samedi 18 mai 2019

Fort comme un turc (2019)

Fort comme un turc
Hommage à Nesim Fintz

Est-ce le fruit de notre imagination ?
La langue Française regorge d'expressions
Originales, farfelues, tirées par les cheveux
Absurdes, étonnantes ou à la mord-moi-le-noeud.
Mais ce soir celle qui me fait comme un truc
C'est "Être fort comme un Turc"

Mais c'est vrai, un Turc j'en connais un très fort
Et je ne parle pas du type de Tur'Copy ou du Bosphore
Mais d'un homme à la Force légendaire
Une Force du Monde qui défie l'Élémentaire
Plus fort qu’une armée de Samouraïs
Plus fort même que Galatasaray
Oubliez Sangoku, Ryu, Ken et Dhalsim
Celui qui les décime s’appelle Nesim.

Samson était décrit comme un demi-Dieu
Qui puisait toute sa force dans ses cheveux
Lui, sans virer au postiche potache,
Il puise son panache dans sa moustache.

Il a des pouvoirs ... impressionnants
Par exemple: prenez un amphi bien rempli
Un lendemain de fête sur le campus de Cergy
D'un seul regard il sait qui est là, qui est absent
Qui l'écoute ... et qui fait semblant...
Qui prend des notes et qui joue à CS en réseau
Impossible de le prendre en défaut.
Il faut dire qu'ils forment une sacré équipe
Lui... et sa pipe.

Mais là où il surpasse Superman, Spiderman et autres X-Men
C'est que sa Force, c'est une Force Humaine
Humaine avec un grand H
On est loin de Thor, avec son marteau et sa Hache...


On ne parle pas de Forces destructrices,
Mais de Valeurs Créatrices
Bien plus épris de justice que Batman
Il est allé écrire dans des milliers de crânes
Cette POSE qui nous est si chère
Ces valeurs qui guident une vie entière.

Pas d'araignées mutantes ni de voyages intergalactiques
Mais le Professionnalisme, l'Ouverture, la Solidarité et l'Éthique,
Comme “TétraForce” pour dompter le Monde Réel
C'est sur l'Amour des Hommes qu'il a dressé sa tour de Babel.

Son École nous a enseigné bien au delà de l'ingénierie logicielle
Car tout savoir ne serait rien, sans avoir appris l'Essentiel.
Par son charisme, son humanisme et sa droiture
Il dépasse toutes les forces de la Nature.

Je ne sais pas vous, mais moi, il m'a offert bien plus que 3 ans de bonheur
A échanger des témoignages on pourrait disserter des heures
De l'Homme, de la Légende, de sa vie, de son oeuvre...

Je n'ai jamais essayé d'avaler des couleuvres
Je n'ai pas réussi à casser 3 pattes à un canard
Mais dans le dico des expressions à part
Nesim définit à lui seul  « Fort comme un Turc »
8.4.2019

samedi 11 mai 2019

Yeux d'enfant (2019)

(nouveau) le regard d'un enfant est toujours plus pur...

Ma vie de père me fait vivre des moments délicieux
Surtout depuis que ma fille à l'âge curieux
Du haut de ses 4 ans, elle me sort d'un ton mielleux
"Papa, pourquoi je ne peux pas voir mes yeux ?"

Fait avéré, logique implacable, fraîcheur inestimable
Le charme de l’insouciance, de l'innocence
Vient se frotter à mon esprit de science.

C'est bien simple, tu ne peux pas les voir
Puisque justement, ils te permettent de voir
Tu peux les voir au travers du miroir
Cet objet qui te montre une petite fille toujours plus belle
Cet objet où tu es tantôt hirondelle, tantôt demoiselle.
Face à tes "Pourquoi" souvent les mots me font défaut
Ce qui est évident c'est que ta curiosité, c'est ton plus beau défaut.

Tu ne peux pas voir tes yeux
C'est fâcheux, c'est presque ennuyeux...
Mais les caprices de la nature, qu'est ce qu'on y peut ?
Mais si tu savais ce que j'y vois
Tu voudrais les voir comme moi.

On y voit les émois et les désarrois
Les désirs et déboires d'une enfant Roi
La somme des émotions d'un petit monde
Qu'une joie éblouit, qu'un chagrin inonde.
On y lit plus encore que dans tes sourires
Ce sont des opales, des émeraudes, des saphirs,
Tous les joyaux du monde tant le regard est changeant,
C'est le ciel, les nuages, la pluie et le firmament,
Le reflet d'une âme précieuse dans deux sphères d'ivoire,
C'est juste fou tout ce qu'on peut y voir.

En tout cas j'y vois tout ça et bien plus encore...
L'envie, l'amour, l'effroi, le réconfort
Et tout ça je le vois avec mon filtre d'adulte
Avec une certaine grisaille qui se catapulte.

Toi, tu les verrais avec ton regard d'enfant,
Sans calcul, sans craintes, sans édulcorants
Sans arrière-pensées ni douleurs
Avec des formes et des couleurs
En bleu en rose et même en chocolat
Avec de l'imagination et des rires aux éclats.

Tu ne peux pas voir tes yeux, et c'est presque dommage
Ils ont la beauté d'un ciel sans nuages
Le miroir peut t'en renvoyer une image.
Moi, j'aimerais tant voir comme on voit à ton âge.

10.5.2019

vendredi 3 mai 2019

Ô Belle X (2008)

Plate, ovale ou ronde, la beauté n'a pas de forme ...

 Ô Belle X,  belle inconnue
On s'est croisé dans une rue
Ô belle X, belle inconnue
Un moment j'ai cru avoir la berlue

Ô belle X aux yeux de velours
Tu n'es pas un canon de beauté
Mais j'ai succombé à tes atours
Si lâchement mis de côté.

Ô belle X, belle inconnue
Derrière ton regard indéfectible
Il y a une âme mise à nu
Qui crie famine d'une voix inaudible.

Ô belle X, belle inconnue
Tombée dans la tendresse quand tu étais petite
Ô belle X, belle éperdue
Tu réclames des caresses et tu les mérites.

Ô belle X, belle et perdue
Tu m'as fait une grosse impression,
Et le regard des autres
T'amène parfois à te graves dépressions.

Ô belle X maudite reine
Certains yeux te trouvent inhumaine
Qu'ils remballent gaines et rengaines
Moi je te trouve surhumaine.

Ô belle X, belle inconnue
Certains te trouvent un peu enveloppée
Mais au creux de tes épaules charnues
Ta sensualité est surdéveloppée.
Même si tu ne semble ni frêle ni menue
Tu es fragile et sensible... et je le sais.
Comme je sais épaisse et ténue
La grosse candeur de tes baisers.

#665 - 31.1.8

mercredi 24 avril 2019

Ange démoniaque (2000)

Toi! Divine! tu n'es qu'un démon, qu'une diablesse!
Tu veux me pousser au pêché originel,
Et, par ta voix sculpturale et ton corps sensuel,
Tu me contrôles en profitant de mes faiblesses.

Mon ange, pourquoi me fais-tu vivre un enfer,
Un enfer d'envie, de désir, de tentation,
Qui mène au plaisir mais aussi à la damnation ?
En me guidant dans ta soie, tu me jettes aux fers.

Mon paradis, avec moi, tu es tout feu, tout flamme!
Tu calcines mon corps et incinères mon âme,
Brûles mon esprit et l'essence de ma vie!

Mais tu me fais vivre un si agréable calvaire
Qu'à côté, tout paradis est une galère
Infernale et morte dont je n'ai guère envie.

#96 / 21.11.2000

mardi 23 avril 2019

Noyé (1999)

Le petit préféré de mon cousin Yannick, bon anniversaire ;)

Dès lors que j'ai jeté un oeil dans ton regard
Ma vision prit soudain une teinte bleutée
Ce fut une danse de couleurs voluptés
Tout émoustillés , mes yeux en devinrent hagards.

Dans tes yeux , un ciel bordé de nuages fins ,
Dans tes yeux , un lagon cerclé de sable blanc ,
Dans tes yeux , un univers aux océans sans fins ,
Dans tes yeux , un monde doux et rafraîchissant

Tel une piscine sans fond où je me noie
Me débattant , cherchant un bord que je ne vois
Errant , luttant , hurlant de détresse et d'émoi .

Je me perd dans un cercle pourtant si petit
Mais si vaste que si cela se reproduit ,
Mademoiselle , je vous en prie , aidez-moi !
 
#63 / 13.9.1999 

mardi 16 avril 2019

Tout feu, tout flammes (2019)

[nouveau] Pour Notre-Dame qui brûle encore ne serait ce que dans nos coeurs...
Tout feu, tout flamme
Au cœur du chœur, au cœur de l’âme
Si je pouvais l’éteindre de mes larmes
Flammes rouges, flamme vives flammes rugissantes
Allument notre émoi, éteint nos voix
Dans un concert de douleurs rougissantes
Paris flotte mais ne coule pas
Et malgré le brasier de ta colonne vertébrale
Nous connaissons ta force légendaire , ancestrale
Tu souffriras mais tu ne tomberas pas
Tout feu, tout drame
Au cœur du chœur, au cœur de l’âme
Cet enfer au cœur de Notre-Dame
C’est un déchirement qui nous désarme
Si je pouvais l’éteindre de mes larmes.

15.4.2019

jeudi 28 mars 2019

Laideur Divine (1999)

Eloge de la beauté ou éloge de la laideur ... doux paradoxe

Laisse moi être subjugué par ta laideur
Qui ferait pâlir même le plus indifférent,
Ton visage blafard pustuleux n'aspirant
Qu'à devenir la plus immonde des horreurs.

Tu envoies dans mes yeux un éclair de frayeur
Qui envahit mes pensées tel un conquérant
Y laissant des images de toi qui, errant,
Gâchent mes rêves les plus riches en bonheur.

Ton regard sombre m'illumine d'une percée
Et me menace en m'obligeant à caresser
Ta peau fripée couverte de vergetures.

Tel est le supplice qu'il veut me soumettre.
Je suis si terrifié que je dois l'admettre :
Tu es la plus belle erreur de la nature.


#72 - 9.12.1999 

mardi 12 mars 2019

Une fois de plus (2019)

[nouveau] Au delà des désillusions ... il reste la passion...

Une fois de plus tu as failli
Une fois de plus tu as trahi
Cette confiance que j'avais placé en toi
Une fois de plus se sont dérobés les espoirs
Que l'on place dans le Grand Soir.

Tu m'avais pourtant emmené au firmament
Dans la magie du "Théâtre des Rêves"
C'est brusquement, tristement
Que la symphonie s'achève.

C'était une soirée noire, un soir de terreur
Une mauvaise passe où tout n'était qu'erreur (Kehrer)
De l'ambition, de l'envie, il en manquait un zeste
Et l'on regrettera surtout quelques mauvais gestes.

Une fois de plus tu auras tout gâché
On partait heureux et on revient fâchés
Tu as éteint le rêve rouge et bleu
Laissant nos espérances dans un ciel brumeux.

Entends-tu, dans ton Parc la fureur qui s'époumone ?
Qui te traite d'incapable, d'enfant gâtée, de bouffonne (Buffon)
Peu importe le cri des âmes courroucées
Il nous faut encaisser, et malgré tout avancer.

Une fois de plus tu perds la main
Une fois de trop diront certains
Mais ce serait oublier 
(Killian) Qu'il y a naufrage et naufrage
Ce serait oublier
Notre passion et notre rage
QU'il n'y a pas d'odyssée sans traverser d'orages
Qu'il n'y a pas ciel où il n'y ait de nuages.
Et pour cela je serai toujours ton otage
Otage de tes hauts, de tes bas
Et derrière toi même au plus bas.

Devant un tel tintamarre
Il serait facile de dire "J'en ai marre" (Neymar)
Et de laisser la meute tels des Matador
Abattre les derniers espoirs qui te tiennent au corps,
Tes rêves de gloire, d'Europe et de Ballons d'Or.

Car oui, Paris, une fois de plus tu m'as déçu
En laissant ton côté sombre reprendre le dessus
Mais sais-tu qu'elle (Tuchel) est ma foi en toi ?
Sais-tu que toi et moi
C'est une histoire qui jamais ne déraille
Je te suis depuis l'époque de Raï
Et mon soutien reste sans failles.

Paris, ville lumière, club lumière
Un jour on te (Verrati) verra t'illuminer, grande et fière.
PSG signifie pour certains 'Pas sûrs de Gagner'
Réputation revenue encore t'égratigner
Un jour tu iras vraiment Gagner
Et moi, je ne t'aurai jamais renié.

Une fois de plus tu as pris l'eau
Mais 'Fluctuat Nec Mergitur' dit la devise
Tu nous fait 'rêver plus grand' même quand tu divises

Une fois de plus, mais pour moi, jamais une fois de trop.

#1129 - 12.3.2019

vendredi 8 mars 2019

Elles (2009)

Pour toutes les femmes ... 8 Mars oblige

Elles font le jour et la nuit
Leur regard est une énigme maligne
Difficile de décrypter leurs signes
Elles savent tout nous dire sans le moindre bruit.

Pourtant, Elles sont toujours un tantinet bavardes
Parfois mêmes commères et criardes
On préfère souvent leur silence
Car il s'accompagne de volupté et de déliquescence.

Nous nous croyons chasseurs, mais nous sommes les proies
Elles nous laissent les charmer pour mieux nous capturer
Elles s'immolent de parfums éthérés
Pour qu'on tombe plus facilement, dans le filet de leurs émois.
Elles nous attirent en brillant dans le noir
Avant nous, Elles envoûtent le miroir,
Leur silhouette, leur robe, leur sourire, leurs bijoux
Armada destinée à nous rendre complètement fou.

Elles sont notre fierté, notre plus beau trophée
Que l'on enlace fougueusement sous les yeux de Morphée
Quand Elles sont au bout de nos lèvres
C'est un calice qui donne toutes les fièvres.

Elles sont cette partie du Monde
Qui nous manque toujours
Elles sont cet univers que l'on inonde
D'une substance immatérielle que l'on nomme "Amour".

Elles sont toutes les mêmes
Et pourtant chacune si différente
Toujours source de tant et tant de problèmes
Qui atteignent notre esprit et qui nous hantent.

Elles savent nos plus grandes faiblesses
Elles savent quand elles nous enchantent et quand elles nous blessent
Elles font de nous des oiseaux qui volent à tire d'aile
Car notre plus grande faiblesse: Ce sont Elles.

Nous sommes esclaves de leur rêve
Car on à beau se montrer sous notre regard le plus charmeur
Elles seules choisissent l'Adam qui chérira leur corps d'Eve
Et savent nous l'enlever à chacune de nos erreurs.

Elles sont les anges qui règnent sur la Terre
Avec cette once de fourberie et de félonie
Qui les rendent vulnérables aux caprices et à l'envie,
Des anges aux esprits de démon et un sacré caractère.

Irrésistibles êtres aussi complexes qu'imprévisibles,
Nous aimons être la convoitise de leur propre gourmandise,
Elles sont notre Mikado, la petite faiblesse qui nous perdra
Et tiennent toujours notre flambeau au bout de leurs bras.

Gardiennes d'un temple dédié aux joies et aux plaisirs
Mais aussi du sanctuaire, berceau de la vie
Sexe faible, car Elles sont notre faible et c'est leur Force
Ce don de nous faire saigner l'âme à même l'écorce,
Elles sont Elles, comme des réacteurs sous nous ailes de grands rêveurs,
Les Femmes, nos numéros complémentaires, indispensables "âmes sœurs".


#825 - 11.6.9

mercredi 10 octobre 2018

Les nuits d'un poète (2018)

(nouveau) Hommage à Colette Renard dont je reprends la chanson iconique
 'Les nuits d'une demoiselle'

[ /!\ Rubrique Rose ] 

Q ue c'est bon que d'être un poète
Car le soir dans mon petit lit
Quand les mots fusent sous la couette
Quand la lune embrasse la nuit

J'me fait empoigner la plume
J'me fait secouer le stylo
J'me fait presser l'agrume
J'me fait l'recto et le verso

Je me fait triturer la rime
Je me fait frétiller tous les vers
J'me fait tutoyer le sublime
J'me fait l'Larousse et l'Robert

J'me fait filer la métaphore
Je me fait vider l'encrier
J'me fait dresser l'oxymore
Je me fait froisser le cahier

J'me fait tressaillir les termes
Je me fait revenir la sauce
J'me fait maturer le germe
Je me fait envoler l'Albatros

J'me fait vibrer l'écriture
J'me fait chanter la Bohème
J'me fait rayer les ratures
Je me fait fleurir les poèmes

J'me fait monter la parabole
J'me fait titiller l'émotion
J'me fait gonfler l'hyperbole
J'me fait souffler l'inspiration

J'me fait raviver l'espoir
Je me fait jaillir la flamme
Avec un micro certains soirs
Je me fait déclamer le slam

Mais vous me demand'rez peut-être
Ce que je fais le jour durant
Oh ! cela tient en peu de lettres :
Le jour, j'écris, tout simplement.



10.10.2018

vendredi 1 juin 2018

G voulu TxpliK (2006)

G voulu txpliK k le FranC &T 1 bL lang
Mé nous navon pa la m ccpt° 2 la boT
Tu prefR tortuR lé letr san tkté
K1 jr on lantandré d 1 voa Xang
Se pl1dr du sor kon lui 1flij

Tu Mré kon te tritur ds ts lé sens
kon tanput pour garD ke le sens
EnfR 1 jnckwa kon pij
Tou jst ac D bou 2 letr

G voulu txpliK k tu tué not lang natal
Mé tu ti1 a ton lgg fatal
Ce brouAA SMS ki ne mérit pa d'êtr


#438 - 21.8.2006

-- traduction en Français 'normal' (pour ceux qui saigneraient des yeux)--

J'ai voulu t'expliquer que le français était une belle langue
Mais nous n'avons pas la même conception de la beauté
Tu préfères torturer les lettres sans t'inquiéter
Qu'un jour on l'entendrait d'une voix exsangue
Se plaindre du sort qu'on lui inflige.

Tu aimerais qu'on te triture dans tous les sens,
Qu'on t'ampute pour ne garder que le sens,
En faire un je-ne-sais-quoi qu'on pige
Tout juste avec des bouts de lettres.

J'ai voulu t'expliquer que tu tuais notre langue natale
Mais tu tiens à ton langage fatal
Ce brouhaha SMS qui ne mérite pas d'être

vendredi 11 mai 2018

La Rime (2003)

La meilleure amie du poète...


Je suis celle, ô scrivains, qui contera vos rêves,
L'harmonie de mon son, claire comme le jour,
Sais faire raisonner votre lueur d'amour
Dans l'amas coloré de votre encre de sève.

J'envahis vos sonnets, embellis vos écrits,
J'unis les eaux de vigne avec le chant des cygnes,
Je marie les couleurs pour que chantent les lignes
Des élans de passions sombrement manuscrits.

Les poètes m'étreignent en leurs vicissitudes.
Ils m'embrassent et me croisent en fidèles amants,
J'aime être compagne et taire leur solitude.

Exhibant ma beauté dans quelques filaments,
Au fin fond de leurs vers, je ne suis qu'une ombrelle.
Mais c'est moi seule, oui, moi, qui rend leurs phrases belles.

158 - 8.1.2003

jeudi 3 mai 2018

Cours (2000)

Cours, cours, petite aiguille, il est temps d'écourter
Ce long temps au pas lent et autant de souffrances
Que m'inflige un ennui à occire d'urgence
Tant sa platitude ne peut être supportée.

Tourne, tourne, aiguillette, autour du cadran,
Comme l'on tourne les pages lassantes de la vie,
Comme l'on tourne le dos à l'embarras vers l'envie.
Tourne plus vite en effaçant ce temps errant.

Roule, roule, pied au plancher, sur le temps.
Fonce vers l'intensité, fuit le monotone.
Fuit le temps mort et les secondes mollassonnes.

Cours vers ces secondes pleines et furtives.
Cours, fugitive, vers ces minutes vives,
Courtes, inoubliables et qu'on regrette tant.

#98 / 13.12.2000