Bonjour, certains me connaissent d'autres moins, je suis YonL (Lionel de mon vrai prénom), poète et slammeur en région parisienne. J'ai écris un peu, beaucoup et même passionnément depuis l'âge de 9 ans. La Poésie est une maladie dont on ne peut pas guérir, et c'est tant mieux.
dimanche 23 août 2020
La Piste aux étoiles (2020)
mercredi 15 juillet 2020
Coin Coin (2009)
Slam - Carnet rose : Incroyable que je n'eusse pas encore proposé ici ce grand classique ... en hommage évidemment à J.J Lionel et sa Danse des Canards , dont je reprends en partie le flow.
Je suis un adorable petit canard
Un canard d'eau douce voguant dans une petite mare
Aux antipodes du vilain petit canard
Qui comme Daffy Duck pour rien pique un fard.
Moi, je suis un coin coin des eaux chaudes
Qui apaise les ardeurs des âmes trop chaudes
Toujours là pour pallier aux desiderata de Daisy
A qui même dépourvu de plumes, j'écris ma poésie.
Quand elle m'embrasse j'ai toujours un sourire en coin
Et je me débecte dans son cocon, le bec dans le foin.
Je suis son Saturnin, fripon et câlin
Toujours là quand elle a du plomb dans l'aile,
Je dévore ses chagrins comme un humide morceau de pain
Tapi dans un coin d'ombre aux parfums de sa dentelle.
Je suis coquin, je suis un tantinet gourmand,
Je suis un canard qui aime les glaces
Et souvent je me régale
Magret une mine qui peut paraître déconfite.
Je suis doux docile, et Daisy en profite.
Ils se volent souvent dans les plumes avec son mec
Pas de quoi casser 3 pattes à un canard, juste des prises de bec
Il y a toujours du Rififi avec ce Loulou
Quel malheur que Donald soit toujours saoul,
Puis ce vieux Gripsou de Picsou ne vaut pas un clou.
Heureusement que je suis là pour lui tendre le cou.
Je la fais vibrer, elle m'adore,
Elle me décernerait sans hésiter la palme d'or
Elle me dévore du haut de ses phalanges
Et je deviens rouge, quand le feu est vert pour un canard à l'orange.
Et quand enfin, elle me lâche, je deviens le canard déchaîné,
J'en tremble dans ses mains, toujours prêt à enchaîner.
C'est un festival lorsque je m'abreuve à son sucre de canne,
Car je suis monté sur pile et jamais ne tombe en panne
Quand emporté je la canarde et la bombarde
Le spectacle devient carrément hard.
C'est la danse du canard
Frétillant comme un têtard
Qui lui secoue le bas des reins
En faisant coin coin
Dans la mousse de son shampoing
Elle se secoue le bassin
En m'ouvrant tout son chemin
Dans mes coins coins
Je suis ému tout en restant étanche
A la mousson des émotions qu'elle épanche
La petite Daisy a pris son panard...
Encore une victoire de Canard !
En fait je suis un vilain petit canard
Canard sans plume mais à la tête sympathique
Toujours prêt à rendre le bain un rien plus fêtard.
Eh oui, c'est moi Duckie, le canard en plastique
Avec moi, le bain devient magique.
#803 - 30.3.2009
jeudi 25 juin 2020
Relativité Temporelle (2002)
Je ne me suis pas méfié et le temps a filé,
Car une seconde entre tes cils effilés,
C'est une douce éternité de rêves bleus.
Je voulais m'attarder une minute sur ta bouche,
Ce fut si rapide que je n'ai rien senti,
Il faut la démultiplier à l'infini
Pour que ce baiser si langoureux me touche.
Le temps me joue des tours depuis notre rencontre:
Qu'est ce qu'une seconde? Un jour? L’éternité?
Je regarde avec un air suspicieux ma montre,
J'ai l'impression que par moment elle me mentait,
Qu'au creux de tes bras elle s'était arrêtée,
Qu'au creux de tes bas, soudain, elle accélérait,
Que sans toi, pleurant, elle rechignait à avancer,
Qu'à ton contact, des jours entiers elle sautait.
Etrange, sans doute n'étais je pas attentif,
Le regard perdu dans les méandres de ta soie,
Aux heures égarées dans des spirales d'émoi.
Einstein avait raison! Le temps est relatif.
jeudi 7 mai 2020
Lorsqu'on remettra le contact... (2020)
(new) (Slam) COVID-19 Series - Se remettre en marche ... mais doucement
Lorsqu'on remettra le contactQu'on tournera la clé
Qu'on aille pas croire que la boucle est bouclée
Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on rallumera le démarreur
Ca ne se fera pas sans inquiétude
Mais dans l'incertitude
Le doute et la peur
Lorsqu'on remettra le contact
Après deux mois passés au rouge
On aura le culot de se plaindre
Que rien ne bouge
Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on amorcera la pompe
On ne saura pas sur quel pied danser
Imaginons qu'on se trompe...
Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on regardera dans le rétroviseur
On aura forcément une larme, une frayeur
Un drôle de pincement dans le coeur
On se retournera même en se demandant où est passé
Le monde d'hier, celui qu'on avait laissé
Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on passera timidement la première
On fera surtout attention
A ne plus être celui qu'on était hier.
Plus de prévention, plus de protection
Plus d'entraide avec son prochain
L'humanité vient de franchir un carrefour
On peut déjà se demander sans détour
Comment franchir le prochain
Lorsqu'on remettra le contact
Après tant de temps sous effervescence
A jongler entre impuissance et impatience
Il faudra jauger nos ardeurs et garder nos distances
Et ne pas remettre en route nos torts
A vendre la peau d'un ours qui n'est pas mort
Tout du moins pas encore...
Lorsqu'on remettra le contact
Qu'on partira à la conquête retrouvée
De la Liberté, de la Fraternité
On se sentira libéré, même délivré
Mais surveillons nos arrières,
N'allons pas nous livrer
Au loup qui rode encore dans ce bal masqué
Il sera toujours là pour nous débusquer
Lorsqu'on remettra le contact
On pourra tout de même se réjouir
D'être toujours là, d'avoir su tenir
Même si on ne sait pas où demain va nous conduire
Demain existe encore, c'est déjà bon de se le dire
Et au moment de s'échapper de nos cloisons
On bénira le ciel d'avoir retrouvé un horizon.
Mais lorsqu'on remettra le contact
Y aura comme une pression, on ne sera pas décontract'
En liberté conditionnelle, en suivant une sorte de pacte
Parce qu'on va remettre le contact
Mais on a bien senti l'impact
On ne remettra pas le contact
En faisant comme-ci le Monde était intact.
7.5.20
samedi 25 avril 2020
Je tousse 2020 (2020)
Je tousse ...
Non, ce n'est pas ce que vous pensez toutes et tous
Je tousse et ce n'est pas le Covid
Ni le vertige de voir nos rues si vides
Je tousse... et l'écho de ma toux raisonne
Y a pas que Mick Jagger qui s'en étonne
Nos villes sont devenues des villes fantômes
Mais quelque part le vrai fantôme c'est ce monde d'hier
Où on sortait, on s'étreignait, on restait fiers
Je tousse rongé par nos incertitudes
Celle de ne plus retrouver cette quiétude.
Je tousse... particules en suspension
Dans un monde lui aussi en suspension
Le virus capte toutes les attentions
Au moins, c'est sur, chacun fait plus attention.
Je tousse... en voyant de ma fenêtre les jours qui défilent
Tel Robinson Crusoé confiné sur sa petite île.
On a jamais autant respecté ce dicton subtil
"En Avril, ne te découvre pas d'un fil"
Je tousse...dans ce monde infecté
Cloisonné avec des rues désaffectées
Plus que jamais un colosse aux pieds d'argile
On découvre à quel point notre système est fragile
Si friable, si fébrile et si instable
Que ce qui le dérègle est plus petit qu'un grain de sable.
Je tousse sans masque mais avec le visage masqué
Par le poids de ce quotidien
Qui fait que les jours tournent comme des refrains
Qui se répètent comme dans "Un jour sans fin".
Après 40 jours de quarantaine on ne calcule même plus ce qui s'enchaîne,
Il n'y a guère plus que les jours que l'on monte à la chaîne.
Je tousse... avec des gants sur les mains
Je tousse sans penser à demain
Comme le dis la chanson "Demain c'est loin"
Oui, ça ne m'a jamais semblé aussi loin
C'est avec la phobie de voir les gens postillonner
Que nos exécutifs bien pensant, ne savent même pas comment se positionner,
L'avenir si il y en a un est écrit en pointillés,
Plus que jamais l'humain est en train de s'en méfier.
Le monde tel qu'on l'a connu est sur respirateur,
Les hôpitaux sont saturés, le sport et le spectacle meurent,
Atteint par cette insoutenable tumeur
Sclérosé par la peur
La fièvre virale ne cesse de pousser
Et c'est notre monde qui est en train de tousser.
En fait je tousse de savoir le monde si mal en point
Qui tourne en rond sans jamais sortir du rond point
L'économiste tousse pour sa croissance à -10 points
Les diététiciens toussent pour notre probable embonpoint
Je tousse déjà des futures mises au point
De la litanie des couleuvres qui faudra avaler
Des sacrifices qu'il faudra pour redémarrer
Une économie qui sera restée au point mort
Car c'est quand on va enfin pouvoir souffler
Qu'on nous demandera de nous essouffler
On oubliera bien vite les héros qui auront combattu le fléau
Mais on va subir longtemps les dommages collatéraux
Je tousse ... de tous les séismes de cette crise sanitaire
Mais je tremble déjà au devant de ses effets secondaires.
25.4.2020
jeudi 9 avril 2020
Les Super-Héros (2020)
Les super-héros...
On leur attribue des attributs fantasques
Une cape, des coulants moulants, un masque ...
Des pouvoirs qui dépassent l'entendement
La vitesse de l'éclair, le contrôle des éléments
Ils peuvent soulever un immeuble, voler jusqu'au firmament,
Mais sauvent-ils des vies seulement ?
A quoi bon tisser des toiles d'araignée
Si le mal continue de régner ?
A quoi bon jouer les chauves-souris enragées
Si il y a tant de vies en danger ?
Ils peuvent déjouer les plans de Lex Luthor
Ou dévier une météorite avec un gant en or.
Nul doute qu'ils puissent sauver le monde
Mais sauraient ils soulager les maux qui nous inondent ?
Les super-héros...
Ils ont des armures, des boucliers, des casques
Et n'ont pour seule peur qu'un jour on les démasque
Ils sont les pourfendeurs de la justice
Jusqu'à en oublier leurs propres cicatrices.
Ils ont leurs petites faiblesses, leur kryptonite,
Mais savent s'en défaire pour parfaire leur mythe.
Mais au delà de leur apparente divinité
Pourraient ils sauver l'humanité ?
A quoi bon tisser des toiles d'araignée
Dans un monde qui ne cesse de saigner ?
A quoi bon jouer les chauves-souris enragées
Quand ce n'est plus seulement Gotham qui est ravagée ?
Que peuvent faire Bruce Wayne et Peter Parker
Quand le monde est frappé en plein cœur ?
Les super-héros ... les vrais... ceux du vrai monde
Ils existent aussi n'en doutez pas une seconde,
On en doute et pourtant on le devine
Il y en a des milliers de super-héros, de super-héroïnes.
Ils n'ont pas de cape, tout juste portent-ils un masque,
Ils ne ressemblent ni à Batman ni aux Pyjamasques
Ils ont tout juste le super-pouvoir
De vous sauver, de vous soutenir sans même s'émouvoir,
De veiller sur vous sans trêve et sans relâche
Et aux griffes de la mort, ils vous arrachent.
Qu'il fasse jour ou nuit, qu'il neige ou qu'ils pleuve
Ils feront pour vous tout ce qu'ils peuvent.
Peu importe que vous ne soyez ni Loïs Lane, ni Mary Jane Watson
Ils soignent et ils sauvent peu importe la personne.
Ils agissent sans casque et sans halo de lumière
On les appelle docteur, professeur, auxiliaire ou infirmières.
Et de leur bras, de leurs actes, de leur courage,
Ils éteignent les fléaux qui nous ravagent.
Ces super-héros ne gagnent pas toujours, c'est cela qui est tragique,
Dans ce monde loin de Marvel il n'y a pas de décès comique,
Ils ont dans ces moments funestes les yeux qui s'irritent
Mais ces super-héros n'ont pas de kryptonite.
Ils sont là, ces super-héros authentiques
Dans vos hôpitaux et vos cliniques
Leurs super-pouvoirs n'ont rien de magique
C'est juste leur vaillance qui les rend unique.
8.4.2020
samedi 4 avril 2020
A nous de saisir le message (2020)
Depuis toujours les gens se disent bonjour,
Il n’a jamais vraiment été dans notre nature
De se snober comme voyous et enflures.
C’était avant , avant ce tournant, avant ce torrent,
Ce drôle de tour qui redéfinit jusqu’a l’amour.
On redessine les codes de la convivialité
On met parfois à mal ceux de la solidarité.
Se multiplient les mufles, les fous, les rustres et les buffles
Quand un instinct de survie bête les mène à la baguette
Tant la colère se fait virale dans un monde qui râle.
Si ce virus nous agresse ce n’est pas pour qu’on régresse
C’est plutôt une sanction pour réclamer notre attention
Pour nous rendre un service, fonder une nouvelle justice
L’humanité pour drapeau , l’entraide pour maître mot
C’est peut être notre chance d’ériger une nouvelle Byzance.
4.4.20
dimanche 29 mars 2020
Courage de Vaincre (2020)
[Nouveau] COVID-19 Series - La Victoire est en Nous
On a chacun notre manière de se battre.
Un microbe n'abattra pas nos tours d'albâtre,
Regardons en face le fléau qui s'abat.
Ayons le courage de ne pas avoir peur.
Gageons que nos lendemains s'annocent meilleurs.
Espérons, c'est ça qui fera battre nos coeurs,
Nos coeurs qui doivent continuer de chanter
Oubliant l'adversité et les heures sombres.
Un jour les ténèbres ne seront qu'un coin d'ombre.
Souvenons-nous-en, ne nous laissons pas hanter.
Virus, terrorisme, qu'importe la menace,
Accrochons-nous, soutenons-nous et défions-là.
Il va de soi que nous passerons celle-là.
Nous avons dans nos coeurs la sortie de l'impasse.
Croire qu'on peut vaincre, c'est déjà un tournant,
Refuser l'abandon, c'est déjà résister.
Osons l'affront, osons défier, insister.
Nous avons dans nos coeurs la clé du dénouement.
Se donner le courage d'aller de l'avant.
29.3.2020
samedi 21 mars 2020
Confinés et cons finis (2020)
(Nouveau) COVID-19: ils y a ceux qui respectent les règles et les autres ...
Constat déconcertant
Consternant
Quel manque de considération
Sidérant sidéral
Alors oui le confinement
N’est pas confortable
C’est une configuration contraignante
Et certains cons finassent
Convaincus d’être hors d’atteinte
N’acceptent visiblement aucune contrainte
Contournent ce qui les contraries
Convolent à Nice ou à Paris
Ce qu’on demande
Ce n’est pas compliqué
C’est le contrat pour contrer le virus
Pour contrôler la pandémie
Mais certains n’ont pas compris le contexte
Que le contact c’est la contagion
Continuent à contaminer nos rues
De leur inconscience
Malgré les circonstances
Si vous en voyez, conspuez les
Qu’on se le dise ils se complaisent
Malgré le malaise
Refusent d’être circonscrit
Et hurlent de concert
Que ce n’est que de la conspiration
Des controverses surtout rien de concret
Alors que le compteur ne cesse de les contredire
Qu’on se le dise ce n’est pas un concept
Si chacun est dans son cocon
Ce n’est pas pour qu’un con
Conteste l’évidence
Et se fiche complètement
Que c’est inconvenant
Conspuez les ces cons de tout venant
Qui bravent les règles constamment
Ils prônent la liberté mais c’est tout le contraire
Constat amer que devant la consigne
Des cons finis persistent et signent
Convaincus qu’ils ne seront pas vaincus
Si vous en trouvez conspuez les
Huez les pour les condamner, ces cons damnés
21.3.2020
jeudi 19 mars 2020
Pause (2020)
(New) (COVID-19 Series) Parce que ça s'impose...
PAUSE
Parce que ça s'impose
Pour stopper la psychose
Qui nous ankylose
On en vient à se battre
Pour du papier rose
Tout le monde veut
Sa ration de cellulose
PAUSE
Pour pas qu'on s'expose
Pour pas qu'on explose
Dans la vie comme au ciné
On avait tout imaginé
De la Bombe A à World War Z
Le terrorisme, le nazisme, l'apartheid
Et nous voilà menacés
Par une toute petite chose
PAUSE
Pas de Stradivarius
Pour accueillir le virus
Mais certains se serrent encore la paluche
Sans savoir qu'ils jouent à la roulette russe
Alors PAUSE
Ô temps suspend ton vol
Ô monde suspend tes viols
Dans un monde qui va de traviole
On avait peut-être besoin d'une nouvelle variole
Pour redresser les choses
Alors PAUSE
Il faut qu'on se pose
Vaincre la sinistrose
Parce que vivre isolé c'est pas tout rose
On a troqué le bordel pour les maisons closes
Au milieu des hirondelles et des roses écloses
Alors PAUSE, on se pose
Plus rien d'autre à faire
Construire son petit paradis
Au milieu de l'enfer
Peut-être nous fallait il le COVID-19
Pour bâtir de nouveaux liens, des ponts neufs
Pour s'ouvrir au monde avec des fenêtres fermées
Montrer que même sans se toucher
On peut toujours rester soudés
C'est d'ailleurs pour ça que je
POSE
La nature est ainsi faite on a horreur du vide
Comme toi je voudrais appuyer sur Avance Rapide
Mais PAUSE
Parce qu'on doit panser la plaie
Avant de penser à rappuyer sur Play
Le temps est suspendu pour de meilleurs lendemain
L'Avenir de ce monde est dans chacune de nos mains.
19.3.2020
lundi 16 mars 2020
Je tousse (2008)
Je tousse... parce que j'en ai plein les bourses
De ce monde à bout de courses
Et encore ... plein les bourses ? elles sont vides
J'ai le teint livide, comme ces milliers de traders cupides
Qu'ont joué au poker avec des milliards, sans jamais trouver ça stupide.
Je tousse... parce que c'est la crise du bonheur
N'espérez rien du Père Noel cette année c'est l'horreur
Et oui je vous donne un scoop brothers and sisters
Il avait placé ses jouets chez Lehman Brothers
Je tousse... parce que les grands de ce monde
Préfère sauver la tête de ces banques qui ont déconné
Laissant encore une fois pour compte le reste du monde
Et des milliards d'âmes toujours abandonnées
Je tousse parce que le capital est si capital
Que le reste est passé au second plan
Ceux qui y restent dans les guerres ou dans les cabales
Tout le monde maintenant s'en fout royalement.
Je tousse... parce que le monde est infecté
Parce que le monde est tellement à deux vitesses
Que l'embrayage de la raison s'est enrayé
Tant et tant de plaies à désinfecter...
Achète une voiture verte et paie tes PV pour excès de vitesse
Je veux bien, mais où trouver les billets
Je tousse à cause de la poussière
Celle que je trouve en secouant mes poches
Je n'ai sur moi que quelques prières
Et des lingots de vide dans ma sacoche
Je tousse parce que le monde à la crève
Et qu'on cherche à nous faire croire que tout va bien
Je tousse comme les syndicats font grève
Je tousse parce que personne n'y met du sien
Je tousse parce que aujourd'hui me reste là
Comme un chat dans la gorge
Je tousse parce que j'ai jamais eu autant l'impression
Que la planète est un enfant qu'on égorge
Je tousse aussi parce que je suis malade
J'ai attrapé l'automne, mais c'est encore le moindre coup de froid
Parce qu'à coté de ça j'ai choppé des coups d'effrois
Un cancer de l'optimisme, une vraie crise de foi
L'économie se vide, victime de gastro-entérite
L'écologie elle s'époumone de sa bronchite
Et moi je m'étrangle dans une vilaine trachéite,
A tousser devant chacun des fléaux qui m'irritent,
Une vilaine égratignure que j'aurai du mal à soigner,
Comment faire coaguler un monde qui ne fait que saigner ?
Je tousse, mais je peux encore guérir
La route est longue, tant il y a de moral à regagner
Comme tous les indicateurs en ce moment, il est à zéro
Il me faut de la chaleur, des vers et de l'espoir
Je tousse encore, il faut prendre le mal par les mots
Mais à votre avis, pourquoi suis je là ce soir ?
9.10.8
jeudi 5 mars 2020
L'ennemi public N°1 (2009)
2009->2020 Je parle de Mexique plutôt que de Chine ou d'Italie, pour le reste c'est tout pareil
Un froid dans le dos Des sueurs froides, un coup de chaud Avec moi c'est comme ça que ça commence Si tu me vois arriver, appelle l'ambulance. J'aime la violence et préfère attaquer en silence Si tu veux m'éviter, apprends la vigilance, Je suis partout, surtout dans les endroits populeux J'ai une préférence pour les enfants et les petits vieux Mais je t'attaquerais volontiers, je suis pas à un près Mes victimes, on arrive plus à les compter... Je sévis, ailleurs comme ici, à Marseille comme à Paris Je fais trembler du Mexique à la Nouvelle Calédonie La psychose sur moi se transmet plus vite que les virus Bientôt, tu auras peur en prenant ton bus... Déjà des millions de personnes sous mon emprise, Je suis la panique, digne successeur de la Crise J'attaque, quiconque se trouve sur mon passage, On annonce avec de funestes présages, Un carnage, une hécatombe, une pandémie... Les articles sur moi bourgeonnent, c'est une épidémie, Pour me vaincre, ou tout juste me freiner On démultiplie une propagande effreinée, Portez des masques ou des gants, bloquez les rues Dites aux gens qu'ils ne sortent même plus Que quand j'arrive en ville, les gens changent de trottoir, Sous peine que je leur transmette un cauchemar Un froid dans le dos, des sueurs froides, C'est comme ça que ça commence La fièvre monte, la toux, puis la souffrance... Vous avez peur ? Je sais que vous avez peur ! Je suis bien plus qu'un Serial Killer Je suis le nouveau visage de la mort Au Mexique, ils s'en souviennent encore Des milliers de victimes, des pays entiers contaminés, Je suis sûr que la maintenant tu me reconnais... Normal, je suis à la Une du Monde et du Parisien Je fais même le 20 heures de France 2 et de TF1 Celui là même dont on parle plus ces temps ci Que de Sarkosy et Obama réunis. Je suis le nouveau cauchemar de ce monde grippé Qui devant l'ampleur des dégats ne peut que flipper Un froid dans le dos, des sueurs froides, C'est comme ça que ça commence, Je vous fait peur ? Je sais que je vous fait peur ! Vous êtes autour de moi, déjà accablés d'horreur, J'entends même parmi la foule un cri de terreur... Je n'ai pourtant ni couteau, ni arme, ni détonateur sous le pouce, Je suis dans le métro, j'ai de la fièvre ... et je tousse. #846 / 26.8.9