Bonjour, certains me connaissent d'autres moins, je suis YonL (Lionel de mon vrai prénom), poète et slammeur en région parisienne.
J'ai écris un peu, beaucoup et même passionnément depuis l'âge de 9 ans. La Poésie est une maladie dont on ne peut pas guérir, et c'est tant mieux.
Depuis peu, je mets en ligne quelques vidéos sur Youtube (interprétation des classiques de Slam ou encore quelques textes écrits l'an dernier sur le thème de la pandémie).
Seulement 3 textes sont concernés pour l'instant, mais d'autres suivront.
Pour les trouver, cherchez les billets qui portent le label "Vidéo" ...
(Redécouverte) Pas un geste ou tout sera retenu contre ... tout contre-moi
Elle avait la peau lisse, Un brin métisse, les yeux en amandes, Sur ses cheveux sables, grains de silice Avec un ton de voix sans réprimande.
Son regard tels deux girophares bleus Tournant dans mon âme en tourment, La sirène chantonnait en ronronnant En rendant mon front fiévreux.
A son sourire je donnais carte blanche, J'allais jouer carte sur table, lui proposer un carte noire... Elle m'a demandé ma carte grise et ma carte verte hier soir. C'est en costume de pervenche qu'elle a eu sa revanche.
Ca m'apprendra à me prendre pour une lumière, Cette nuit là je l'ai vue sans fard Menottant mes rêves à son cauchemar. Sous les halos, je ne faisais plus le fier.
Elle avait la peau lisse, Un brin métisse, attirante et grande; Sur son gilet marqué Police Se reflète encore son regard en amende.
(redécouverte) tiens ... Harry Potter m'inspire...
La magie de ton regard Me transporte avec un certain art De Paris à ce monde bizarre Où les rats sont d'or, les poux de lard
Un monde de sorcellerie Sous le charme de tes yeux Un sort d'amour avec un zeste de folie Qui m'oblige a faire un choix périlleux
D'être sous tes ordres à la baguette Ton elfe de maison, timide et docile L'ange de ton miroir, prince des alouettes Un golem au coeur d'acier et d'argile.
Un bonhomme de neige sculpté sous tes moufles Tu me donnerais vie d'un baiser espiègle Avec le venin de ton désir au délice rare Tu me piégerais, ensorcelé à mort.
Quand je te regarde, pouf! plus de souffle Quand j'imagines tes mains profilées en serres d'aigle M'imaginant dans tes bras lové tel un serpentard J'ai envie d'etre ton dragon, ton griffon d'or A survoler les plaines vertes d'un rêve bleu A être l'oiseau avec sur son dos un trésor Avec les ailes puissantes de l'oiseau amoureux Je veux être ton pégase magique, ton griffon d'or.
[nouveau] "Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire..." (Victor Hugo)
COVID series
« Je suis tombé par terre C’est la faute à Voltaire Le nez dans le ruisseau C’est la faute à ... » dixit Hugo
Le monde est en reconstruction Mais le chantier manque de fondations On manque de mortier et de tasseaux Et surtout de briques en Lego
« Je suis tombé par Terre C’est la faute à Voltaire Le nez dans le ruisseau ... » C’est la faute à Rousseau
Où est-il l’ADN du petit Gavroche ? Ce gamin qui aurait voulu qu’on s’accroche Plutôt que de céder à l’oppression En sortir grandi, ou du moins s’en donner l’impression
Le monde entier est à terre C’est un problème sanitaire On l’oubliera tantôt C’est la faute à Larusso
La porte de sortie est visible, Mais tout juste entrebâillée Les lendemains sont encore imprévisibles Mais on a déjà envie de revivre et d’oublier
2020 à la noix C’est la faute aux chinois 2021 semble déjà laid C’est la faute aux anglais
On est tellement figé devant les vaccins Sérum de liberté ou extrait de venin ? Tellement anesthésiés devant les médecins Qu’on oublie ce qu’on fera demain De quel côté du mur sommes nous ? Y a-t-il encore de l’espoir dans un monde à genou ?
On est tombé dans le vide C’est la faute au Covid On reste inconscient C’est la faute au variant
Quoi qu’il arrive il faut qu’on s’entraide « La ligne est droite mais la pente est raide » Sans solidarité point de lendemain Et peu importe ce qu’en dirait Raffarin
On est « tombé par terre C’est la faute à Voltaire Le nez dans le ruisseau... »
... mais plutôt que d’attendre qu’il y ait assez d’eau Relevons nous pour affronter le fléau Maintenant qu’on a des armes Allons au front plutôt que de cultiver des larmes.
Peu importe où et qui tu peux être Cette fois c'est décidé, je t'envoie ma lettre Venant de quelqu'un comme moi ça paraîtra bizarre Mais y a-t'il un vraiment un âge pour cesser d'espérer ? Autour de nous, autour du monde, c'est tellement le bazar Que je lance un SOS désespéré.
Cela fait bien des années que je n'ai plus de souhaits Que je ne demande ni console, ni gadget, ni jouet De toute façon je ne te demanderai rien de matériel Inutile de vénérer une consommation non-essentielle. Quitte à apporter du bonheur et des couleurs dans le ciel Autant que ce ne soit pas qu'artificiel Alors viens combler les coeurs et rallume les chandelles Le plus important c'est que la fête soit belle.
Dans un monde où l'avenir ne s'écrit qu'en pointillés Apporte nous la confiance et la sérénité Dans un monde où on ne peut se voir qu'à moitié Récrée la Solidarité et la Fraternité Dans un monde aux barrières électrifiées Fait souffler un vent nouveau de Liberté Et même si sa nature semble quelque-peu brouillée Redonne vie au patient Humanité
Vois-tu cher Santa Claus mon humilité ? Je ne cherche même pas à être gâté Mais à voir ce monde dispersé et éclaté Je ne vois que des coeurs en pleurs et des âmes dépitées Des laissés pour compte, des gens dans le besoin Des familles qui s'accrochent et des proches qui restent loin Elle aura un goût amer, cette année la bûche glacée Le goût de l'isolement et aussi de ceux qui y sont passés Ma lettre manque de positif , n'en soit pas fâché Malgré nos efforts ce sera un rendez-vous un peu gâché
Comme beaucoup qui t'écrivent pour que tu alimentes leur rêves J'ai le désir qu'on puisse soigner un monde qui crève Alors j'ai décidé d'écrire avec l'encre de l'espoir Parce que moi aussi j'ai envie de croire
Qu'on peut écrire de nouveaux lendemains Qu'on pourra de nouveau se donner la main Que la Liberté réécrira son nom sur de nouveaux parchemins Qu'on guérira cette plaie et qu'on trouvera de nouveaux chemins
Alors Petit Papa Noël quand tu descendras du ciel Offre nous les bonheurs les plus essentiels Et quand tu essuieras nos yeux par milliers N'oublie pas mon petit soulier...
(new) COVID Series, Episode 10 - Le temps des questions
Était-ce bien nécessaire Tous ces gestes ? Toutes ces barrières ? Toutes ces limites ? Toutes ces ornières ? Toute cette armada ? Toute cette guerre ?
Était-ce bien nécessaire De laisser le sport au vestiaire ? De mettre à la culture une muselière ? De laisser nos nez sous la moustiquaire ? La doctrine guidée par nos trois mousquetaires Sous contrôle du conseil sanitaire ?
Était-ce bien nécessaire De laisser les restaurants sous cloche ? De nous tenir éloignés de nos proches ? De garder une flacon de gel au fond de nos poches ?
Était-ce bien nécessaire Ces paraboles ? Ces hyperboles ? Ces données qu’on extrapole ? Ce cache-cache avec l’école ? Cette distribution systémique des rôles ? Ces tours de passe passe plus agaçants que drôles ?
Était-ce bien nécessaire De multiplier ainsi les défiances ? D’installer jusque dans nos familles la méfiance ? De laisser nos aînés dans l’errance ? De sacrifier les illusions de l’enfance ? De diviser jusque dans les familles ? De décider du sort de chacun selon une grille ? De nous faire compter jusqu’au nombre de clients ou de convives ? De laisser la société sur le qui-vive ? D’additionner les contraintes et soustraire les libertés ? D’étouffer nos plaintes autant que la vérité ?
Était-ce bien nécessaire Qu’on se fige ainsi sur un vaccin ? Qu’on se fige ainsi pour de meilleurs lendemains ? Qu’on sacrifie ainsi 2020 ? Qu’on nous laisse boire le calice jusqu’à la fin ...
Sera-t-il longtemps nécessaire De serrer les dents sous nos masques ? De garder ce virus collé à nos basques ? De garder le futur au conditionnel ? De rouler sans phares dans le tunnel ? D’avancer tête baissée dans un champ de ronces ? De se poser des questions sans avoir de réponses ?
Sera-il longtemps nécessaire D’espérer la sortie du calvaire ? Et d’avoir à s’isoler pour prendre une bouffée d’air ?
Loin, loin de nos impatiences,
Loin des cris, de la violence,
Loin de nos sacro-saintes cadences,
J'aimerais m'accorder quelques vacances.
Loin de nos incertitudes
Du carcan de nos habitudes
Loin de ce climat lourd et rude
J'aimerais retrouver la plénitude.
J'ai besoin de déconfiner mes pensées
Loin de cette société froide et glacée
Plutôt que de travailler et dépenser
J'ai besoin de souffler et de décompresser.
Besoin d'errer sans masque et sans gel
Besoin de forêt d'espace et de ciel
J'ai juste besoin de l'essentiel.
Besoin de voir les arbres qui dansent,
Du feu qui crépite de sa douce incandescence
Je veux aller là où règne un doux silence.
Difficile de voir net dans un monde flou Difficile de garder la raison dans un monde fou Notre avenir est un grand brouillard On a beau être volontaire , débrouillard Bien malin qui peut voir la fin du tunnel. Nos projets morts se ramassent à la pelle Même les médiums n’ont plus de visions Tout est flouté comme les flics à la télévision.
A tel point parfois que je crois Qu’on se floute de nous
C’est à tâtons qu’on avance , chaque jour nous le constatons Est ce le Covid qui nous fait marcher dans le vide Ce numéro n’a que trop duré Peut il encore perdurer On a assez enduré cette plongée en apnée Dans un monde recroquevillé comme un encornet. On donne tout aux atours de l’abîme Chienlit quotidienne qui nous décime Peut-on encore prendre de la hauteur Penser qu’il y a un après , un ailleurs ? A t’on encore le droit de chanter Sur cet air de floute enchantée ?
C’est à croire certains soirs Qu’on se floute de nous ...
L’avenir se brouille comme les nuages brouillent le ciel Entre vents contraires et rayons de miel Le temps est aux question existentielles Qu’est ce qu’un être , ou un métier essentiel Entre interdits et impératifs on a jamais autant conjugué au conditionnel La réalité est virtuelle , l’évasion artificielle. C’est un flou artistique offert à nos pupilles qui se dilatent Y aura de sacrées séquelles on crée un monde à stigmates. A tel point qu’on ne dort plus que d’un œil Ainsi confinés dans nos chers fauteuils.
A tel point parfois que je crois Qu’on se floute de nous
Nous sommes dans un monde mal en point Qui aurait bien besoin d’une mise au point Arriverons nous à bout de cette tempête ... J’aimerais en avoir le cœur net En tout cas à errer sans objectif et sans changer d’optique Il est permis de garder ce point de vue , un peu sceptique devant l’instant critique...
Et cette vague impression Qu’on se floute de nous ...
On le sentait, on l'attendait On se l'est pris dans la mandibule A force de conseils et de conciliabules Les discussions ont fait des émules On a ressorti ce mot qu'on dissimule Chacun chez soi, et dans nos bulles...
Retour au cocon finement C'est le reconfinement C'est le con-con-finement
Confinement nouvelle formule Nouvelles règles, nouvelle pilule Pour donner tort aux têtes de mules Pour dissuader les funambules Ceux qui déambulent Sans masque et sans capsule Qui dansent dans les campanules Les bons vivants, les noctambules Un couvre feu pour préambule On redécouvre chers sportifs Le frisson des randonnées interdites Et surtout notre épreuve favorite Le 1500m vestibule
Retour au cocon finement C'est le reconfinement C'est le con-con-finement
Nouvelle saison, nouveau règlement Un numéro d'équilibriste, assurément Le lit pour les parents, l'école pour les enfants Feu vert pour l'artisan et le paysan Mais les boutiques ferment étrangement Et pour ne pas peiner nos petites librairies On ferme ailleurs les rayons aussi A situation dantesque, protocole ubuesque Voilà une bien abstraite fresque De quoi vivre mais pas de livres Des protèges slips mais pas de slips On ne sait pas trop sur quoi ça s'articule Mais au moins ça ne tue pas, le ridicule Retour au cocon finement C'est le reconfinement C'est le con-con-finement
Lockdown 2.0 , on ne parle plus de héros Mais de jouer sur les deux tableaux Se protéger sans se sacrifier S'isoler sans se scarifier Nous revoilà ainsi dans nos bulles Pour éviter d'attraper la particule Comment veux-tu, comment veux-tu ... Que l'on retrouve l'équilibre Comment veux-tu, comment veux-tu ... Que l'on se sente juste un peu plus libre Partie de cache-cache dans un bal masqué Même les chasseurs peuvent chasser le pangolin musqué Dans cette nouvelle course contre le Covid On ne voit même plus les rues vides. Retour au cocon finement C'est le reconfinement C'est le con-con-finement
N'oublions toutefois pas, au delà de nos bulles Qu'il y a toujours un virus qui circule Pour échapper à ses tentacules Méfions nous encore de la mort qui rode Avant de penser à nos loisirs qui s'érodent En restant dans nos cocons finement, Nous pourrons espérer le retour De nos lendemains dansants.
(nouveau) Parce que notre monde semble toujours plus proche de l'explosion
Où tout cela nous mène ? C'est toujours la même rengaine Les mêmes phénomènes qui s’enchaînent Ce monde qui se déchaîne Nous montre que la Terre est une bonne terre pour la mauvaise graine Il n’y pousse que la désolation et la gangrène On allume chaque jour la mèche D’une violence qui monte en flèche Monde TriNitroToluène Pour quelques étincelles la tension crépite Monde bâton de dynamite Pour trois dessins on te décapite Et l’horreur pousse beaucoup, beaucoup trop vite. Monde terne , monde citerne, Monde fusible nous sommes tous combustibles Dans un monde sans gène Où l’on compare nos couleurs et nos gènes Races, religions, origines, opinions On ne prône que la multiplication des divisions On additionne les problèmes et on soustrait les illusions. Dur de compter les uns sur les autres dans un monde où le chiffre Étouffe peu à peu la mélodie des fifres Échanger au fond personne n’est contre Mais on attend tous la rencontre D’une flamme et d’un ballon d’oxygène Monde TriNitroToluène
Qu'on parle de Nice, de Kaboul ou de Vienne Toujours ces mêmes images qui nous viennent Qu'ils soient tunisiens, afghans ou tchétchènes L'origine n'est pas le problème c'est comment ça finit Autopsie macabre d'un monde à l'agonie.
Monde sous pression , monde sous tension Monde infesté par un virus Qui se transmet de cœurs en cœurs Qui marque les esprits toujours plus Qui nous révulse et nous écœure C’est un virus qui prend bien des formes Tous contaminés par la haine des hommes Il ne remplit pas les morgues et les hôpitaux Mais remplit chaque jour nos fils d’infos. Le terrorisme, le fanatisme, la misère et la guerre Où est passé le temps où nous étions tous frères Quand l’amour se tait la haine se met en scène Et embrase les foules dans ses danses obscènes Quand repartiras-tu sur des bases saines ? Monde TriNitroToluène 6.11.2020
La Vie est un laboratoire géant Une expérience unique et inédite Nous sommes en même temps le cobaye et le savant Dans un monde où chacun est une molécule qui s'agite.
La Vie est un vaste laboratoire
Où chacun se teste et se met en jeu Chacun suit son protocole avec des étapes obligatoires Semées d'embûches de dangers et d'enjeux. On cherche tous à se stabiliser, Parfois aussi à déstabiliser On passe son temps à analyser
Les flux d'énergie un peu partout canalisés, Les bonnes réactions et les moyens de les catalyser.
Chacun est attentif, tantôt passif, tantôt actif Parfois réactif et vindicatif les nerfs à vif Même au calme, jamais inoffensif.
Y a des gens stables, d'autres franchement abrasifs Personne ne peut se permettre d'être évasif.
Chacun fait ses expériences, Tantôt maitrisées, tantôt déraisonnées Certaines ont une telle importance
Qu'on les entend à jamais raisonner. Et si on prétend tous chercher de l'or, On produit aussi bien la haine et la mort. C'est bien souvent que nos expériences sentent la poudre Et personne ne maitrise jamais vraiment la foudre...
On se rend heureux, mais aussi bien souvent dubitatifs, A manipuler l'amour nitroglycérine: précieux, instable, et explosif.
La Vie est un vaste laboratoire Où chacun teste l'autre avec un certain espoir
Chacun y poursuit les même buts, Avec sa vision de l'idéal et de l'absolu. C'est pour cela qu'on s'y jette à cors perdu Qu'on y met notre esprit et notre dévolu Avec ou sans une once d'attention
Au milieu qui évolue sans cesse Avec son lot de déflagrations Qu'elles accompagnent la violence ou bien la tendresse.
La Vie est un vaste laboratoire Théâtre de toutes les expériences Avec leurs incidences et leurs coïncidences.
A la recherche de l'or ou de la gloire On est notre propre cobaye l'âme dans l'éprouvette Pour mieux éprouver les épreuves et les conquêtes. Nous y distillons notre bonheur Avec chaque goutte de notre sang qui bout
Pour en tirer la quintessence jusqu'à notre heure Pour profiter de notre séjour jusqu'au bout. Le Monde comme une vaste expérience de Chimie Où chacun cherche en fin de compte son Alchimie.