lundi 15 février 2021

Symphonie Electrique (2006)

 

Un hommage à une musique symphonique et électrique ... étonnante et frénétique...et que j'aime toujours autant...



Silence, écoutons les coeurs s'ébattre
Y a comme des cliquetis crépitants du palpitant
Myocarde membrane qui au feu du son folâtre
Pulsation, impulsion, danse diffusion de sang
Hémoglobine propulsée par un rythme frénétique
Ondelettes éléctrifiées au plein coeur de mes artêres
Nostalgie des douceurs et d'instants d'instinct magiques
Il y a des sons qui font quitter la Terre
Et des sentiments qui éléctrisent le corps tout entier

Electrodes parcourant l'oreille du lobe à son coeur
Les basses accompagnent le marteau sur les osselets
Et l'âme s'en retrouve percutée par la chaleur
Canalisée par des sons froids et une flûte enchantée.
Tentatrice, manipulatrice, évocatrice, la musique est factrice
Rendant à nos esprits les lettres de l'inspiration
Inhibe les peurs et développe nos forces créatrices,
Qu'il est doux ce chant de paix électronique en fusion
Une ode dans laquelle se déclenche des explosions d'amour
Et une résonnance qui la grave en moi pour toujours.

 28.1.2006

dimanche 14 février 2021

(info) Les vidéos s'incrustent

 Depuis peu, je mets en ligne quelques vidéos sur Youtube (interprétation des classiques de Slam ou encore quelques textes écrits l'an dernier sur le thème de la pandémie).

Seulement 3 textes sont concernés pour l'instant, mais d'autres suivront.

Pour les trouver, cherchez les billets qui portent le label "Vidéo" ...

Enjoy

Aimons-nous (2021)

 [nouveau] Pour la Saint Valentin: Un peu , beaucoup, simplement de l'Amour ...

Aimons-nous
Avec ou sans masques
Avec ou sans frasques
Du Boulou à Villeneuve d’Ascq
Aimons-nous contre tempêtes et bourrasques.

Aimons-nous encore
Avec ou sans barrières
Sans différences ni frontières
Et de Brest jusqu’au Grand-Est
Multiplions les élans et les beaux gestes.

Aimons-nous plus fort
Voyons en chacun un bon copain
Gardons le sourire à portée de main
Aimons-nous avec ou sans câlins
Aimons-nous, tous ensemble, unis pour demain.

14.2.21

lundi 8 février 2021

La peau lisse (2006)

 (Redécouverte) Pas un geste ou tout sera retenu contre ... tout contre-moi


Elle avait la peau lisse,
Un brin métisse, les yeux en amandes,
Sur ses cheveux sables, grains de silice
Avec un ton de voix sans réprimande.

Son regard tels deux girophares bleus
Tournant dans mon âme en tourment,
La sirène chantonnait en ronronnant
En rendant mon front fiévreux.

A son sourire je donnais carte blanche,
J'allais jouer carte sur table, lui proposer un carte noire...
Elle m'a demandé ma carte grise et ma carte verte hier soir.
C'est en costume de pervenche qu'elle a eu sa revanche.

Ca m'apprendra à me prendre pour une lumière,
Cette nuit là je l'ai vue sans fard
Menottant mes rêves à son cauchemar.
Sous les halos, je ne faisais plus le fier.

Elle avait la peau lisse,
Un brin métisse, attirante et grande;
Sur son gilet marqué Police
Se reflète encore son regard en amende.

12.10.6

lundi 1 février 2021

Griffon d'Or (2005)

(redécouverte) tiens ... Harry Potter m'inspire...

La magie de ton regard
Me transporte avec un certain art
De Paris à ce monde bizarre
Où les rats sont d'or, les poux de lard

Un monde de sorcellerie
Sous le charme de tes yeux
Un sort d'amour avec un zeste de folie
Qui m'oblige a faire un choix périlleux

D'être sous tes ordres à la baguette
Ton elfe de maison, timide et docile
L'ange de ton miroir, prince des alouettes
Un golem au coeur d'acier et d'argile.

Un bonhomme de neige sculpté sous tes moufles
Tu me donnerais vie d'un baiser espiègle
Avec le venin de ton désir au délice rare
Tu me piégerais, ensorcelé à mort.

Quand je te regarde, pouf! plus de souffle
Quand j'imagines tes mains profilées en serres d'aigle
M'imaginant dans tes bras lové tel un serpentard
J'ai envie d'etre ton dragon, ton griffon d'or
A survoler les plaines vertes d'un rêve bleu
A être l'oiseau avec sur son dos un trésor
Avec les ailes puissantes de l'oiseau amoureux
Je veux être ton pégase magique, ton griffon d'or.

10.12.5

jeudi 7 janvier 2021

A qui la faute ? (2021)

 [nouveau] "Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire..." (Victor Hugo)

COVID series


 

« Je suis tombé par terre
C’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau
C’est la faute à ... » dixit Hugo

Le monde est en reconstruction
Mais le chantier manque de fondations
On manque de mortier et de tasseaux
Et surtout de briques en Lego

« Je suis tombé par Terre
C’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau ... »
C’est la faute à Rousseau

Où est-il l’ADN du petit Gavroche ?
Ce gamin qui aurait voulu qu’on s’accroche
Plutôt que de céder à l’oppression
En sortir grandi, ou du moins s’en donner l’impression

Le monde entier est à terre
C’est un problème sanitaire
On l’oubliera tantôt
C’est la faute à Larusso

La porte de sortie est visible,
Mais tout juste entrebâillée
Les lendemains sont encore imprévisibles
Mais on a déjà envie de revivre et d’oublier

2020 à la noix
C’est la faute aux chinois
2021 semble déjà laid
C’est la faute aux anglais

On est tellement figé devant les vaccins
Sérum de liberté ou extrait de venin ?
Tellement anesthésiés devant les médecins
Qu’on oublie ce qu’on fera demain
De quel côté du mur sommes nous ?
Y a-t-il encore de l’espoir dans un monde à genou ?

On est tombé dans le vide
C’est la faute au Covid
On reste inconscient
C’est la faute au variant

Quoi qu’il arrive il faut qu’on s’entraide
« La ligne est droite mais la pente est raide »
Sans solidarité point de lendemain
Et peu importe ce qu’en dirait Raffarin

On est « tombé par terre
C’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau... »

... mais plutôt que d’attendre qu’il y ait assez d’eau
Relevons nous pour affronter le fléau
Maintenant qu’on a des armes
Allons au front plutôt que de cultiver des larmes.

7.1.21

jeudi 24 décembre 2020

Lettre au père Noël (2020)

(new) parce que Noël n'a jamais aussi spécial


 

Peu importe où et qui tu peux être
Cette fois c'est décidé, je t'envoie ma lettre
Venant de quelqu'un comme moi ça paraîtra bizarre
Mais y a-t'il un vraiment un âge pour cesser d'espérer ?
Autour de nous, autour du monde, c'est tellement le bazar
Que je lance un SOS désespéré.

Cela fait bien des années que je n'ai plus de souhaits
Que je ne demande ni console, ni gadget, ni jouet
De toute façon je ne te demanderai rien de matériel
Inutile de vénérer une consommation non-essentielle.
Quitte à apporter du bonheur et des couleurs dans le ciel
Autant que ce ne soit pas qu'artificiel
Alors viens combler les coeurs et rallume les chandelles
Le plus important c'est que la fête soit belle.

Dans un monde où l'avenir ne s'écrit qu'en pointillés
Apporte nous la confiance et la sérénité
Dans un monde où on ne peut se voir qu'à moitié
Récrée la Solidarité et la Fraternité
Dans un monde aux barrières électrifiées
Fait souffler un vent nouveau de Liberté
Et même si sa nature semble quelque-peu brouillée
Redonne vie au patient Humanité

Vois-tu cher Santa Claus mon humilité ?
Je ne cherche même pas à être gâté
Mais à voir ce monde dispersé et éclaté
Je ne vois que des coeurs en pleurs et des âmes dépitées
Des laissés pour compte, des gens dans le besoin
Des familles qui s'accrochent et des proches qui restent loin
Elle aura un goût amer, cette année la bûche glacée
Le goût de l'isolement et aussi de ceux qui y sont passés
Ma lettre manque de positif , n'en soit pas fâché
Malgré nos efforts ce sera un rendez-vous un peu gâché

Comme beaucoup qui t'écrivent pour que tu alimentes leur rêves
J'ai le désir qu'on puisse soigner un monde qui crève
Alors j'ai décidé d'écrire avec l'encre de l'espoir
Parce que moi aussi j'ai envie de croire

Qu'on peut écrire de nouveaux lendemains
Qu'on pourra de nouveau se donner la main
Que la Liberté réécrira son nom sur de nouveaux parchemins
Qu'on guérira cette plaie et qu'on trouvera de nouveaux chemins

Alors Petit Papa Noël quand tu descendras du ciel
Offre nous les bonheurs les plus essentiels
Et quand tu essuieras nos yeux par milliers
N'oublie pas mon petit soulier...

24.12.2020

mercredi 16 décembre 2020

Était-ce bien nécessaire ? (2020)

 (new) COVID Series, Episode 10 - Le temps des questions


 

Était-ce bien nécessaire
Tous ces gestes ? Toutes ces barrières ?
Toutes ces limites ? Toutes ces ornières ?
Toute cette armada ? Toute cette guerre ?

Était-ce bien nécessaire
De laisser le sport au vestiaire ?
De mettre à la culture une muselière ?
De laisser nos nez sous la moustiquaire ?
La doctrine guidée par nos trois mousquetaires
Sous contrôle du conseil sanitaire ?

Était-ce bien nécessaire
De laisser les restaurants sous cloche ?
De nous tenir éloignés de nos proches ?
De garder une flacon de gel au fond de nos poches ?

Était-ce bien nécessaire
Ces paraboles ? Ces hyperboles ?
Ces données qu’on extrapole ?
Ce cache-cache avec l’école ?
Cette distribution systémique des rôles ?
Ces tours de passe passe plus agaçants que drôles ?

Était-ce bien nécessaire
De multiplier ainsi les défiances ?
D’installer jusque dans nos familles la méfiance ?
De laisser nos aînés dans l’errance ?
De sacrifier les illusions de l’enfance ?
De diviser jusque dans les familles ?
De décider du sort de chacun selon une grille ?
De nous faire compter jusqu’au nombre de clients ou de convives ?
De laisser la société sur le qui-vive ?
D’additionner les contraintes et soustraire les libertés ?
D’étouffer nos plaintes autant que la vérité ?

Était-ce bien nécessaire
Qu’on se fige ainsi sur un vaccin ?
Qu’on se fige ainsi pour de meilleurs lendemains ?
Qu’on sacrifie ainsi 2020 ?
Qu’on nous laisse boire le calice jusqu’à la fin ...

Sera-t-il longtemps nécessaire
De serrer les dents sous nos masques ?
De garder ce virus collé à nos basques ?
De garder le futur au conditionnel ?
De rouler sans phares dans le tunnel ?
D’avancer tête baissée dans un champ de ronces ?
De se poser des questions sans avoir de réponses ?

Sera-il longtemps nécessaire
D’espérer la sortie du calvaire ?
Et d’avoir à s’isoler pour prendre une bouffée d’air ?

16.12.2020

mardi 8 décembre 2020

Là où règne un doux silence (2020)

 

Loin, loin de nos impatiences,
Loin des cris, de la violence,
Loin de nos sacro-saintes cadences,
J'aimerais m'accorder quelques vacances.

Loin de nos incertitudes
Du carcan de nos habitudes
Loin de ce climat lourd et rude
J'aimerais retrouver la plénitude.

J'ai besoin de déconfiner mes pensées
Loin de cette société froide et glacée
Plutôt que de travailler et dépenser
J'ai besoin de souffler et de décompresser.

Besoin d'errer sans masque et sans gel
Besoin de forêt d'espace et de ciel
J'ai juste besoin de l'essentiel.

Besoin de voir les arbres qui dansent,
Du feu qui crépite de sa douce incandescence
Je veux aller là où règne un doux silence. 

8.12.2020 

mardi 24 novembre 2020

Un monde flou flou flou ... (2020)

 [new] COVID Series , Floutage de gu.... ?

 



Difficile de voir net dans un monde flou
Difficile de garder la raison dans un monde fou
Notre avenir est un grand brouillard
On a beau être volontaire , débrouillard
Bien malin qui peut voir la fin du tunnel.
Nos projets morts se ramassent à la pelle
Même les médiums n’ont plus de visions
Tout est flouté comme les flics à la télévision.

A tel point parfois que je crois
Qu’on se floute de nous

C’est à tâtons qu’on avance , chaque jour nous le constatons
Est ce le Covid qui nous fait marcher dans le vide
Ce numéro n’a que trop duré
Peut il encore perdurer
On a assez enduré cette plongée en apnée
Dans un monde recroquevillé comme un encornet.
On donne tout aux atours de l’abîme
Chienlit quotidienne qui nous décime
Peut-on encore prendre de la hauteur
Penser qu’il y a un après , un ailleurs ?
A t’on encore le droit de chanter
Sur cet air de floute enchantée ?

C’est à croire certains soirs
Qu’on se floute de nous ...

L’avenir se brouille comme les nuages brouillent le ciel
Entre vents contraires et rayons de miel
Le temps est aux question existentielles
Qu’est ce qu’un être , ou un métier essentiel
Entre interdits et impératifs on a jamais autant conjugué au conditionnel
La réalité est virtuelle , l’évasion artificielle.
C’est un flou artistique offert à nos pupilles qui se dilatent
Y aura de sacrées séquelles on crée un monde à stigmates.
A tel point qu’on ne dort plus que d’un œil
Ainsi confinés dans nos chers fauteuils.

A tel point parfois que je crois
Qu’on se floute de nous

Nous sommes dans un monde mal en point
Qui aurait bien besoin d’une mise au point
Arriverons nous à bout de cette tempête ...
J’aimerais en avoir le cœur net
En tout cas à errer sans objectif et sans changer d’optique
Il est permis de garder ce point de vue , un peu sceptique devant l’instant critique...

Et cette vague impression
Qu’on se floute de nous ...

23.11.2020

mardi 10 novembre 2020

ConCon-finement (2020)

 (nouveau) COVID series - Le retour du retour ...


On le sentait, on l'attendait
On se l'est pris dans la mandibule
A force de conseils et de conciliabules
Les discussions ont fait des émules
On a ressorti ce mot qu'on dissimule
Chacun chez soi, et dans nos bulles...

Retour au cocon finement
C'est le reconfinement
C'est le con-con-finement


Confinement nouvelle formule
Nouvelles règles, nouvelle pilule
Pour donner tort aux têtes de mules
Pour dissuader les funambules
Ceux qui déambulent
Sans masque et sans capsule
Qui dansent dans les campanules
Les bons vivants, les noctambules
Un couvre feu pour préambule
On redécouvre chers sportifs
Le frisson des randonnées interdites
Et surtout notre épreuve favorite
Le 1500m vestibule

Retour au cocon finement
C'est le reconfinement
C'est le con-con-finement


Nouvelle saison, nouveau règlement
Un numéro d'équilibriste, assurément
Le lit pour les parents, l'école pour les enfants
Feu vert pour l'artisan et le paysan
Mais les boutiques ferment étrangement
Et pour ne pas peiner nos petites librairies
On ferme ailleurs les rayons aussi
A situation dantesque, protocole ubuesque
Voilà une bien abstraite fresque
De quoi vivre mais pas de livres
Des protèges slips mais pas de slips
On ne sait pas trop sur quoi ça s'articule
Mais au moins ça ne tue pas, le ridicule

Retour au cocon finement
C'est le reconfinement
C'est le con-con-finement


Lockdown 2.0 , on ne parle plus de héros
Mais de jouer sur les deux tableaux
Se protéger sans se sacrifier
S'isoler sans se scarifier
Nous revoilà ainsi dans nos bulles
Pour éviter d'attraper la particule
Comment veux-tu, comment veux-tu ...
Que l'on retrouve l'équilibre
Comment veux-tu, comment veux-tu ...
Que l'on se sente juste un peu plus libre
Partie de cache-cache dans un bal masqué
Même les chasseurs peuvent chasser le pangolin musqué
Dans cette nouvelle course contre le Covid
On ne voit même plus les rues vides.

Retour au cocon finement
C'est le reconfinement
C'est le con-con-finement

N'oublions toutefois pas, au delà de nos bulles
Qu'il y a toujours un virus qui circule
Pour échapper à ses tentacules
Méfions nous encore de la mort qui rode
Avant de penser à nos loisirs qui s'érodent
En restant dans nos cocons finement,
Nous pourrons espérer le retour
De nos lendemains dansants.

9.10.20

vendredi 6 novembre 2020

Monde Trinitrotoluène (2020)

 (nouveau) Parce que notre monde semble toujours plus proche de l'explosion

Où tout cela nous mène ?
C'est toujours la même rengaine
Les mêmes phénomènes qui s’enchaînent
Ce monde qui se déchaîne
Nous montre que la Terre est une bonne terre pour la mauvaise graine
Il n’y pousse que la désolation et la gangrène
On allume chaque jour la mèche
D’une violence qui monte en flèche
Monde TriNitroToluène

Pour quelques étincelles la tension crépite
Monde bâton de dynamite
Pour trois dessins on te décapite
Et l’horreur pousse beaucoup, beaucoup trop vite.

Monde terne , monde citerne,
Monde fusible nous sommes tous combustibles
Dans un monde sans gène
Où l’on compare nos couleurs et nos gènes
Races, religions, origines, opinions
On ne prône que la multiplication des divisions
On additionne les problèmes et on soustrait les illusions.
Dur de compter les uns sur les autres dans un monde où le chiffre
Étouffe peu à peu la mélodie des fifres
Échanger au fond personne n’est contre
Mais on attend tous la rencontre
D’une flamme et d’un ballon d’oxygène
Monde TriNitroToluène

Qu'on parle de Nice, de Kaboul ou de Vienne
Toujours ces mêmes images qui nous viennent
Qu'ils soient tunisiens, afghans ou tchétchènes
L'origine n'est pas le problème c'est comment ça finit
Autopsie macabre d'un monde à l'agonie.

Monde sous pression , monde sous tension
Monde infesté par un virus
Qui se transmet de cœurs en cœurs
Qui marque les esprits toujours plus
Qui nous révulse et nous écœure
C’est un virus qui prend bien des formes
Tous contaminés par la haine des hommes
Il ne remplit pas les morgues et les hôpitaux
Mais remplit chaque jour nos fils d’infos.

Le terrorisme, le fanatisme, la misère et la guerre
Où est passé le temps où nous étions tous frères
Quand l’amour se tait la haine se met en scène
Et embrase les foules dans ses danses obscènes
Quand repartiras-tu sur des bases saines ?
Monde TriNitroToluène

6.11.2020

samedi 17 octobre 2020

Boulevard du vide (2020)

 [nouveau] Covid Series : Ce soir c'est le grand soir...



Ce soir, c'est le grand soir
Vider les rues avec un grand espoir
Celui que la COVID s'engage Boulevard du Vide
Que l'on trouve notre voie dans cette crise sans issue
Trouver un sens, même unique, dans un traquenard continu.
Trouver l'espoir de ne plus franchir la ligne jaune
Qu'on ne franchisse plus la ligne rouge à Gonesse ou à Eaubonne.

Ce soir c'est le grand soir
Le grand bal d'un monde paranormal
Où Cendrillon ne rentre pas à minuit mais à 21 heures
Les nuits seront calme, pas de Jack l'Eventreur
Mais une peur restera omniprésente
Celle du virus et sa psychose latente
La nuit tous les chats resteront gris
Sous le regard des hommes calfeutrés, et aigris

Ce soir c'est le grand soir
Le couvre-feu couvrira les feux de la rampe
Il ne restera que la lueur de nos lampes
Quelques réverbères pour les âmes qui errent
Pour ceux qui malgré tout prendront l'air
Pour éclaircir nos idées morbides
Pour espérer que la COVID s'engage Boulevard du Vide.

Ce soir c'est le grand soir
On va tout éteindre, dans les foyers s'étreindre
On va laisser la vie se restreindre
A la simple existence
Créer dans nos rues des rivières de silence
Ce soir c'est le coup d'envoi d'une nouvelle ambiance
C'est un nouveau tempo, une nouvelle danse
Puisse-t-elle faire cesser la valse des ambulances...
Celle de la sagesse ou de la décadence ?
Celle qui nous punit de nos insouciances ?
Celle qui accompagnera nos pensées assignées à résidence.

Car ce soir c'est le grand soir
Nuit après nuits depuis nos tours d'ivoire
Nous ferons front contre la COVID
Tous unis, Boulevard du Vide.

17.10.2020