vendredi 27 mai 2016

Panne sèche (2010)

on continue à puiser dans le jerrycan...



L’inspiration ne se tarit pas,
La poésie qu’elle soit brute ou raffinée
Sait au travers des lignes s’affiner.
J’ai de l’encre en barils,
Mettez l’imagination en péril
Mais ma plume ne cédera pas,
Ne calera pas, ne sèchera pas,
Devant les sceptiques et les regards hagards
Je n’écrirai plus par hasard.
Tant qu’elle trouvera de nouveaux gisements
De nouveaux appâts, de nouveaux tourments,
Tant qu’elle restera sur mon piédestal
La poésie restera mon nirvana TOTAL.

Je produirai toujours, à petite ou grande é-SHELL
Sans limite car la licence poétique est une licence GPL.
Je m’EXXON-ère de toute contrainte,
C’est mon empreinte, mon étreinte,
Ma plume ESSO-lide, ESSO-litaire m-ESSO-lidaire
Avec ou sans Mobil il est difficile de la faire taire.
Et même si mes textes ne sont pas toujours super
Je trouve l’énergie d’en faire
Car j’ai l’humeur légère et le cœur sans plomb
De la fantaisie à foison.

Feyzin rêve, que je le décrive, que je l’écrive,
Pour moi il n’y a rien Dyneff-able
Je suis AVIA-teur du verbe et des fables
Je mettrai les gaz pour qu’on dérive,
Je n’ai certes pas les muscles de Vin Diesel
Mais je sais transporter les âmes au-delà du ciel
Parce que je ne serai jamais à court de l’essence essentielle
Qui rend les tournures et les phases belles.

Because Poetry is my Fuel
Porque Fantasia es mi Gasolina
Je m’élance et me défoule
Crée des rires et des joies et FINA
Lement les sourires se ravivent
Dans le flot d’eaux vives
Des mots agités dans tous les sens.
La poésie n’est pas précaire…Oh Zen !
Elle est le carburant de mon jardin d’Eden.

Tant qu’il y aura des ELF et des muses
Et des idées pour qu’on s’amuse,
Des couleurs pour embellir ce monde si terne,
Des mots pour réchauffer les cœurs en berne
Il restera des filons à exploiter
Et je ne risque pas de m’arrêter.
Pas de pétrole dans mes rigoles, mon encre est mon or noir.
Et ça roulera tant que j’aurai des idées dans le réservoir
Tant que mon inspiration en pêche,
Je ne risque pas la panne sèche.

18.10.10

mercredi 25 mai 2016

Assez ! (version Essence) (2010)

 

Assez assez, j’en ai assez,
Assez de me faire pomper à longueur de journée
Chacun, chacune se refilent le tuyau
Parfait otage d’un lugubre embargo
Je n’ai plus une minute à moi, aucun repos
Même la nuit aucun répit à mon fardeau
Chacun, chacune s’affairent sur mon tuyau
Et la jauge de mes essences s’approche du zéro
On se bat pour pomper mon jus coûte que coûte
On tient à me vider jusqu’à la dernière goutte…
Et ceci n’est pas le fruit d’une insatiable indécence
Mais plus on est en pénurie plus j’en chie,
Dur, dur en ces temps-ci en France
D’être une pompe à essence !


#960 - 21.10.10

mardi 17 mai 2016

Un certain regard (2016)

En l'honneur d'Antoine de Saint Exupéry et de son Petit Prince.

On ne voit que ce que l’on veut entendre
Plus rarement ce qui nous touche
Ce constat laisse à surprendre
Difficile de voir net dans un monde louche.

On ne voit bien que ce que l’on sent
Ce que l’on sait saisir, ce que l’on sait tenir
Ce qui nous apparait comme évident
La Vérité que l’on croit détenir
Car l’être humain est un être borné
Qui ne peut voir plus loin que le bout de sa cornée.

Dans un univers bombardé d’ondes
En gigabits / secondes
Que peut-on vraiment voir du monde ?

Avez-vous déjà vu, une tristesse un désespoir
Un éclair de joie, un bonheur, une lueur d’espoir ?
Voyez-vous derrière un regard
Le poids des êtres chers, le choc des histoires ?
Vous savez lire un livre
Mais voyez-vous tout ce qui se livre
Derrière un simple sourire,
Derrière le feulement doux d’un soupir ?

Il y a tant à écouter, à prendre, à déchiffrer
Il y a tant à sentir, chaque moment est un coffret.
Dans chaque chose, il y a tant à lire
Même dans les sentiments aphones
Il y a tant à découvrir
Détourne les yeux de ton iPhone…

Il ne suffit pas d’ouvrir les yeux, d’ouvrir grand les mirettes
Mais d’ouvrir les ventricules, bien tendre les oreillettes,
Ce que les sentiments chuchotent tout bas
Vous ne l’entendrez qu’avec le cœur qui  bat.

On ne voit que ce que ce que l’on veut entendre,
Ouvrez grand votre âme et vous allez mieux comprendre
Vous verrez ce qu’aucune sonde ne peut voir
Vous pourrez voir derrière les murs et même dans le noir
Lorsqu’on ressent, on voit plus loin
Bien plus loin que nos désirs et nos besoins.
Et si de ne pas avoir le cœur tendu
Etait notre plus grande source de malentendus ?

Le cœur ouvert, le champ de vision est moins étroit
Pour le coup, au royaume des aveugles les poètes sont rois.

A se parer d’ornières qui réduisent notre champ de vision
Comme autant de barrière à nos rêves d’évasion
On ne sait plus voir, plus sentir, plus entendre
A tant vouloir prévoir, on ne sait plus se détendre.

Comme tout le monde je ne voyais plus le monde
Qu’au travers d’un volet qui grince,
C’était un moment propice pour rouvrir le Petit Prince
Et dedans il y avait ces mots révélateurs
Comme un théorème merveilleux :
« On ne voit bien qu’avec le cœur
 L’essentiel est invisible pour les yeux »
 

17.5.2016

vendredi 29 avril 2016

Chemin de Fer (2016)

[Nouveau] "La prochaine fois tu prendras le bus..." (Grand Corps Malade, Les Voyages en Train)

 

Croix de bois, croix de fer,
Chemin de croix, chemin de fer.
Tout roule , c'est tout droit, tout tracé ...
Tout semble bien se passer 
Enfin ça juste qu'à ce qu'un incident surgisse sur votre voie...

Les lignes ont l'air figées sur le ballast
Mais n'allez pas croire que ça va filer droit comme un podcast.
Devant derrière ça bouge aussi ,
Nous sommes à la merci
D'une alarme, des rames qui s'arrêtent ,
Des changements de direction du wagon de tête.
Après tant bien que mal on avance,
En rythme et en cadence ,
Ainsi est le train train quotidien 
Point... A la ligne.

Les voies sont tracées
À chaque train son horaire
À chaque voyageur son itinéraire
Choisis bien le tien pour éviter les galères 
Les correspondances se suivent comme les RER 
Y en à ou y en a pas, tout dépend où l'on s'arrête.
Et même parfois lorsque l'on s'entête 
On choisit un peu par hasard ou par rage 
Le mauvais train, la voie de garage. 
Ainsi est le train train quotidien 
Point ... A la ligne

Rassurez vous il y a toujours des embranchements 
Pour ne plus suivre in faut dérailler franchement. 
Puis le train c'est pas tout noir
Tant que t'avances y a de l'espoir. 
Et aussi sur que la vie est belle,
Tu sauras voir la lumière au bout du tunnel.

Au moment où je vous écris,
Un incident perturbe les voies
On est arrêtés, les gens autour sont aux abois
Et malgré la scène morbide je vois la vie entre les lignes 
Ainsi est notre train train... 
Point ... A la ligne.

Croix de bois, croix de fer
Notre vie est un chemin de fer.

 #22.4.2016

mercredi 17 février 2016

Les écrits s'envolent (2012)



parce qu'il n'y a pas d'écrits vains...

"Les paroles s'envolent et les écrits restent"
Ce n'est pas un adage que je conteste
Mais rester est un verbe réducteur
A quoi sert l'écrit si il n'est pas conducteur ?

Les écrits sont faits pour rester
Mais pas pour être mis en demeure
Ce sont des mots bloqués
Si on ne leur trouve pas un lecteur.

Les écrits sont là pour se transmettre
Plus que pour être mis à l'index
Les pages devraient s'ouvrir tel des vortex
Plutôt que muré dans des étagères de deux mètres.
Un livre fermé est un livre piégé
Un écrit vain est un écrit épris de liberté.
Il sait clamer et déclamer
On peut aussi lui passer une voix
Pour laisser la magie s'exprimer
Cela va de soi.

Un texte à mille façons de susciter l'émoi
Donnez lui votre vision et votre imagination
Et votre regard lui donnera du poids
Avec votre analyse et votre impulsion.

Un livre fermé c'est avant tout une histoire qui dort
Un coeur qui bat dans une reliure coffre fort
L'écrit ne vit que sous notre lecture,
Que dans notre désir, notre soif d'aventure.

"Les paroles s'envolent et les écrits restent"
C'est un fait que je ne conteste
Mais il n'y qu'à la lumière que le vers est luisant
Lire, c'est rendre aux feuilles mortes un cri vivant.

#1051 / 28.2.2012

lundi 15 février 2016

In the Air (2011)

 Parce que les idées en l'air méritent toujours de se poser...



Embarquement immédiat pour les cieux!
Notre Amour a ce trait facétieux
D'être à la fois ici et ailleurs
Toujours en vol, comme un 777 WorldLiner
On ne voit jamais le terminal de Terminus.
On m'a prévenu "La prochaine fois tu prends l'Airbus".

Mais c'est comme ça qu'on s'aime, et qu'on sème
Nos espérances à grand coup de kérosène
Mais ce n'est pas un problème
Parce que quand on vole, on est zen.

Pas besoin de Redbull pour se donner des ailes
Quand les cœurs résident au 9ème ciel
La vie est toujours belle
Au dessus des arc-en-ciel.

Mais au delà du tableau magnifique
De ces symphonies stratosphériques
Qu'on vit dans un Air-Nautilus
Sur un sol de cumulonimbus
Se cache une vérité plus tragique:
L'Amour transatlantique
Est une odyssée qui n'a rien de pacifique.

Et quand nos routes se séparent
Sous les portiques des aérogares
Le mélo nous accapare...

Et si on a vu des "Aller" se jouer
Dans les sinistres allées
De Jorge Chavez ou d'Orly,
A Lima comme à Roissy
Nous n'aspirons qu'à notre "Billet retour"
Avec nos espoirs trop grands et le souffle trop court.

Notre Amour, ce sont des miles sur une Flying Blue
Et chaque escale donne sa partition de blues
Alors au diable les envolées solitaires
Sans repères et sans pied-à-terre
Notre couple est une idée en l'air, une idée folle
Qu'il nous faudra bien clouer au sol.

Vivement que l'on se pose
Au Terminal de notre Osmose
Pour faire enfin le "Voyage" ensemble, main dans la main
Pour préparer notre envol au delà des lendemains.

 #990 - 10.3.2011

lundi 30 novembre 2015

Histoire de Q (2008)

La complainte de la lettre la plus ingrate de l'Alphabet...
#Slam




Je suis ronde avec une queue dans le Q !
Vous et moi, ça fait longtemps qu'on s'est connu
Sur les bancs de l'école, avec toutes mes copines
Mais si souvenez-vous, c'était moi la plus coquine.

D'ailleurs y en a une avec qui je m'acoquine
Une que j'ai bien eu, je ne sors jamais sans elle
Y a que le coq coquelet et son zinc le cinq
Qui se permettent de trainer avec moi en son absence.

Je suis ronde avec une queue dans le Q !
Toujours l'objet d'une quinte de questions
Qui suis-je ? A quoi je sers ?
Quand est ce qu'on se voit ? Quel temps fait-il ?
Je suis au milieu de toutes les questions QQ.
Une chose est sûre je suis loin d'être quelconque
Qui que vous soyez je vous inspire déjà désir et dégout,
Entre vous et moi c'est une affaire de goût.

Je suis ronde avec une queue dans le Q !
Je suis à l'origine de tous les scandales
Le mobile de tous ceux qui ont la dalle…
Tendez l'oreille, voyez, on ne parle que de moi...
Je suis atypique, je suis peu banale
Plutôt du genre à rester dans les ...anales
D'ailleurs de temps en temps sur Canal
Il y a un film dont je suis la star.

Ma réputation chacun s'assoit dessus
Y a même des têtes de glands qui me crachent dessus !
Je le concède je dis souvent de la merde
Mais avouez qu'à mon sujet y a des gifles qui se perdent.

Je suis maladroite et nouille et pourtant je me débrouille
D'ailleurs sans moi la coquille partirait en couille…
Je suis une brute épaisse, je suis d'une drôle d'espèce
Mais est-ce une raison pour me prendre pour une paire de fesses ?

Je suis de l'alphabet la lettre la plus ingrate,
Celle qu'on touche, celle qu'on tape, qu'on perfore et qu'on gratte
Je suis une lettre qui sent mauvais, avec un lourd vécu.

Je suis ronde avec une queue dans le Q !
Mais foutez moi la P, ne me pompez pas l'R je suis la lettre Q.

#703 - 18.4.2008