mardi 16 avril 2019

Tout feu, tout flammes (2019)

[nouveau] Pour Notre-Dame qui brûle encore ne serait ce que dans nos coeurs...
Tout feu, tout flamme
Au cœur du chœur, au cœur de l’âme
Si je pouvais l’éteindre de mes larmes
Flammes rouges, flamme vives flammes rugissantes
Allument notre émoi, éteint nos voix
Dans un concert de douleurs rougissantes
Paris flotte mais ne coule pas
Et malgré le brasier de ta colonne vertébrale
Nous connaissons ta force légendaire , ancestrale
Tu souffriras mais tu ne tomberas pas
Tout feu, tout drame
Au cœur du chœur, au cœur de l’âme
Cet enfer au cœur de Notre-Dame
C’est un déchirement qui nous désarme
Si je pouvais l’éteindre de mes larmes.

15.4.2019

jeudi 28 mars 2019

Laideur Divine (1999)

Eloge de la beauté ou éloge de la laideur ... doux paradoxe

Laisse moi être subjugué par ta laideur
Qui ferait pâlir même le plus indifférent,
Ton visage blafard pustuleux n'aspirant
Qu'à devenir la plus immonde des horreurs.

Tu envoies dans mes yeux un éclair de frayeur
Qui envahit mes pensées tel un conquérant
Y laissant des images de toi qui, errant,
Gâchent mes rêves les plus riches en bonheur.

Ton regard sombre m'illumine d'une percée
Et me menace en m'obligeant à caresser
Ta peau fripée couverte de vergetures.

Tel est le supplice qu'il veut me soumettre.
Je suis si terrifié que je dois l'admettre :
Tu es la plus belle erreur de la nature.


#72 - 9.12.1999 

mercredi 27 mars 2019

What happens in Neverland? (English) (2019)


 

"People always told you

Be careful what you do

Don't fool round with the young boys’ hearts

People always told you

Be careful who you love

Be careful what you do

Because the lie becomes the Truth..."

 

Isn't it what's just happening to you?

It's more than a Thriller

It's more than a murder

How they can kill a man who is already dead?

How they want to change History?

 

You, the Immortal, becomes immoral

You used to be Bad, Dangerous

But now they call you Vicious

Why so Serious ?

 

My question is why, why?

I think it’s just Human Nature

Why, why? Did they talk that way?

I just think why, why?

Seems it’s just the Human Nature

Why, why? They’re destroying that way...

 

Seems that's it's another drug for Tabloid junkies

It's so easy to spread mud and agitate monkeys.

They won’t stop until they get enough

Until they bury you deep and rough

They just can't Leave you Alone.

 

 

 

 

But who were you? Just a good friend? Or such an evil man?

How was The Man in the Mirror, Off the wall, in the Closets ?

Behind the Mask I guessed you Smooth...

But were you such a pervert, such a Smooth Criminal

Who not kills but assassinate deep inside

That black angel with white felony?

It’s so easy to Cry, to Scream, to claim calumny...

They said you stole their Childhood

Hate never felt so good!

 

You may say those kids are not my sons

And that I would think different

And that you are not an innocent

Are you Black or White?

Truth is I wonder where’s the Truth ... about you Michael

 

They are burning your legacy

With what they told about your Privacy

True or not, it hurts like a knife

You're Another part of me, a part of my life

I can’t help it, even if I could ...

 

I Keep the Faith Invincible, Unbreakable

Even when they describe facts so incredible

It's hard to me what they told about you

Because I just can't stop loving you.

 

22-27/3

mardi 12 mars 2019

Une fois de plus (2019)

[nouveau] Au delà des désillusions ... il reste la passion...

Une fois de plus tu as failli
Une fois de plus tu as trahi
Cette confiance que j'avais placé en toi
Une fois de plus se sont dérobés les espoirs
Que l'on place dans le Grand Soir.

Tu m'avais pourtant emmené au firmament
Dans la magie du "Théâtre des Rêves"
C'est brusquement, tristement
Que la symphonie s'achève.

C'était une soirée noire, un soir de terreur
Une mauvaise passe où tout n'était qu'erreur (Kehrer)
De l'ambition, de l'envie, il en manquait un zeste
Et l'on regrettera surtout quelques mauvais gestes.

Une fois de plus tu auras tout gâché
On partait heureux et on revient fâchés
Tu as éteint le rêve rouge et bleu
Laissant nos espérances dans un ciel brumeux.

Entends-tu, dans ton Parc la fureur qui s'époumone ?
Qui te traite d'incapable, d'enfant gâtée, de bouffonne (Buffon)
Peu importe le cri des âmes courroucées
Il nous faut encaisser, et malgré tout avancer.

Une fois de plus tu perds la main
Une fois de trop diront certains
Mais ce serait oublier 
(Killian) Qu'il y a naufrage et naufrage
Ce serait oublier
Notre passion et notre rage
QU'il n'y a pas d'odyssée sans traverser d'orages
Qu'il n'y a pas ciel où il n'y ait de nuages.
Et pour cela je serai toujours ton otage
Otage de tes hauts, de tes bas
Et derrière toi même au plus bas.

Devant un tel tintamarre
Il serait facile de dire "J'en ai marre" (Neymar)
Et de laisser la meute tels des Matador
Abattre les derniers espoirs qui te tiennent au corps,
Tes rêves de gloire, d'Europe et de Ballons d'Or.

Car oui, Paris, une fois de plus tu m'as déçu
En laissant ton côté sombre reprendre le dessus
Mais sais-tu qu'elle (Tuchel) est ma foi en toi ?
Sais-tu que toi et moi
C'est une histoire qui jamais ne déraille
Je te suis depuis l'époque de Raï
Et mon soutien reste sans failles.

Paris, ville lumière, club lumière
Un jour on te (Verrati) verra t'illuminer, grande et fière.
PSG signifie pour certains 'Pas sûrs de Gagner'
Réputation revenue encore t'égratigner
Un jour tu iras vraiment Gagner
Et moi, je ne t'aurai jamais renié.

Une fois de plus tu as pris l'eau
Mais 'Fluctuat Nec Mergitur' dit la devise
Tu nous fait 'rêver plus grand' même quand tu divises

Une fois de plus, mais pour moi, jamais une fois de trop.

#1129 - 12.3.2019

vendredi 8 mars 2019

Elles (2009)

Pour toutes les femmes ... 8 Mars oblige

Elles font le jour et la nuit
Leur regard est une énigme maligne
Difficile de décrypter leurs signes
Elles savent tout nous dire sans le moindre bruit.

Pourtant, Elles sont toujours un tantinet bavardes
Parfois mêmes commères et criardes
On préfère souvent leur silence
Car il s'accompagne de volupté et de déliquescence.

Nous nous croyons chasseurs, mais nous sommes les proies
Elles nous laissent les charmer pour mieux nous capturer
Elles s'immolent de parfums éthérés
Pour qu'on tombe plus facilement, dans le filet de leurs émois.
Elles nous attirent en brillant dans le noir
Avant nous, Elles envoûtent le miroir,
Leur silhouette, leur robe, leur sourire, leurs bijoux
Armada destinée à nous rendre complètement fou.

Elles sont notre fierté, notre plus beau trophée
Que l'on enlace fougueusement sous les yeux de Morphée
Quand Elles sont au bout de nos lèvres
C'est un calice qui donne toutes les fièvres.

Elles sont cette partie du Monde
Qui nous manque toujours
Elles sont cet univers que l'on inonde
D'une substance immatérielle que l'on nomme "Amour".

Elles sont toutes les mêmes
Et pourtant chacune si différente
Toujours source de tant et tant de problèmes
Qui atteignent notre esprit et qui nous hantent.

Elles savent nos plus grandes faiblesses
Elles savent quand elles nous enchantent et quand elles nous blessent
Elles font de nous des oiseaux qui volent à tire d'aile
Car notre plus grande faiblesse: Ce sont Elles.

Nous sommes esclaves de leur rêve
Car on à beau se montrer sous notre regard le plus charmeur
Elles seules choisissent l'Adam qui chérira leur corps d'Eve
Et savent nous l'enlever à chacune de nos erreurs.

Elles sont les anges qui règnent sur la Terre
Avec cette once de fourberie et de félonie
Qui les rendent vulnérables aux caprices et à l'envie,
Des anges aux esprits de démon et un sacré caractère.

Irrésistibles êtres aussi complexes qu'imprévisibles,
Nous aimons être la convoitise de leur propre gourmandise,
Elles sont notre Mikado, la petite faiblesse qui nous perdra
Et tiennent toujours notre flambeau au bout de leurs bras.

Gardiennes d'un temple dédié aux joies et aux plaisirs
Mais aussi du sanctuaire, berceau de la vie
Sexe faible, car Elles sont notre faible et c'est leur Force
Ce don de nous faire saigner l'âme à même l'écorce,
Elles sont Elles, comme des réacteurs sous nous ailes de grands rêveurs,
Les Femmes, nos numéros complémentaires, indispensables "âmes sœurs".


#825 - 11.6.9

lundi 7 janvier 2019

Letters (English) (2010)

Friendly Helpers - Mes meilleurs copines

 They are everywhere, friends and sisters
Each one lovely, my best helpers
In each word, in each whisper
Sometimes they replace a shoulder.

Sadness as ink, it dries a cry.
If there is something dull, you should try,
Try to confess them, what's sad, what's bad
Writing is a good way to prevent from being mad.

They are my friends and faithful sisters
My pink colors for love letters
They also write the so hot "french letter"
They help me to climb, ladder after ladder
The skies to be higher and higher.

Sometimes it goes to a dead-end
And all become a dead-letter
When things goes to an end
They look like the dead flowers.

They are, all 26, friendly helpers
Creating words for shouts and whispers
To write, to say or just to keep in mind,
Always with me, always by my side.

Letters are atoms of word and verses,
Of both sad or cool sentences
Always here to hear my wishes and whispers
Letters, you are all my sisters.


7.1.10

mercredi 10 octobre 2018

Les nuits d'un poète (2018)

(nouveau) Hommage à Colette Renard dont je reprends la chanson iconique
 'Les nuits d'une demoiselle'

[ /!\ Rubrique Rose ] 

Q ue c'est bon que d'être un poète
Car le soir dans mon petit lit
Quand les mots fusent sous la couette
Quand la lune embrasse la nuit

J'me fait empoigner la plume
J'me fait secouer le stylo
J'me fait presser l'agrume
J'me fait l'recto et le verso

Je me fait triturer la rime
Je me fait frétiller tous les vers
J'me fait tutoyer le sublime
J'me fait l'Larousse et l'Robert

J'me fait filer la métaphore
Je me fait vider l'encrier
J'me fait dresser l'oxymore
Je me fait froisser le cahier

J'me fait tressaillir les termes
Je me fait revenir la sauce
J'me fait maturer le germe
Je me fait envoler l'Albatros

J'me fait vibrer l'écriture
J'me fait chanter la Bohème
J'me fait rayer les ratures
Je me fait fleurir les poèmes

J'me fait monter la parabole
J'me fait titiller l'émotion
J'me fait gonfler l'hyperbole
J'me fait souffler l'inspiration

J'me fait raviver l'espoir
Je me fait jaillir la flamme
Avec un micro certains soirs
Je me fait déclamer le slam

Mais vous me demand'rez peut-être
Ce que je fais le jour durant
Oh ! cela tient en peu de lettres :
Le jour, j'écris, tout simplement.



10.10.2018

vendredi 1 juin 2018

G voulu TxpliK (2006)

G voulu txpliK k le FranC &T 1 bL lang
Mé nous navon pa la m ccpt° 2 la boT
Tu prefR tortuR lé letr san tkté
K1 jr on lantandré d 1 voa Xang
Se pl1dr du sor kon lui 1flij

Tu Mré kon te tritur ds ts lé sens
kon tanput pour garD ke le sens
EnfR 1 jnckwa kon pij
Tou jst ac D bou 2 letr

G voulu txpliK k tu tué not lang natal
Mé tu ti1 a ton lgg fatal
Ce brouAA SMS ki ne mérit pa d'êtr


#438 - 21.8.2006

-- traduction en Français 'normal' (pour ceux qui saigneraient des yeux)--

J'ai voulu t'expliquer que le français était une belle langue
Mais nous n'avons pas la même conception de la beauté
Tu préfères torturer les lettres sans t'inquiéter
Qu'un jour on l'entendrait d'une voix exsangue
Se plaindre du sort qu'on lui inflige.

Tu aimerais qu'on te triture dans tous les sens,
Qu'on t'ampute pour ne garder que le sens,
En faire un je-ne-sais-quoi qu'on pige
Tout juste avec des bouts de lettres.

J'ai voulu t'expliquer que tu tuais notre langue natale
Mais tu tiens à ton langage fatal
Ce brouhaha SMS qui ne mérite pas d'être

vendredi 11 mai 2018

La Rime (2003)

La meilleure amie du poète...


Je suis celle, ô scrivains, qui contera vos rêves,
L'harmonie de mon son, claire comme le jour,
Sais faire raisonner votre lueur d'amour
Dans l'amas coloré de votre encre de sève.

J'envahis vos sonnets, embellis vos écrits,
J'unis les eaux de vigne avec le chant des cygnes,
Je marie les couleurs pour que chantent les lignes
Des élans de passions sombrement manuscrits.

Les poètes m'étreignent en leurs vicissitudes.
Ils m'embrassent et me croisent en fidèles amants,
J'aime être compagne et taire leur solitude.

Exhibant ma beauté dans quelques filaments,
Au fin fond de leurs vers, je ne suis qu'une ombrelle.
Mais c'est moi seule, oui, moi, qui rend leurs phrases belles.

158 - 8.1.2003

jeudi 3 mai 2018

Cours (2000)

Cours, cours, petite aiguille, il est temps d'écourter
Ce long temps au pas lent et autant de souffrances
Que m'inflige un ennui à occire d'urgence
Tant sa platitude ne peut être supportée.

Tourne, tourne, aiguillette, autour du cadran,
Comme l'on tourne les pages lassantes de la vie,
Comme l'on tourne le dos à l'embarras vers l'envie.
Tourne plus vite en effaçant ce temps errant.

Roule, roule, pied au plancher, sur le temps.
Fonce vers l'intensité, fuit le monotone.
Fuit le temps mort et les secondes mollassonnes.

Cours vers ces secondes pleines et furtives.
Cours, fugitive, vers ces minutes vives,
Courtes, inoubliables et qu'on regrette tant.

#98 / 13.12.2000

vendredi 27 avril 2018

Poésie infinie (2007)

La vie est une poésie infinie
Faite de vers et de revers enlacés,
Croisés, plats, embarassés ou embrassés,
Réguliers, irréguliers, en harmonie.

Pas toujours ordonnés comme l'alexandrin
Les vers de nos matins, comme ceux de nos soirs,
Se lisent dans nos coeurs, papier buvard velin
Entonnant nos rancoeurs, mais aussi nos espoirs.

Ils se délient parfois dans des cris exsangues
Qui cinglent de toute leur force et ne riment à rien
Car les mots sont parfois très dûrs, peu importe la langue
Et pèsent dans les âmes d'un poids qui fait céder les plumes
Dans un flot ininterrompu d'amertumes.

La vie est faite des vers luisants du bonheur,
Folles lucioles des amours et des douceurs,
Dessinées par les anges qui gardent nos âmes,
Décimées aussi par les démons de nos drames.

La vie est un long fleuve tranquille à l'eau d'encre
Qui se déverse dans le lit de nos mémoires
Sur des pages, des classeurs, des livres, des armoires...
Souvent pleines de ratures car elle est cancre.

La vie est une poésie infinie
Qui s'écrit en chacun de nous comme un rêve
Plus ou moins inspirée, elle est la sève
Qui coule dans les veines de nos envies.

Elle s'écrit dans l'amour comme dans la mort,
Dans l'amitié comme dans l'adversité
De la maternelle aux bancs de l'université
Des rues de Paris aux temples d'Ankhor
Dans la famille comme dans le travail,
Dans le destin comme dans nos entreprises,
Dans nos vieilles routines comme dans la surprise...

Elle coule et moi, je la bois à la paille
Je savoure les récits qu'elle me susurre
De sa voix cristalline, divine et pure.
La vie est une poésie aux parfums d'éternité
Et je me plais, du bout de mes vers, à vous la conter.

562 - 6.6.7

samedi 14 avril 2018

Qu'un livre me délivre (2005)

On m'a dit que les femmes étaient des livres
Des livres fermés que l'on ouvre avec le coeur
Qu'il faut aimer pour être le lecteur
De tous les secrets que la passion délivre

Ils seront grand ouvert pour leurs amants
Ceux qui sauront lire entre les lignes
Ecouter leur liesse et la boire comme une vigne.

J'aimerais ouvrir de préférence un roman
Dont les pages sont des fleuves de bonheur
Avec quelques remous et quelques malheurs
Estompés dans un nuage de douceur
Un roman où un arc en ciel fait briller un coeur

Un livre où chaque page est un infini torrentiel
Un livre dont les feuilles se multiplient
Un livre aussi bleu que le plus beau des ciels
Un livre aussi profond que l'est l'infini.

Une Bible en l'honneur de l'abandon absolu
Un Coran qui place l'amour sur un piédestal
Une Torah pour bénir les membranes de cristal
De mon cœur qui sera conquis et vaincu

J'aimerais bien trouver ce grimoire magique
Je le trouverai dans les bibliothèques qui s'ouvriront à moi
Il y aura bien un ouvrage dont la couverture en soie
Brillera pour m'emmener dans un conte féérique:
La danse des mille et une nuits
Où la belle ne dormira pas sans son prince charmant
Où Cendrillon ne s'évaporera pas à minuit
Où le feu sera à la fois doux et ardant.

Je finirai bien par l'ouvrir ce livre
Il sera d'encre d'or sur des pétales de roses
Et il me délivrera par sa métamorphose
En devenant l'amour qui me rendra à jamais ivre.

#325 - 12.7.5

jeudi 12 avril 2018

Vert (2001)

Je suis un vers de vair dans le vert de tes verres,
Ver solitaire perdu dans un gazon noir,
Absorbé, tourbillonnant dans un entonnoir,
Je suis piégé à cet endroit, tête à l'envers.

Cherchant l'orée d'une forêt à ciel ouvert,
Fuyant l'odeur des pins qui, dans un encensoir
Me délaisse sous son emprise du matin au soir,
Il me faut prendre la situation de revers.

Je ne sais vers où m'en aller pour me sortir
De ces globes de verre qui me tiennent otage,
Gardé tel solitaire vert serti de saphir.

Perdu dans le cœur de forêts sauvages,
Je sens ton cœur prêt à tout pour m'engloutir
Et je glisse comme pour mieux y parvenir.

#109 / 10.6.2001