jeudi 25 juin 2020

Relativité Temporelle (2002)

Parce que le temps n'avance jamais de la même façon...

Je voulais me perdre une seconde dans tes yeux,
Je ne me suis pas méfié et le temps a filé,
Car une seconde entre tes cils effilés,
C'est une douce éternité de rêves bleus.

Je voulais m'attarder une minute sur ta bouche,
Ce fut si rapide que je n'ai rien senti,
Il faut la démultiplier à l'infini
Pour que ce baiser si langoureux me touche.

Le temps me joue des tours depuis notre rencontre:
Qu'est ce qu'une seconde? Un jour? L’éternité?
Je regarde avec un air suspicieux ma montre,
J'ai l'impression que par moment elle me mentait,

Qu'au creux de tes bras elle s'était arrêtée,
Qu'au creux de tes bas, soudain, elle accélérait,
Que sans toi, pleurant, elle rechignait à avancer,
Qu'à ton contact, des jours entiers elle sautait.

Etrange, sans doute n'étais je pas attentif,
Le regard perdu dans les méandres de ta soie,
Aux heures égarées dans des spirales d'émoi.
Einstein avait raison! Le temps est relatif.

1.12.2002

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