foules


Monet et Manet / S’en vont déjeuner sur l’herbe / Avec l’Eté nu

Toulouse-Lautrec / S’enivre du cœur des dames / Esquisse leurs charmes

Le peintre Degas / Lui, préfère l’Opéra / Et son doux vacarme

Gustave Courbet / Peint l’Origine du Monde / Joconde incongrue


Avec Caillebotte / Les raboteurs de parquet / Bossent sans relâche

Un fifre sifflote / Malicieux, fourbe et discret / Le garçon se cache

De la vieille gare / Il reste le train des songes / Pour l’âme poète


Dressés sur le toit / Deux cadrans majestueux / S'ouvrent tels deux yeux

L’Ours blanc de Pompon / Tranquille fier et heureux / Est gardien des lieux

Au Musée d’Orsay / Trône l’horloge dorée / Où le temps s’arrête.

2.11.2019

mardi 15 octobre 2019

4h17 (2008)

Ôde qui parlera aux insomniaques...
 

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 Quatre heures dix-sept, toujours debout, en déroute
J'attends toujours Morphée, il a du se tromper de route,
Quatre heures dix-sept, les secondes goutte à goutte
Taquinent mes iris mais rien ne les déroute.
Trois heures avant le lever de mon réveil
Et à peine une seule avant celui du soleil
Trois heures que je devais être éteint, en sommeil
Mais l'esprit en nébuleuse je suis toujours "en veille".

Je fixe les deux points de l'horloge
Avec la crainte de voir dans le reflet le point du jour.
Du Velux je vois la Lune qui se déloge
Et me désole encore que la Nuit passe mon tour.
J'attends le train des songes à même le quai
Mais il n'y a guère que le silence qui me répond.
Voyageur égaré sur une voie désaffectée,
Les mains dans les poches sans même un ticket
Je n'ai pour bagages qu'un simple édredon
Et les valises sous mes yeux, par la fatigue, infectés.

Quatre heures dix-sept toujours,
Livré à moi même, entre mes jambes, la couette,
J'entends enfin l'envoutement d'une voix de velours,
La douce voix des rêves à la symphonie désuète.

Quatre heures dix-huit, l'envol est subtil
Viennent de s'effacer mes pensées futiles
Les travaux de deux heures de questionnement inutile
Trois cent bars de pression sur chacun de mes cils.
Morphée à eu du retard mais son direct du droit
A remis en quelques secondes le monde à l'endroit,
La dernière ligne droite, enfin, se dessine,
Me voilà noyé dans un océan de mescaline.
De ses bras de mousseline il a occis mes spleens,
Ma seule question devenant "rêverie brutale ou câline ?"
Mon poing s'est desséré tout seul me rouvrant la main
Et qu'importe mon rêve, je l'aurai oublié demain.

C'est la fin d'une lutte que je croyais sans fin
D'une nuit longue comme un air sans refrain
En ligne de mire le spectre d'un dur lendemain.
Les traits de la réalité vont lentement disparaître
Quatre heures ... quatre heures dix neuf peut-être
Qu'en sais-je ? La perception à cessé d'être.

#757 - 19.6.8

mercredi 9 octobre 2019

Ca m'en touche une sans bouger l'autre (2019)

nouveau: On a tous quelque chose de Jacques Chirac

"Il y a dans ce pays , une fracture..."
On la soigne, on la suture
Mais il y a toujours cette blessure
D'une France qui sature
Énième patient dans un hôpital saturé
Elle souffre encore et c'est parti pour durer
On panse et on s'oublie
On pense et on oublie
Elle est sous perfusion, sous haute tension
Le désespoir toujours en inflation
On cultive toujours l'insécurité et la peur
Bien entendu "si on rajoute le bruit et l'odeur..."
Le Français moyen n'a pas fini d'être fou
Mais le peuple se soulève pour rester debout.

"Ca m'en touche une / Sans bouger l'autre"
"Ca m'en touche une / Sans bouger l'autre"

"Notre maison brûle et on regarde ailleurs..."
Et c'est toujours aussi vrai d'ailleurs
Lorsque Trump s'excite depuis sa Trump Tower
Lorsque s'enchaînent les pics de chaleur
Lorsque Bolsonaro fait briller l'Amazonie
Lorsque les glaciers fondent en Patagonie
Cris de douleurs d'une planète à l'agonie
Et c'est une suédoise de 16 ans et demi
Qui se veut son plus sérieux porte parole.
Alors que les drones s'affrontent toujours pour du pétrole.
Toujours soumise aux lois du marché et de Coca-Cola
La vie sur Terre reste à l'image de "Nicolas"
"Il faut marcher dessus ...et du pied gauche
Il paraît que ça porte bonheur."

"Ca m'en touche une / Sans bouger l'autre"
"Ca m'en touche une / Sans bouger l'autre"

Ce qui peut paraître 'abracatabrantesque'
Abracadabrant mais surtout Dantesque
C'est que ces constats d'il y a 20 ou 30 ans
Restent intacts, figés dans notre temps.

Tant qu'il y aura des chefs pour 'cheffer'
Dans tous les états, dans tous leurs états,
Tant qu'on appréciera plus le pain et le pâté
Que les limitations de vitesse
On aura 'le courage de ne pas avoir peur'
Et de porter notre regard sur le monde de demain
Avec ou sans Corona a la main.

Comme tu le disais si bien:
"Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir"
"C'est loin mais c'est beau", espérons le et voyons venir.
On perd un illustre Chef d'Etat, mais surtout un philosophe
Pour autant ce n'est ni un drame ni une catastrophe
Jacques, comment te dire...

"Ca m'en touche une / Sans bouger l'autre"
"Ca m'en touche une / Sans bouger l'autre"

30.9.2019

dimanche 6 octobre 2019

MasterSex (2010)

Tout est dans la recette ... 
#Coquin #Pegi18 #Slam 


Chacun son talent, chacun ses ingrédients, 
Le coup de main c'est bien le plus important 
Et lorsque sonne le coup de feu 
Je m'improvise en parfait maitre-queue. 
Certains cherchent avec obstination 
La meilleure recette pour changer de vie 
Moi je donne le fruit de la passion, 
J'ai la meilleure recette pour assouvir les envies. 

A la carte de mon restaurant de fantasmes 
La spécialité c'est l'orgasme 
Je vais sûrement vous paraître gratiné 
A vous expliquer comment cuisiner sa dulcinée 
Mais pour saisir une belle satinée 
Il faut savoir le faire de manière raffinée 
Et je ne parlerai pas ici de ces blondes 
Que chacun peut réchauffer en quelques secondes 
A la va-vite au micro-ondes 
Mais de ces divines Jocondes 
Dont le regard vous met à poil 
Dont le sourire vous régale 
Je vous parle en cordon bleu d'une recette sans égal 
Celle tout droit sortie de la toque d'un chef à étoiles. 

Tout d'abord épluchez la avec délicatesse 
Et faites la mijoter à feu doux 
Avant d'en faire des pommes duchesse 
Il faut savoir l'aligoter avec goût... 
Il faut tout saler, tout pimenter pour la rendre folle 
Attendre l'ébulliton pour la faire passer à la casserolle 
Penser à pétrir la pâte de vos mains expertes 
Sans panique, cela provoquerait votre perte 
Il vous faudra un minimum de savoir-faire 
Pour ne pas qu'on vous ramasse à la petite cuiller. 

Saupoudrez chaque geste des épices du vice 
Et attendez le moment propice pour passer à la suite 
Surtout, surtout ne jamais aller trop vite 
Saisissez-la mais attendez qu'elle soit cuite, 
Attisez-la jusqu'à ce qu'elle vous invite... 

C'est là que vient le plat de résistance, 
L'entrée.... quand elle n'émet plus aucune résistance 
Quand elle est à point, à bonne température 
Qu'elle courbe l'échine et fait danser sa cambrure 
Qu'elle est dans son assiette et que vous avez la toque dressée 
Enfournez donc la chair empressée, 
Fourrez le poireau à 69°C au bain Marie 
Faites bouillir jusqu'à entendre des petits cris, 
Allez y de bon coeur, si elle est braisée à coeur 
Ca devrait rentrer comme dans du beurre 
Allongée ou à quatre pâtes 
Rendez la chère rotie, les joues écarlates. 

Remuez, remuez, que les saveurs s'allient et se mélangent, 
Laissez au court bouillon, c'est un peu long 
Puis étalez au marteau pilon 
Avant d'y ajouter le nectar des anges, 
Ce velouté des âmes mi lait, mi béchamel 
Naturel avec une petite fleur de sel 
Certains le détestent mais d'autre l'aiment chaud 
Et bien passé, il n'y a pas de grumeaux. 
Il faut parfois une heure 
Pour murir la sauce grand veneur 
Mais c'est elle qui vient saupoudrer 
Ce plat cuisiné à couteaux tirés. 
Elle est la chantilly de ce dessert 
Que j'aime à servir, et resservir 
Quitte à remettre le couvert. 

Servez donc avec fougue votre coup de fourchette 
Avec un zeste de citron et du piment d'Espelette 
Et tentez à votre tour ma recette: 
La recette du MasterSex où j'espère ne rien avoir oublié 
Et si toutefois elle n'est toujours pas satisfaite 
Moi je n'ai plus qu'à rendre mon tablier.

#956 - 6.10.2010